Projet de nouvelle constitution: l'arme fatale des chefs d'états francophones?


Partout dans le monde le souci majeur d'un président sortant est beaucoup plus axé sur le bilan qu'il doit laisser à son peuple.

Sauf que dans beaucoup de pays  africains francophones, le souci majeur de la plus part des présidents en exercice est de trouver les voies et moyens pour se pérenniser au pouvoir et même si cela était contraire à la volonté du peuple.  Du Sénégal en passant par la côte d'Ivoire, le Mali, le Cameroun, le Gabon, le Burkina- Faso, le Rwanda, Burundi, les deux Congos, il y'a malheureusement très peu de présidents en exercice qui n'ont pas tenté ou veulent tenter de faire appel de faire usage de cette arme fatale aux conséquences néfastes et imprévisibles pour la consolidation de la transition démocratique.

La Guinée ne fait malheureusement pas exception, car celui qui se nomme le Mandela de la Guinée, veut aussi venir gonfler la liste si longue des présidents dictateurs africains. Et pourtant il a un parcours atypique puisqu'il a combattu pendant 40 ans dans le but de venir insuffler au peuple de Guinée cette lueur d'espoir de vivre dans une société prospère, que ce peuple attend depuis 60ans. Un combat qui lui a valu le nom de l'opposant historique.
Et malheureusement depuis son arrivée au pouvoir cette lueur d'espoir s'est estompé petit à à petit laissant place à un désespoir et un désenchantement au sein d'une société guinéenne à la recherche d'un Messi.

Coincé aujourd'hui entre une opposition en manque d'orientation, de stratégie et une panoplie d'anciens et nouveaux prédateurs de l'économie guinéenne, le Mandela guinéen prend soin de gouverner de manière tout à fait opposé aux idées qu’ils professaient auparavant. Il a du mal à se rester fidèle car il agi aujourd'hui de façon égoïste et égotique. Et il semble par manque d'amour propre pour la Guinée avoir besoin d’être autorisé par la masse ou la communauté internationale à prendre des responsabilités politiques, et  pourtant s'il restait fidèle à lui même et s'il était surtout soucieux du devenir de son peuple, il  n'aura point besoin d’être autorisé par un gouvernement fantoche qui n'a que du mépris pour son peuple.
Il devrait de nos jours se soucier plutôt du bilan qu'il allait laisser au peuple de Guinée et un bilan qui se voulait être un modèle de développement orienté, vers la construction  d’une société démocratique, et d’une économie, à la fois productive et inclusive, où chaque guinéen disposera d’un accès à la richesse et au bien-être.

Un bilan avec lequel la Guinée de demain devrait  construire  «une économie moderne, prospère, résiliente et solidaire », sur la base d’une stratégie de développement comprenant des objectifs à moyen et long termes qui seront soumis au débat parlementaire et avec la société civile.

Un bilan avec un engagement politique qui est surtout en faveur du développement humain durable, avec une stratégie comprenant une série d’indicateurs permettant de mesurer les performances réalisées et de rendre compte des avancées du processus du développement humain.

Un bilan avec  une gouvernance vertueuse permettant une prise en charge efficace de la lutte contre la précarité, l’impunité, les vulnérabilités et les injustices sociales.

Un bilan avec un impérieux devoir de citoyen  acté sur  les principes directeurs susceptibles de permettre à la GUINEE  de rester débout t pour préserver  dans l’épanouissement le présent  de ses populations d’aujourd’hui et le futur  des générations à venir.

Un bilan d'une Guinée de demain axé, sur la prospérité et la solidarité, suivi d'une transformation sociale, économique et structurelle qui s’articule autour de l’unité nationale, la démocratie et la bonne gouvernance pour une économie durable et dynamique.

Malheureusement la Guinée  n'a pu retrouver ce chemin avec vous, elle a pour une énième fois de son histoire le désavantage, de se présenter sous une physionomie de plus en plus inquiétante. Son contexte  est en effet marqué  par des déséquilibres aussi bien économiques (hausse des prix, déficit des comptes publics et extérieurs, gabegie, détournements de deniers publics, fermeture en cascade d’entreprises nationales, difficultés d’accès au financement et aux marchés publics pour les PME/PMI, etc.) que sociaux (chômage persistant des jeunes, pauvreté galopante dans les zones périurbaines et rurales, insécurité, situation précaire des femmes et des retraités, grèves cycliques dans le secteur de l’enseignement et de la santé, faible prise en charge de l’économie populaire et informelle dans les politiques publiques, etc.).

Vos promesses clamées  depuis toujours ne se sont  jamais  traduites de façon concrète dans la vie quotidienne des populations.

Même si Mr le président Alpha condé les efforts à  faire et les sacrifices à consentir  peuvent donc paraître abyssaux, mais avec une ferme détermination à la mesure de ce périmètre  que l’on peut déjà circonscrire  par la déclinaison des divers supports  qui en constituent l’ossature, vous auriez pu en 9ans réaliser ce qui suit :
 
1-    Relever les défis et préoccupations majeurs qui n’ont pas encore trouvé de réponses satisfaisantes aux yeux de nos compatriotes.

2-S’adapter à l’évolution numérique et technologique.

3-  Ouvrir la perspective d’un avenir plus prometteur à notre jeunesse, à la femme, à l’entreprise, au paysan, à l’ouvrier, à l’artisan, aux personnes âgées et à notre gouvernance politique et juridique.

4  - Redonner espoir à notre jeunesse qui sera plus forte pour multiplier ses succès sur l’échiquier des grandes nations et porter plus haut la voix de la Guinée.

5  -Accroître les capacités de création de richesses afin de lutter efficacement contre la pauvreté et les exclusions ; le pari d’améliorer la qualité de vie des populations et d’assurer la protection de notre modèle social contre les multiples agressions culturelles.

Vous auriez pu Mr le président de la République avec vos idées d'opposant  nouer avec le peuple guinéen, des idées sensées  puiser forcément leur vitalité dans la réhabilitation de l’action politique afin de mettre celle-ci au service de la construction du pays de nos rêves, dans la dignité, le respect des droits humains, la protection des personnes vulnérables(les enfants, les femmes, le troisième âge, les handicapés), l’indépendance de la justice, la liberté de presse et l’éthique.
 
Chacun de ses enfants  devrait y avoir la place qui lui revient pour participer à la construction d’une Guinée prospère, performante  et moderne.

Pouvez-vous nous livrer un tel bilan Mr. le président de la République ?

À mon humble avis non et c'est pourquoi vous osez prendre acte d'un projet d'une nouvelle constitution sans âme voulu par des prédateurs de la République sans conscience aucune pour continuer à mettre ce pays à genoux. Quel gâchis professeur Alpha condé !

 

Aissatou Chérif Baldé

 

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