|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Guinée : la société civile au secours d’Alpha Condé ?2012-04-18 14:31:31 Pour contribuer à débloquer la situation politique et à permettre la tenue des élections "dans un climat apaisé, dont les résultats seront acceptés par tous", la société civile (CNOSCG) sort la formule démagogique habituelle des Guinéens au lieu d’exiger le respect de la Constitution: elle appelle chacune des parties à faire des concessions dans l’intérêt supérieur de la Nation ! « Cette démarche permettra d’éviter de retarder le processus électoral », dit-elle. Pour cela, le CNOSCG demande : Ainsi, c’est la démission du seul Lounseny Camara qu’on demande alors que la loi prévoit une refonte complète de la CENI. Sans le dire clairement, la société civile vole au secours du pouvoir pour obtenir l’organisations des élections législatives dans les conditions que l’on connait sous Lansana Conté: commission paritaire entre parti au pouvoir et toute l’opposition (10 membres de chaque côté par exemple et la société civile corrompue joue l’arbitre). Lounseny Camara a déjà accompli sa mission en modifiant les fichiers, reprenant les recensements, choisissant les opérateurs (entreprise RPGiste Sabari et des sud-africains choisis unilatéralement etc.). En écartant que ce Lounseny Camara, on veut rendre les élections possibles dans les conditions préparées par ce dernier au bénéfice du RPG d’Alpha Condé qui n’a pas 20% de l’électorat guinéen. Il ne serait pas étonnant que l’opposition qui s’était alignée derrière la position d’Alpha Condé pour rejeter les reformes de la CENI proposées par le CNT accepte cette dernière option par laquelle elle sauverait la face après avoir promis d’empêcher les législatives sans avoir le courage de faire des pressions concrètes dans ce sens. Nous rappelons à ces leaders de l’opposition que la CENI de Conté n’a jamais organisé une élection que le pouvoir n’ait pas gagnée sous Conté. Nous ramener à ce modèle serait donc un recul qui prouve leur incapacité à protéger les acquis démocratiques qui ont conduit à l’élaboration et à l’adoption d’une nouvelle Constitution en Guinée. Dans ce cas, ils seraient priés d’aller sagement à la retraite et laisser la place à une nouvelle génération d’hommes politiques en Guinée.
SADIO BARRY
2 commentaire(s) || Écrire un commentaire
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||