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Guinée-Bissau: une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui démontre le caractère mafieux et la nuisibilité de cette instance dans le monde !2012-05-19 09:52:56 Hier soir, vendredi 18 mai 2012, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité des sanctions ciblées contre les responsables du coup d'Etat du 12 avril en Guinée-Bissau (La résolution 2048), tout en demandant le retour immédiat des autorités renversées (Président et Premier ministre de la transition). La crise en Guinée-Bissau a été provoquée par le Premier ministre de la transition qui a fait venir l’armée angolaise dans le pays à l’insu de l’armée nationale tout en préparant son « élection » à la tête du pays à l’issue de la transition qu’il dirige. Ces manœuvres des autorités de la transition ont exposé le pays aux risques de guerre civile, contre lesquels l’armée a agit en toute légitimité. Cette armée a accepté le respect de la voie constitutionnelle pour le choix d’une autorité de transition en collaboration avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Lire et écouter un témoignage de RFI sur la question. Cette résolution tardive et inadéquate du Conseil de sécurité vient donc mettre à mal les efforts et le consensus de sortie de crise obtenus par la CEDEAO sur le terrain. On avait obtenu une solution consensuelle et une force militaire de la CEDEAO, composée de soldats du Nigeria, du Burkina Faso et du Sénégal, est même entrain de se déployer en Guinée-Bissau pour protéger les instances et personnalités politiques de transition mises en place après le putsch et dans le cadre du consensus obtenu. A signaler que les pays lusophones ainsi que le gouvernement renversé par la junte avaient demandé une telle résolution de la part de l’ONU mais que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait écarté en tenant compte des démarches des organisations sous-régionales. Comment donc le Conseil de sécurité de l’ONU peut-il se permettre une telle œuvre capable de provoquer une guerre civile en Guinée-Bissau alors qu’une solution était déjà trouvée sur le terrain et contre les recommandations du secrétaire général de l'ONU ? Le coup d’Etat au Mali contre des autorités démocratiquement élues et où les putschistes continuent de torpiller le processus de sortie de crise et les massacres de populations civiles en Syrie ne précèdent-ils pas le putsch en Guinée-Bissau ? Pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU laisse-t-il ces cas brûlants où on aurait besoin de sa fermeté pour venir perturber la paix et la quiétude dans le pays où une solution heureuse et consensuelle est déjà trouvée ? Cet agissement du Conseil de sécurité montre simplement que cet organe dépassé et mal informé des réalités du terrain n’est qu’un instrument au service des intérêts des pays occidentaux et des intérêts sino-russes, pays détenteurs de droit de véto (contraire à toute règle démocratique, théoriquement si chère à l’Occident). En effet, cette résolution sur la Guinée-Bissau est le résultat des démarches du Portugal qui a bénéficié de la solidarité européenne (France et Grande Bretagne) et du fait que ni les Chinois ni les Russes n’ont de liens avec les Putschistes bissau-guinéens. On comprend bien pourquoi les conflits et l’injustice internationale persistent dans le monde ! Dans cette affaire, la CEDEAO, qui n'est pas exemplaire non plus en général, doit faire preuve de dignité en rappelant le Conseil de sécurité à l’ordre avec le rejet pur et simple de sa résolution tardive sur la Guinée-Bissau qui est plutôt nuisible à la paix et à la stabilité de la sous-région. Les organisations africaines et internationales doivent savoir qu’en fermant les yeux devant les violations de constitution et des violations graves des libertés et droits de l’homme, elles légitiment les putschs et la prise des armes par les populations victimes ou ciblées.
GUINEEPRESSE.INFO
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