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Du tumulte des passions UFDGistes à l’échec de la journée ville morte du 28 juin.2012-07-03 13:27:14 Le bateau coule et malheureusement les canots de sauvetage seront insuffisants. En optant pour le silence et l’inaction face aux propos dévastateurs de Oumar Wann, ce n’est Bah Oury que l’UFDG met en danger, mais plutôt la centaine de civils et de militaires illégalement incarcérés et torturés depuis près d’un an dans les goulags du RPG à Conakry, sans la moindre forme de procès. La complicité qu’engendre le silence de Cellou Dalein dans cette affaire paraît de plus en plus évidente. Aujourd’hui, même si les deux hommes à savoir Cellou Dalein et Bah Oury, ont jusque-là opté pour l’appaisement, le fossé qui separe les deux hommes, qu’il faut désormais appeler les deux tendances UFDGites ne cesse de s’approfondir. Le cas de la sortie d’Oumar Wann (inutile de revenir là-dessus) et le silence qu’observe le bureau exécutif du parti contribuent à rendre plus compliqué le “repêchage” (s’il devait y en avoir) de la cohésion au sein du parti. La réaction molle de Cellou Dalein dans cette affaire rappelle son manque d’aguérrissement politique de toujours, tare qui lui a valu d’être relégué au second rang lors du deuxième tour. Sinon, dans les conditions normales, les mesures correctionelles qu’il aurait dû prendre auraient dû servir de leçons pour tous ceux qui seraient à l’avenir tentés par un pareil spectacle. Il est important de rappeler ici que trop de soupçons nous amènent à un début de certitude. Avant le départ de Saliou Bella Diallo de l’UFDG il y a quelques mois, les sages de Labé avaient illico fait asseoir Saliou Bella et Cellou autour de la même table pour tenter de trouver une sortie de crise au litige qui à l’époque divisait les deux têtes du parti. Trois jours d’intenses négociations ne menèrent à nulle part dans le dénoument de la crise. C’est après cela que Saliou Bella fit officialiser son départ du parti. Quelle que soit la gravité du problème qui rongerait l’exécutif de l’UFDG, les personalités citées ci-dessus et qui s’asseyeront face à Bah Oury ne rentreront guère en Guinée bredouille, c’est-à-dire, qu’ils arracheront sans nul doute un compromis de la part des protagonistes. Car au Fouta, on dit souvent que chacun a celui ou celle qui peut le faire plier. C’est là la grande suspicion qui pèse sur l’homme de Dalein. Le manque de volonté de trouver une issue favorable à la crise est très nettement visible et semble même être nourrie par le président du parti himself. Il y a à peine quelques jours, Cellou Dalein avait déclaré à travers les médias que “Bah Oury n’aurait pas dû mettre cela sur la place publique…”. Suivez bien la trajectoire, Wann qui fut le premier à étaler au grand public une histoire que lui seul a pu confectionner, n’est toujours pas sanctionné et ne le sera sans doute jamais. C’est au contraire sur Bah Oury que les balles de Cellou s’abattent en voulant lui donner une “leçon de morale”. Aujourd’hui, le leader de l’UFDG focalise son attention sur des déplacements hors du pays, alors que le réel du combat doit nécessairement avoir lieu en Guinée. La dernière démonstration de force de l’UFDG et ses alliés qui devait avoir lieu le jeudi 28 juin dernier a été un échec total. Les Conakrykas ont vaqué calmement à leurs occupations, à l’exception du fief de Dalein, l’axe Bambéto-Cosa. Plus inquiétant, même le marché Madina, d’habitude réputé suivre les consignes de l’opposition n’a pas prêté attention à l’appel. Là encore, l’UFDG devrait commencer à s’inquiéter, car le vent semble avoir changé de direction et, avant qu’il ne détruise d’avantage, les décideurs du parti n’auraient d’autre choix que de s’asseoir et fixer une nouvelle stratégie à suivre. Quant aux militants, leur message a été clair cette fois: De plus en plus de personnes dont des mineurs se font arrêtés, malmenés, écroués et torturés à chaque fois qu’il ya une marche pacifique. Sans compter le nombre de morts qui ne cesse d’accroître. Après tout cela, l’UFDG ne se soucie jamais de ces personnes qui sont pourtant si chères à leurs familles respectives. Aucune pression n’est exercée sur le régime dictatorial pour libérer tous ces enfants arrêtés devant leurs concessions ou des fois même jusque dans leurs chambres. Que les âmes de ceux qui sont tombés sous les balles d’Alpha Condé et Cie reposent en paix, que les familles des hommes et des femmes arrêtés et torturés se débrouillent toutes seules, car à l’UFDG, ce qui est importe pour le moment, c’est l’éjection de Louncény de la CENI pour qu’enfin les chômeurs puissent obtenir leurs fameux sièges dans la future assemblée.
Boubacar Bah Administrateur de http://lavoixpeuhle.info N.B: Les réactions peu catholiques de ceux qui gravitent autour de Cellou Dalein à la recherche d’un poste dans un avenir «lointain» ne me disent absolument rien. L’essentiel de notre travail c’est de faire passer la verité avant qu’il ne soit trop tard. Ces gens-là devraient oser dire à Cellou dès maintenant qu’il fonce droit vers le mur au lieu de le laisser s’embourber encore d’avantage.
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