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Alpha Condé et les mines: délit de haute trahison !2012-06-06 13:32:58 Le chef de l’Etat guinéen qui a promis de châtier les auteurs de corruption ou de détournement de deniers publics va-t-il s’auto flageller cette semaine ? Si Alpha Condé était un chef d’Etat européen ou si le Conseil National de la Transition (CNT), l’organe qui tient lieu de Parlement, joue correctement son rôle, le président guinéen serait obligé de démissionner de son poste cette semaine. Et pour cause: Pour 25 millions de dollars, Alpha Condé a vendu 30% des parts minières de la Guinée à M. Walter Henning, un homme d’affaires sud africain. Pour distraire et amuser l’opinion guinéenne et internationale, le président guinéen, Alpha Condé, a menacé samedi 2 juin 2012 les fonctionnaires coupables de corruption et de détournements de deniers publics de radiation et de poursuites judiciaires. Dès le lendemain, dimanche 3 juin, le célèbre et sérieux journal britannique The Sunday Times met le président guinéen personnellement en cause dans une affaire à la fois de corruption, de vol de deniers publics, de bradage du patrimoine national et de violation grave de la Constitution et du code minier guinéen au détriment de l’intérêt national. Les révélations du journal britannique sont très graves. En avril 2011, Alpha Condé a pris un crédit personnel (Un prêt de 25 millions de dollars qui n’a jamais été révélé aux Guinéens, ni émargé dans le budget national) auprès d’une société sud africaine avec laquelle travaille son fils Mohamed Condé (Palladino Capital). Lire 3 et 4. Une manœuvre d’enrichissement personnel sur le dos de l’Etat et de céder les mines guinéennes aux compagnies liées à sa famille, en violation de l’article 39 de la Constitution ! En prenant secrètement le prêt des 25 millions de dollars, Alpha Condé fait signer une clause selon laquelle si le gouvernement guinéen ne rembourse pas ce prêt (ce qui est le cas), la compagnie convertira la créance en une participation de 30 pour cent dans les opérations de la compagnie minière nationale guinéenne qui a été créée par décret présidentiel et adopté par le CNT en août 2011. Ainsi, le patrimoine national guinéen est cédé à des sociétés étrangères liées à sa famille sans qu’il ne soit plus nécessaire de signer un contrat dans ce sens qui pourrait attirer l’attention des Guinéens. Cet acte est une haute trahison de notre Etat par le chef de l’Etat Alpha Condé et son fils conseiller à la présidence. Comme promis, le chef de l’Etat a commencé à sanctionner les fonctionnaires guinéens coupables, à ses yeux, de corruption ou de détournement de deniers publics (Lire). Ces faits qu’on lui reproche dans le Sunday Times étant irréfutables, qui doit donc sanctionner le président guinéen et ses complices au sommet de l’Etat ? Cela est bien possible en vertu de la Constitution guinéenne. Le CNT et la Cour suprême en ont le pouvoir et le devoir. C’est aussi le devoir de l’opposition de saisir officiellement et publiquement ces deux institutions dans cette affaire excessivement grave pour prouver qu’ils ont à cœur de défendre les intérêts de la nation. En effet il est impératif pour l’opposition guinéenne de faire constater que cet accord secret a été signé dans l’illégalité sur le dos de la Guinée. Donc il n’est pas valable. Alpha Condé et sa famille doivent être mis en demeure de rembourser ce prêt au sud africain et à sa société. En aucune façon la Guinée ne doit subir un préjudice de quelque nature que ce soit à cause des malversations d’Alpha Condé et de son fils.
GUINEEPRESSE.INFO
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