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Ils parlent maintenant de violation des accords ?Honte aux syndicalistes !
Chers lecteurs, en réponse à la déclaration commanditée des syndicalistes, nous vous ramenons l’observation qu’a été faite sur les oeuvres de Kouyaté dès juin 2007. A chacun de juger si les choses se sont améliorées ou aggravées entre temps. Nous rappelons que les accords prévoyaient 85 000 pour le sac de riz, le jugement des Mamadou Sylla, la fin des marchés « gré à gré » et l’arrestation des tueurs de février. Entre temps, le sac de riz se négocie jusqu’à 250 000 sur le marché !
Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne Et l’accompagnement du Changement Le peuple de Guinée a perçu des signes annonciateurs d’un vrai changement avec la nomination en Février 2007 par le Chef de l’État, de Monsieur Lansana Kouyaté au poste de Premier Ministre, Chef de Gouvernement pour répondre aux exigences et aspirations légitimes des forces vives. Le gouvernement vient de boucler ses cent jours d’exercice. Une tradition voudrait qu’en pareilles circonstances, un regard rétrospectif soit jeté sur ce pas de temps dit « État de grâce ». Restauration de L’autorité et de la crédibilité de l’état Par la non application des accords de 27 janvier 2007, l ’autorité de l’État continue à être bafouée par certaines personnes dont le sieur Mamadou Sylla qui s’affiche partout avec le Chef de l’État et le Premier Ministre alors que le règlement par la justice était un des objectifs assignés aux autorités. Le CNOSCG a appris que le bureau du conseil de patronat est menacé d’une expulsion illégale et arbitraire. Le CNOSCG dénonce cette tentative de violation de la loi et apporte son soutien au bureau du CNPG. Le CNOSCG a récemment adressé un courrier au Premier Ministre pour s’inquiéter des relations entretenues avec l’ancien Président du Patronat. Concernant la nomination de hauts cadres, le CNOSCG a pris acte des récentes nominations des cadres de l’administration territoriale. Le Conseil s’interroge cependant sur les critères qui ont prévalu aux choix de ces derniers et des DAAF. Les nominations au Ministère de la sécurité et au Ministère des Finances ne reflètent pas la logique de rupture prônée par les mouvements de changement. La plupart de ces cadres ont participé et contribué pour les uns au dévoiement du système électoral et pour les autres aux détournements de deniers publics. Ces choix sont contraires à l’esprit du Gouvernement de consensus et laissent planer des doutes sur la neutralité de l’administration territoriale Le CNOSCG invite le Gouvernement a privilégié des mécanismes ouverts, transparents et objectifs de nomination des cadres aux hautes fonctions de l’Etat. Ce qui permettre de rompre définitivement avec le mode clientéliste de nomination de cadres au sein de l’Administration. Le choix des représentants de l’Etat doit reposer sur des critères de compétence, de dévouement, de rigueur et d’honnêteté dans la gestion de la chose publique. C’est à ce prix que, seront garantis la restauration de l’autorité de l’Etat et le rétablissement de sa crédibilité Aussi, trois mois après l’installation du gouvernement, les cadres des cabinets ministériels et directions nationales ne sont toujours pas nommés. Cette situation affecte gravement le fonctionnement actuel des services de l’Etat. Aucune décision sur la reforme des services publics n’est à ce jour connue des guinéens. Le Conseil rappelle que le contexte actuel est marqué par la pluralité des acteurs (Gouvernement, partis politiques, société civile y compris les syndicats). A cet égard, il estime qu’aucune reforme crédible ne peut être engagée sans la participation et l’implication des usagers des services publics. Lutte Contre la Corruption Des décisions concrètes doivent être prises par les autorités pour mettre éradiquer la corruption et promouvoir de nouvelles pratiques dans la gestion du bien public. La corruption est encore largement présente dans la vie des guinéens. Malgré les discours, les populations sont confrontées au quotidien aux pratiques qui ont conduit à la révolte populaire.
Leur maintien constitue une violation des accords du 29 janvier et freine la libre circulation des biens et des personnes. Le Gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour lutter contre cette forme manifeste et visible de corruption. Passation de marché : Il a été rapporté que pour la réfection de la résidence du PM et l’acquisition de véhicules 4x4, les règles de marchés publics n’ont pas été observées. Or la nature du marché « gré à gré » est en violation des pratiques de passation des marchés publics. Le soulèvement des militaires : l’agitation récente dans les casernes que le pays a connue, exige que la lumière soit faite sur le paiement des salaires des soldats ainsi que les dommages et la mort d’innocents citoyens qui en ont découlé. L’armée est une institution de la République et sa gestion doit se faire selon des règles reposant sur la transparence et le respect des procédures liées à l’utilisation des deniers publics. Audits de la BCRG : Le récent élargissement de Mamadou Sylla est un sujet de désarroi public. S’il reste à prouver qu’il n’y a pas eu d’influence sur la justice, nos compatriotes s’interrogent sur les rapports que le PM, en tant premier responsable de l’administration guinéenne, entretient avec une personnalité dont les pratiques furent un des motifs du déclenchement de l’insurrection dans notre pays. Relance de l’économie du Pays La récente nomination d’un gouverneur controversé à la Banque Centrale et des DAAF qui ont contribué à l’effondrement de notre économie ne va pas dans le sens de rassurer les partenaires économiques et financiers et ne présage pas aujourd’hui une possibilité de mise en place rapide d’une politique monétaire efficace et de rigueur budgétaire, susceptible de rétablir les équilibre macro-économique. Tout programme de relance économique en Guinée passe inexorablement par le changement des hommes, souvent désignés par clientélisme et autres critères subjectifs. Les acteurs économiques, les plus vulnérables et notamment à l’intérieur du pays ont été durablement affectés par les deux mois de crise ainsi que par l’Arrêté interdisant l’exportation de produits agricoles, halieutiques et forestiers. Certaines filières économiques dans l’agriculture surtout, pourraient être durablement pénalisées. En vue de donner à la transparence un contenu, nous convions les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires à donner l’exemple en déclarant leurs biens. Dans l’état actuel de notre pays, une conduite rapide, rigoureuse et implacable des audits de tous les ministères et grandes administrations est vitale. Lutte Contre L’impunité Commission d’enquête : La nomination de la commission d’enquête sur les massacres de Juin 2006, de Janvier et février 2007 doit être revue. La commission devra inclure des membres de la société civile, des syndicats, des représentants des guinéens de l’extérieur ainsi que des organisations spécialisées sur les droits de l’homme. Faire la lumière sur ses massacres et rendre justice est une exigence qui ne peut faire l’objet d’aucun compromis. La Jeunesse Guinéenne Au lendemain des mouvements de Janvier et février, les préoccupations de la jeunesse guinéenne devraient attirer d’une façon soutenue l’attention des pouvoirs publics. La question de l’insertion socio-économique des jeunes est cruciale, à la fois en termes de mobilisation et de valorisation de toutes les ressources humaines du pays pour la reconstruction du pays et l’élimination de la pauvreté. La reformulation de la politique éducative, les nécessaires « États Généraux » de l’éducation en Guinée, la recherche d’une adéquation entre la formation et l’emploi ainsi que la mise en place d’infrastructure d’accompagnement (bibliothèques, manuel scolaires…) doivent s’inscrire dans cette perspective. La récente décision de suppression du BAC1 interroge à la fois sur la forme très peu participative et consensuelle et sur le fond, au regard de son incohérence avec les orientations prises dans le cadre de la formulation du nouveau programme sectoriel de l’éducation. Le Processus Électoral Les élections en Guinée ont toujours été entachées d’irrégularités et de conflits. Les prochaines échéances doivent traduire la volonté du gouvernement à rompre avec le détournement du suffrage des citoyens. Le Conseil s’interroge sur l’engagement du gouvernement à traduire cette volonté dans les faits. La récente nomination des préfets et gouverneurs confirme ce doute. La plupart des Gouverneurs et Préfets nommés sont acteurs qui ont participé au détournement du suffrage populaire et à l’instauration d’une administration territoriale rétrograde, incompétente et inefficace. Le Conseil estime que l’État sous la responsabilité de la CENI, doit garantir des recensements transparents, l’établissement d’un fichier électoral accessible à tous les citoyens. Les élections législatives à venir doivent permettre à la Guinée de disposer d’une Assemblée Nationale représentative de l’expression populaire. La CENI acteur central dans la gestion du processus électoral, doit être mise en place sur tout le territoire dans les meilleurs délais pour garantir son efficacité. Pour une mobilisation nationale en vue d’accompagner et de renforcer le changement, le CNOSCG propose :
Le conseil organisera un séminaire national d’évaluation du processus du changement durant la première quinzaine de juillet : Ce séminaire regroupera l’ensemble des démembrements de la société civile, les syndicats et autres réseaux membres ainsi que les autres composantes des forces vives. Conakry le 24 juin 2007 «Mobilisons nous pour le changement dans la paix» Source : http://amsgc.over-blog.org/article-6894690.html
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