2012-04-14 13:41:40
De nos jours, même dans les pires dictatures, on n'arrête plus un citoyen pour des présumées fautes commises par son père, sa mère, son frère etc. Fort malheureusement, ces pratiques continuent encore de sévir dans des pays comme la Centrafrique. Ce pays mène des actions lâches contre la famille du général Baba Laddè, entré en dissidence contre le régime à cause des abus et la discrimination dont est victime la minorité peule dans cette région.
Depuis janvier 2012, des proches du général Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), une rébellion tchadienne active dans la région, ont été arrêtés par l'armée centrafricaine en connivence avec le régime tchadien. Il s'agit de l'épouse de Baba Laddé et plusieurs de ses proches qui ont été arrêtés à Batangafo (frontière tchadienne), Sibut et à Bangui pour une destination inconnue (Lire).
Liste de quelques personnes arrêtées, proches du Général Baba Laddé, chef du Front Populaire pour le Redressement (FPR).
1- Bintou Bouba, épouse de Baba Laddé, elle a été arrêtée à Batangafo.
2- Djidja Abakar en compagnie de sa fille, arrêtée à Sibut
3- Fatiamatou Oumarou, sœur de Baba Laddé, arrêtée à Sibut en compagnie de sa fille.
4- Mahamat Karo arrêté à Bangui
5- Issa Rouga arrêté à Bangui
6- Maurice, arrêté à Bangui
7- Diski, arrêté à Bangui.
Ces personnes enlevées et détenues en lieu inconnu ne sont coupables que d’appartenir à la famille de Baba Laddè. C’est du terrorisme d'Etat et un acte arbitraire contre lequel toutes les organisations crédibles des droits de l’homme doivent se soulever.
Sans aucun doute, si c’est le mouvement de Baba Laddè qui avait enlevé des proches d’hommes d’Etat tchadiens ou centrafricains, le monde entier et la presse française en particulier auraient qualifié l’acte et ses auteurs de terroristes. Si donc le monde tolère ces actions contre la famille de Baba Laddè, on ne saurait un jour condamner le mouvement de ce dernier s'il réplique par des actions similaires.
Ces actions et ces abus de pouvoir contre des personnes innocentes dont des femmes et des enfants apportent la preuve que Baba Laddè a eu raison de vouloir défendre sa communauté dans cette région où les minorités subissent depuis longtemps des exactions et injustices de tout genre.
L’ethnocentrisme dans la gestion politique, les abus de pouvoir et l’arbitraire finissent toujours par conduire un jour à la révolte des opprimés ou marginalisés.
Roland Marchall, chercheur et analyste politique sur Rfi à propos de Baba Laddé (samedi 04 février 2012):
« Ce qui est différent, c'est le fait qu'il (Baba Laddé) a été capable d'avoir un discours politique qui ne s'est pas enfermé dans les frontières de la Centrafrique, et dans les revendications localistes. Il a développé un argumentaire sur la marginalisation des pasteurs peuls bororos. »
GUINEEPRESSE.INFO

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