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Troisième mandat : La Guinée sera-t-elle le théâtre de la prochaine crise humanitaire ?


“Et chaque fois que des hommes et des femmes redressent l'échine, ils peuvent aller où ils veulent, car personne ne peut monter sur votre dos tant que vous vous tenez droit”. 

Martin Luther King.

Le manque de vision, l’égoïsme et la cupidité d’un petit groupe arrogant et vandale, à la tête duquel trône un certain opposant historique, vont-ils faire basculer la Guinée dans le chaos ? A observer les choses, une situation inquiétante se dessine à l’horizon ! Comme en 2009, “La menace de l'apocalypse plane de nouveau sur nos têtes, ” TM*

Et quand on s’interroge sur les causes profondes du retard de l’Afrique en général et de la Guinée en particulier, on se rend facilement compte qu’elles se fondent sur le manque de vision de ses leaders arrogants et incompétents qui trônent partout où il y a une parcelle de pouvoir. De vraies brutes ! Leur manque de valeurs spirituelles, morales, religieuses et humaines les empêchent de voir plus loin que l’horizon afin d’utiliser leur expérience de façon intelligente et éthique pour sortir les africains de l’ornière, du moyen âge.

Par exemple en Guinée, nous avons un groupe arrogant et béotien, qui cri haut et fort pour un troisième mandat, un changement de Constitution, sans se rendre compte, que cela constitue une grave violation de notre contrat social et un total mépris envers le peuple martyr de Guinée. Inopportunément, même nos éminents professeurs de droit se cachent derrière une syntaxe diluée pour nous professer des mensonges et des incohérences sur tel ou tel article de loi, qui permettrait au despote de Conakry de changer la Constitution et pourtant la Constitution guinéenne est très claire pour qu’un enfant de la 7 -ème en saisisse les concepts de base. N’est-ce pas en classe de 7 -ème qu’on apprend que “la liberté personnelle s’arrête là où commence celle des autres”.

Soyons clairs dans nos propos, dans l’état actuel des choses, aucun article de loi ne donne la liberté ni le droit à nos gouvernants de faire adopter une nouvelle Constitution. C’est bien pour nous protéger des caprices grossiers de nos potentiels dictateurs que l’Article 154 stipule que “La forme républicaine de l’État, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’État, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision.” Personnellement, je considère que l’idée même de violer la Constitution, qui est un texte fondamental, est totalement irresponsable et criminel ! Violer une Constitution, c’est commettre un sacrilège. On ne badine pas avec une loi fondamentale.

En guinée où les tensions sociales et les carences chroniques sont devenues la norme depuis des décennies, l’appel à un affrontement pour changer la Constitution afin de briguer un éventuel troisième mandat risque de précipiter le pays dans une crise humanitaire sans précédente. Déjà, ce régime est l’époque de tous les excès. Il réunit à la fois violence, corruption, impunité et arrogance ; un terreau fertile pour commettre les pires atrocités… On a encore en mémoire le 28 Septembre 2009, quand une bande d’imbéciles, qui croyait devoir tout à un certain Dadis et rien à la république, a commis les pires atrocités dans un stade en plein midi. Jusqu’à présent on attend que justice se fasse.

AC et son groupe devraient viser une pondération sensée qui tient compte de ce risque réel et potentiel d’une crise humanitaire funeste. Nous connaissons l’histoire de la Syrie, l’Afghanistan, le Yémen, le Congo, le nord du Nigeria, la région du sahel et le sud Soudan. De ce fait, à force de s’enfoncer dans l’affrontement, la négation et la violation des textes fondamentaux de la république, le Mali risque de contaminer la Guinée. Parait-il que ce sont deux poumons dans un même corps !

Nous avons déjà une fracture sociale depuis 2010 (l’ethnocentrisme à outrance avec tous ses corollaires). Avec l’instabilité politique qui suivrait l’annonce d’un troisième mandat, la Guinée risque de se retrouver sur le point chaud du globe où l’Afrique de l’ouest occupe malheureusement la première place avec "les insurrections et altercations qui ont entrainés le déracinement de 2.7 millions de personnes en 2018, ‘’ selon l’UNICEF. Au Nigeria, ‘’la terreur djihadiste semée par le Boko Haram a fait fuir 1.5 million de personnes dont la majorité de femmes et d’enfants‘’.

La compromission et la lâcheté de nos élites politiques et surtout les démoralisations politiques, économiques, sociales, morales, religieuses et culturelles de la Guinée depuis l’arrivée au pouvoir de cette vague d’incompétents et d’insouciants risquent de précipiter la Guinée dans la prochaine crise humanitaire mondiale.

Que faire ? Quelques actions ciblées et menées :

De 1958 à nos jours, le guinéen, en général, aime obéir aux caprices grossiers de ses dictateurs. C’est la raison pour laquelle nos tyrans ne voient autour d’eux que des inferieurs, des gens empressés à les obéir. Un troupeau de moutons ? Et c’est la raison pour laquelle Alpha Condé, qui n’espérait même pas être président en 2010 avec seulement 18%, manifeste aujourd’hui une envie folle de s’éterniser au pouvoir…

Maintenant, ça suffit ! il faut que ça change ! le peuple mérite respect et considération. Il doit prendre son destin en main. Prendre son destin en main, face à un pouvoir arbitraire, irrationnel et contre-productif, passe par l’insurrection populaire, le boycott ou la désobéissance civile. Des exemples pour renvoyer un dictateur ne finissent pas. Mieux encore, le Burkina et récemment l’Algérie nous a prouvé que même l’âme le plus robuste peut être secouée par le vent du peuple.

En Guinée où la courtisanerie et la soumission au chef sont partout une éducation familiale, l’action que tout guinéen devrait mener pour ne pas se retrouver dans une situation de crise humanitaire à la malienne ou nigériane serait de promouvoir l’alternance politique, l’état de droit, la justice, le vivre ensemble et à préserver la paix. Nous devons rejeter toute idée de troisième mandat qui constitue une violation de notre contrat social.

Nous devons embrasser la diversité comme le font les burkinabés et rejeter les dichotomies telles que (le peul et le malinké ou le soussou et le malinké) qui occultent notre destin commun et qui nous empêchent d’exercer nos droits et responsabilités civiques pour révoquer l’autorité arbitraire et exiger un leadership politique qui est moral et conforme à l’éthique d’une démocratie moderne. Malheureusement, avec la division orchestrée par nos politiques, le guinéen dépense toute son énergie pour des problèmes ethniques n’ayant aucune importance. L’important c’est l’état de droit, l’alternance politique, le développement durable, l’eau potable, l’éducation…Nous devons laisser l’accessoire de côté.

Les opposants doivent poursuivre la mobilisation contre la violation de la Constitution et surtout avoir un plan d’action et mobiliser tout le peuple et la communauté internationale autour des actions à lancer d’urgence : écourter le mandat présidentiel d’un despote aux abois, protéger les communautés les plus menacées, et sauver la Guinée de la crise humanitaire dont un groupe cupide et inculte, sans foi ni loi, veut la plonger. Les opposants doivent être dans l’action et ne doivent pas se contenter qu’à faire des déclarations inutiles et à compter les victimes mortes. L’essence même de la politique c’est l’action. Malheureusement en Guinée, nos politiques coutent chers à l’état et n’apportent rien si ce n’est désolation, ruine, incantation et fainéantise depuis 1958.

NB : La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Barry Tutankhamon

“La menace de l'apocalypse plane de nouveau sur nos têtes,” TM* dans Le charme discret du tribalisme. https://www.lepoint.fr/afrique/tierno-monenembo-le-charme-discret-du-tribalisme-09-02-2019-2292334_3826.php#

 


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