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2012-07-04 23:19:12
Après des années de luttes et de lourds sacrifices pour la démocratie et le progrès économique et social, le peuple de Guinée avait enfin arraché la tenue en 2010 d’une élection présidentielle pluraliste, censée ouvrir la voie à une sortie définitive de la crise multiforme dans laquelle notre pays se débat depuis l’indépendance. Mais comme en 1984, au sortir de la dictature sanglante du Parti-Etat, il n’y a eu aucun débat politique pour faire une critique circonstanciée des raisons de notre échec et pour déterminer le modèle de société à mettre en place pour éradiquer définitivement ces maux qui ont achevé d’anéantir notre pays, pourtant promis en 1958 à un bel avenir: corruption, prédation du bien public, crimes politiques, instrumentalisation du communautarisme, etc.
La campagne électorale a donné lieu à un déchaînement d’ethnicisme et d’étalage de richesses colossales dont personne n’a voulu savoir la provenance, en violation flagrante de lois pourtant connues de tous. Les voix de ceux qui, comme nous, s’étaient élevées pour poser le problème de la situation de fortune des dirigeants politiques et des serviteurs de l’Etat, avaient été vite noyées.
L’opinion publique a sans doute estimé que le plus important était ailleurs. Tout s’est passé comme s’il y avait un véritable consensus au sein de la classe politique guinéenne pour considérer qu’aucune obligation de transparence ne s’imposait à elle et qu’utiliser la fonction étatique pour s’enrichir était une pratique normale et même honorable. De même, la classe politique, dans sa grande majorité, avait réussi à faire partager à l’écrasante majorité de la population l’idée fausse selon laquelle, pour le choix des dirigeants auxquels elle devait confier sa destinée, l’unique critère d’excellence devait être l’appartenance ethnique. Peu importe le profil des candidats, leurs capacités prouvées à bien gérer, à se plier aux règles de l’Etat de droit et à sauvegarder l’unité du pays. L’élection s’est entièrement jouée sur cette base qui hypothéquait d’avance l’avenir.
Le cancer de l’ethnicisme
Le pouvoir du nouveau Président Alpha Condé a entamé son règne en mettant en pratique, non pas le slogan de campagne très séduisant « Ensemble changeons la Guinée », mais plutôt en approfondissant et en aggravant la fracture communautaire, au point de créer aujourd’hui de véritables problèmes identitaires dans le pays qui prétend pourtant être une nation. Les discours haineux et diviseurs de la campagne électorale se sont très tôt traduits dans tous les actes du nouveau pouvoir.
Au nom de la prise en main du pays par le parti ayant remporté les élections, on a assisté à une véritable campagne de purification ethnique dans l’Administration.
Sous la houlette d’idéologues extrémistes appuyés par des coordinations régionales, tout l’appareil d’Etat a été entièrement investi, de haut en bas de l’échelle. Désormais le premier mérite d’un serviteur de l’Etat, c’est d’être coopté par ces groupes plus ou moins occultes, sur la base de l’origine supposée ou assimilée à la Haute Guinée, peu importe la compétence et la probité. La compilation des décrets présidentiels de nomination depuis fin 2010 est très édifiante à cet égard. Il y a un rouleau compresseur qui avance sans désemparer malgré les promesses du Président lui-même.
Pour camoufler cette campagne discriminatoire et illégale de nettoyage ethnique, au regard de l’article 8 de la Constitution, on en est même arrivé à modifier la forme des décrets de nominations : on ne parle plus des gens remplacés, car ce serait trop flagrant. Sans compter que la publicité de ces décrets est de plus en plus aléatoire.
Au sein des forces de sécurité, le malaise provoqué par cette politique très sélective de formation et de promotion est connu de tous les familiers de la question. Beaucoup craignent que notre armée ne soit transformée progressivement en une vulgaire milice tribale, en lieu et place de la véritable armée républicaine dont nous rêvions. Plus grave, cette campagne de confiscation des postes ou des contrats est désormais étendue aux sociétés privées en relation avec l’Etat.
Unicité de caisse et détournements
Le nouveau pouvoir a fait de la lutte contre la corruption et les détournements de biens publics, son crédo. Très tôt, l’unicité de caisse de toutes les finances publiques et des personnes morales de l’Etat a été instituée. Cette mesure qui a été mise en œuvre sous la houlette du FMI dans beaucoup d’autres pays a été présentée comme l’arme suprême contre les détournements qui ont ruiné le pays. Mais très vite, il est apparu que les résultats étaient loin de ceux qui étaient annoncés.
En premier lieu, toutes les entités concernées n’ont pas versé toutes leurs ressources au Trésor.
L’Agence de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) et la Direction du Patrimoine Bâti par exemple échappent curieusement à la mesure. Ces deux organismes sont fortement soupçonnés de servir de «caisses noires» au régime.
En second lieu, l’unicité de caisse n’a pas mis fin à la généralisation des marchés de gré à gré, source traditionnelle de détournement.
Nous venons d’avoir le scandale des 13 milliards «découvert» récemment. On nous explique que c’était un «faux virement». Mais tous les professionnels de l’audit savent que pour un détournement découvert, il y a toujours beaucoup d’autres non mis à jour. On ne peut pas exclure que cette opération ait été dénoncée par des complices du vol, mécontents du partage. Nous avons donc ce «faux virement», mais que dire de tous les autres «vrais faux» virements réglant des marchés fictifs ou fortement surfacturés? En l’absence d’une véritable Cour des Comptes et d’une Assemblée du peuple démocratiquement élue, tous les abus sont possibles.
Il devient clair chaque jour que le système ethniciste en place a favorisé la prédation de la fortune publique. Sa logique, ici comme ailleurs en Afrique est implacable : tout le monde sait que chacun a été nommé, non pas pour travailler mais plutôt pour «prendre sa part».
En termes de changement, dans ce domaine crucial pour le redressement de la Guinée, le résultat est sans appel : les détournements continuent de plus belle. Seules les équipes ont changé ou ont été réaménagées. L’unicité de caisse a juste permis une centralisation de la «bouffe». L’exercice ridicule auquel les autorités se sont livrées en réaction à cette affaire est révélateur de la profondeur du mal et l’incapacité du pouvoir à punir ses propres soutiens, comme dans un système maffieux: on a sanctionné essentiellement des plantons et des secrétaires en forme de boucs émissaires, laissant soigneusement de côté le gros poisson. Depuis qu’on parle d’audits, de fin de l’impunité, pas un seul gros auteur de détournement n’a encore été condamné par la justice.
Gestion calamiteuse des finances publiques
On se souvient des «affaires» qui avaient jalonné la Transition et dans lesquelles les richesses du pays et l’avenir des générations futures étaient bradées de la façon la plus révoltante, en échange sans doute de miettes.
Tout le monde était convaincu que toutes ces pratiques de gros contrats secrets et de conventions obscures allaient prendre fin. Mais très vite, avant même l’adoption du contrat minier, il y a eu le fameux contrat de 700 millions de Dollars US avec Rio Tinto. Beaucoup de questions ont été posées sur ce contrat et sont restées sans réponse : cet apport qui n’est pas un versement à fonds perdus, quelle est sa contrepartie réelle? Comment est géré ce fonds et quelle est sa situation à ce jour? Un montant de 250 millions USD a été incorporé au budget 2012, mais sur quelle base réelle se font les décaissements? Certaines sources ont estimé qu’en fait le CNT n’a fait que voter un texte qui régularise des décaissements qui avaient déjà été effectués.
Le 3 juin 2012, le très sérieux journal britannique, Sunday Times révèle que la Guinée a contracté en mars 2011 un prêt de 25 millions $ consenti par le milliardaire sud africain Walter Hennig à travers une société écran appelée Palladino Capital. Il était question dans ce contrat de garanties adossées au patrimoine minier de l’Etat guinéen à hauteur de 30%. De ce prêt, personne n’avait entendu parler auparavant. La tempête déchainée par cette affaire est telle que les bailleurs de fonds internationaux et des gouvernements ont demandé une enquête. Les ministres guinéens signataires se sont confondus en explications oiseuses et contradictoires. Personne n’a jamais répondu à la question fondamentale suivante : où sont passés ces fonds et quelle a été leur utilisation? Pourquoi avoir dissimulé la transaction si elle était propre? D’où viennent les fonds qui vont rembourser par anticipation le prêt?
Dans la foulée, on apprend qu’il y a d’autres prêts similaires tenus secrets dont un se chiffrant à plus de 150 millions de $. Il y a quelques mois, il a été révélé que des fonds arabes étaient entrain de négocier en secret la vente d’une partie de la participation guinéenne à CBG. Le tollé soulevé par ces révélations a amené les acteurs de l’affaire à temporiser.
Actuellement, des Chinois de la société GDC exploitent du fer dans la préfecture de Forécariah sans aucun permis légal.
Une autre affaire plus grave pointe à l’horizon avec l’entrée en lice d’une société inconnue, A.I.O.G. pour la gestion des infrastructures du Mont Simandou, alors que d’après le Code minier, c’est l’Etat qui doit en détenir les 51%. Dans le même temps, on observe qu’un conglomérat minier internationalement reconnu, BHP Billiton a décidé, «pour des raisons stratégiques» de se retirer de la Guinée et de la RDC. Mais ce retrait n’est perdu que pour les travailleurs qui se retrouvent à la rue ; un ponte du régime aurait racheté la concession ainsi abandonnée à Sangaredi pour 500 000$.
Le projet Global Alumina végète, faute de volonté politique. Ses travailleurs sont très inquiets car ils risquent eux aussi de connaître bientôt le sort de ceux de BHP Billiton. Ainsi donc petit à petit, du fait du système opaque et incontrôlé de gestion des mines, notre pays reste infréquentable pour les investisseurs internationaux sérieux et respectant un minimum d’éthique. Nous en sommes réduits à traiter avec des fonds vautours et autres requins internationaux sans foi ni loi.
A Fria, l’usine est fermée depuis plus de quatre mois, laissant des milliers de familles sans salaires. Les propriétaires russes de RUSSAL, forts de leurs accointances et des protections dont ils bénéficient apparemment, se comportent ici comme en territoire conquis sans que personne ne bouge.
Une autre affaire plus sérieuse encore est là pour montrer l’incurie de ce pouvoir et son incapacité à gérer correctement le pays avec cette politique ethniciste: SOTELGUI. Cette entreprise est à l’arrêt et ne produit plus de services pour ses clients depuis des mois. Les 1600 travailleurs perçoivent difficilement leur salaire et risquent bientôt de se retrouver définitivement à la rue. A sa tête est installé un directeur général qu’un décret a remplacé mais qui refuse de céder le poste, au nom de la coordination de Haute Guinée. C’est bien la première fois que nous entendons parler d’une entreprise de télécommunications GSM qui tombe en faillite! Mais dans notre système, c’est tout à fait possible. L’intérêt d’un petit groupe prime sur l’intérêt général et le service public. La Guinée n’est pas seulement le pays du scandale géologique ou du scandale agricole, c’est le pays des scandales tout court.
Désastre économique et social – Crise politique
Les conséquences de cette politique se font durement ressentir sur les conditions d’existence déjà misérables de l’écrasante majorité de la population, toutes régions confondues. L’économie tourne au ralenti sans aucune perspective de reprise prochaine, malgré la proclamation des autorités selon laquelle l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très endettés) va résoudre tous les problèmes économiques et sociaux. La mortalité imputable aux mauvaises conditions d’existence, au système sanitaire en faillite, à la faim et à la malnutrition est effroyable. Des centaines de milliers de Guinéennes et de Guinéens, particulièrement les jeunes, reprennent la route de l’exil, à la recherche d’un gagne-pain impossible à obtenir sur place.
Le blocage politique est total. Même quand le pouvoir appelle au dialogue et à la négociation comme cela se doit dans une vraie démocratie, il refuse de faire les concessions permettant de débloquer le processus électoral et piétine les accords qu’il a signés.
Pour arrêter ce cycle infernal de la corruption, de la prédation du bien public et de la misère et pour remettre notre pays sur les rails de l’Etat de droit, de la justice et de l’unité, nous exigeons avec le peuple de Guinée :
1. Qu’on mettre immédiatement fin à la violation de l’article 36 de la Constitution qui prescrit le dépôt de la déclaration des biens du Président de la République et des membres du gouvernement ainsi que la publication de ces déclarations au journal officiel.
2. Que le gouvernement rende public tous les accords comportant des engagements financiers ou concernant le domaine public. Mettre fin à l’opacité dans la gestion des finances et des ressources de l’Etat. Encadrer strictement les marchés de gré à gré.
3. Que le gouvernement procède au recensement exhaustif et à la publication de toutes affaires contentieuses pendantes devant les tribunaux en Guinée et à l’étranger et dans lesquelles l’Etat guinéen est partie.
4. Qu’il soit mis fin au blocage du processus électoral en procédant à la recomposition et à la restructuration de la CENI qui, en l’état, est incapable d’organiser une élection libre, honnête et transparente. Cette institution contrôlée par un groupe partisan est totalement disqualifiée car non conforme à l’esprit et à la lettre de ses textes fondateurs qui exigent la parité en son sein entre le pouvoir et l’opposition.
Fait à Conakry, le 4 Juillet 2012
Le Comité de Coordination du FDP
Mamadou BAH Baadiko
VOS COMMENTAIRES | |
| Mujahid al Fulany | 05/07/2012 02:37:58 |
| Je dois reconnaitre j avais l habitude de ne pas lire les declarations du FDP par ce que je considerais cette alliance etant wouyawouya. Mais la, je dirai a Baadiko chapeau! une tres belle analyse vraimment sans langue de bois. Respect! | |
| Observateur | 05/07/2012 06:21:35 |
| Mais alors pourquoi vous ne participez pas aux actions politiques (manifestation) contre le pouvoir? Croyez-vous que la lutte politique se résume-t-elle aux écrits ou communiqués sur des choses que tout le monde connait? Nous connaissons ces choses. Ce qu'on attend de vous, c'est d'agir contre le pouvoir à cause de ces choses. | |
| Ben Soumaoro | 05/07/2012 07:55:21 |
| Une très bonne analyse et juste qui doit être le sujet crucial, pesant sur la conscience nationale. Mais, le phénomène ne date pas d'aujourd'hui, il est plus ancien que maintenant, seulement chacun en prend conscience que quand il se sent victime et c'est en ce moment précis, qu'il le dénonce. Et c'est pourquoi, il est temps, grand temps que chacun balaie devant sa porte, au lieu de se crisper derrière la pensée unique, c'est les autres ce n'est jamais moi. D'autre part, si les irrégularités dénoncées dans le cadre de l'Unicité de Caisse, persistent, ceci met surtout en cause la nature des personnes qui assument ces fonctions, pas forcement leurs responsables hiérarchiques ou l’inefficacité des gouvernants successifs. Chacun doit avoir la conscience nationale pour être responsable à son poste et seulement pour le bien de notre nation. En Guinée la défaillance humaine est notoire, héritée par tous ces gouvernements. Il a été ainsi, sous les 1ère, 2e républiques, il en sera ainsi sous la présente et future républiques si nous ne changeons pas de comportements, chacun à ce qui le concerne ("la paix est un comportement"), je dirai et non dans les dénonciations fracassantes. Sinon, les règles de l'enjeu national se doit d'être respectés sans idolâtrie des chefs qui t-à mettre le pied du gouvernement au mur. Si toutefois le gouvernement est complice et pourquoi il a mis ces règles en place? Encore pire, si c'était sous une seule république, ça pouvait être la faute à celle-ci. Concernant le désastre économique, il est aussi dénoncé. Dans cet autre cas, la nature 1ère du guinéen revient au galop car l'inconscience a déjà été institutionnalisée, qui s'explique par le fait que, tout guinéen a sur son cœur et non sur sa conscience qu'un fonctionnaire qui ne vole pas à son service est un maudit de sa famille. En d'autre sens, le dénier public doit forcement être dilapidé et que le plus fort, le plus rapide emporte plus, sous les applaudissements des siens et amis. En dehors de la sphère de l'état, le phénomène de la mauvaise gestion existe entre nos frères qui triment à l'étranger, pour venir en aide à ceux qui sont restés au pays, empoisonne toujours leurs relations fraternelle ou ancestrales. Donc, l'ombre de chacun le suit jusque bout du monde et de sa vie. A mon humble avis, la bête se trouve à chacun de nous avant d'être responsable ou exécutant. Le guinéen n'est plus intègre, il a pour exercice favori la pression d'autrui pour obtenir le meilleur jus sans se soucier de la morale, cela est connu et reconnu du guinéen partout ailleurs. Par esprit mercantile, le médecin, le militaire tuent et l'homme religieux fait fi à sa foi. Donc reforgeons la jeunesse pour qu'elle gagne la bataille que nous, nous avons perdu. | |
| Saran | 05/07/2012 08:50:44 |
| Tout le problème de la guinée, c'est le mauvais depart que ce pays a eu avec Sékou Touré. Franchement, je pense qu'on n'aurait pas dû laisser un malinké être le premier président de la guinée. Je le dis en tant que malinkée. Nos parents ne travaillent pas et sont autoritaires. Ils n'aiment pas la contradiction ni la diversité. Ils aiment être chantés et vénérés. C'est culturel et c'est pour cela qu'un homme malinké ne va jamais ni faire developper la guinée ni permettre l'instauration de la démocratie dans ce pays. Avec leur esprit de favoritisme, il fallait s'attendre à ce que le premier président fasse tout pour que l'armée et la police soit dominée par son ethnie. On en a marre des incompétents et des tribalistes qui font retarder la guinée. | |
| Ibrahima Sory Barry | 05/07/2012 09:03:30 |
| "Beaucoup craignent que notre armée ne soit transformée progressivement en une vulgaire milice tribale, en lieu et place de la véritable armée républicaine dont nous rêvions. Plus grave, cette campagne de confiscation des postes ou des contrats est désormais étendue aux sociétés privées en relation avec l’Etat. " Cela est déjà très avancée, mais les Peuls de guinée ont ce qu'ils méritent. Ils donnent de l'argent à Cellou qui s'était déjà suffisamment enrichi en guinée au lieu de financer une branche armée d'autodéfense. Ils refusent de comprendre que la solution n'est que militaire désormais en guinée. Cellou le savait avant de céder le pouvoir aux malinkés. Il continue de tromper les peuls qui sont devenus des lapins pour les donzos mandingues. | |
| Soumah | 05/07/2012 09:13:36 |
| Cher Mujahid al Fulany. Il faut bien lire les declaration de ce Mr car elles sont toujours interessantes.Si ceux qui s'embrouille derriere Cellou Dalein pouvait comprendre que c'est des gens comme baadiko qui peuvent faire le travail on aurait mieu avancé | |
| fuutanké | 05/07/2012 10:52:11 |
| Cela est déjà très avancée, mais les "Peuls de guinée ont ce qu'ils méritent. Ils donnent de l'argent à Cellou qui s'était déjà suffisamment enrichi en guinée au lieu de financer une branche armée d'autodéfense. Ils refusent de comprendre que la solution n'est que militaire désormais en guinée. Cellou le savait avant de céder le pouvoir aux malinkés. Il continue de tromper les peuls qui sont devenus des lapins pour les donzos mandingues"Ibrahima Sory Barry tu as trop raison!comment peut on reprocher aux malinkés de vouloir conserver le pouvoir par tous les moyens y compris en tuant des peuls?partout,nous les peuls,on se fait massacrer mais on continue à être doux et compréhensif avec nos bourreaux et pendant ce temps nos mères continuent de verser des larmes pour la perte,au combien lourde d'un fils ou d'une fille!La protection des Nôtres c'est à nous de l'assumer ceux qui ne comprennent pas cela et se cachent derrière une sois disant armée républicaine se trompent gravement!TOUS LES PEULS D AFRIQUE DOIVENT AVOIR UNE MILICE D AUTO DEFENSE ET CELA SE FAIT SENTIR,ON FUSIONNERA CES MILICES POUR CREER UN ETAT PEUL !IL N EST PLUS POSSIBLE QUE NOS MERES ET SOEURS SE FASSENT HUMILIER COMME CELA SINON CELA PROUVE QUE LES PEULS N ONT PAS DE COEUR NI DE BRAVOUR | |
| Djikoro Kaba | 05/07/2012 19:28:29 |
| Je pense que Mr Baadiko touche du doigt un problème qui doit être au centre des préoccupations de tous les guinéens et de tout bord, le cafouillage économique et financier. Quelques soient les rivalités politiques, nous devons tous être de ce côté de la vérité. Mais, le hic est qu'il y a un amalgame terrible, celui d'apporter un éclairage sur la façon dont l'économie guinéenne est gérée et la cohabitation ethnique. Mes amis c'est deux sciences sont totalement différentes : d'un côté l'économie et de l'autre la sociologie que nos éclaireurs ne doivent pas confondre. Partout dans le monde la cohabitation n'est pas chose aisée, même au sein d'une société homogène, à plus forte raison celle hétérogène comme la nôtre. Je dirai aux va-t-en-guerres que la terre appartient aux premiers occupants, ensuite à ceux qui l'ont valorisée durant leur vie entière. Ceux là, doivent savoir que la lutte armée n'est pas la solution première et elle est à la portée de tout un chacun, si le cas s'impose. Cette option ne doit pas effrayer d'autres nationalistes comme eux. | |
| Alimou | 05/07/2012 21:00:04 |
| Saran, je loue votre bravoure et honnêteté! La malédiction que nos parents malinkés ont fait abattre sur la guinée a déjà fait son effet. Fort malheureusement, ce nouveau règne malinké ne pourra finir que dans le sang. Alpha Condé a poussé la haine assez loin en guinée à tel point que le mot équité et justice deviennent pour les malinkés une menace désormais en guinée, parce que cela voudrait dire qu'ils doivent ceder quelque choses, qu'ils doivent à nouveau être égaux aux autres guinéens. Déjà, les divorces entre peuls et malinkés qui ont longtemps vecu en famille avant ont atteint un niveau reccort en guinée. C'est d'ailleurs mieux pour les deux parties. Je vous fait partager l'histoire d'une proche qui, après le décès de son premier mari avec lequel elle a eu des enfants, s'est mariée à un malinké. Dans ce second mariage également elle a eu des enfants (plus de 1 pour chaque mari). Dans sa maison, la guerre a commencé pendant les campagne quand arc-en-ciel a accusé les peuls d'avoir empoisonné les malinkés et autres habitants de conakry. Après les élections suite aux violences anti-peules de la haute guinée, cette famille est déchirée aujourd'hui comme l'Afrique du sud au temps de l'apartheid. Les malinkés ne rentrent pas dans les chambres de leurs frères peuls et vis versa. Même dans le salon, les enfants ne s'asseyent pas du même côté et la maman est devenue presque folle et n'ose plus laisser ses enfants seuls ensemble. Temoin de ces faits, je prie tout malinké et tout peul qui veulent s'unir de nos jours de réfléchir longuement et mieux, d'attendre de voir l'après Alpha Condé et RPG pour éviter de faire trop de malheureux, plus eux-mêmes. | |
| Aminata | 05/07/2012 23:11:18 |
| Mon Dieu! Avec ce clohcrad de Pinet et son complice Kouchner, c'est le début de la fin de la guinée qui a commencé. | |
| Djikoro Kaba | 06/07/2012 08:23:49 |
| Alimou et Saran, je voudrais que vous sachiez qu'il n'y a pas que malinké et peul en Guinée comme ethnies. Le bel exemple est celui de la région forestière, qui est composée de populations mosaïques où la tension ethnique est moins palpable, alors pourquoi tant de haine entre peul et malinké, selon vous? Et que peut-on observer du côté des hôtes de toutes les autres ethnies à Conakry, la capitale, c'est-à-dire les soussous et cousins etc..? Voilà encore un autre bel exemple de cohabitation pacifique, chers compatriotes. Nous pouvons aussi se poser la question à savoir, pourquoi toutes les autres ethnies s'entendent avec ces deux individuellement et non pas entre elles humainement? Pour moi, c'est une simple question de rivalité socio économique que chacune veut avoir la prédominance en oubliant la cohésion nationale. Donc, il vous appartient chers peul et malinké, chacun à ce qui le concerne d'enterrer la hache de guerre et faire valoir la cause nationale. A vous de revoir la copie de votre cohabitation collectivement et individuellement. Et oui, vous pouvez. | |
| Almamy Sylla | 06/07/2012 09:45:39 |
| Djikoro Kaba, je ne suis ni peul ni malinké mais témoins des faits. Le grand problème entre peuls et malinkés, c'est le même entre malinkés et soussous quand Conté était au pouvoir. C'est le même qui a provoqué deux fois la "guerre civile" en Forêt: les malinkés sont prêts à tout, y compris faire recours aux mensonges et à la violence pour avoir le pouvoir. Cette fois-ci ce sont les malinkés qui ont mis à l'eau toutes les chances d'un changement démocratique en guinée. En refusant le principe de la démocratie alors que démocratiquement aucne ethnie ne peut gagner seule des vraies élections en guinée et en organisant des agressions contre les peuls en 2010 sans jamais reconnaitre ces crimes à plus forte raison demander pardon, vous avez décriré le tissu social national en guinée. Tu personnellement tu es un exemple de manque de rationnalité chez les malinkés: il y a des choses très graves et destructrices d'une nation revelées dans ce communiqué des partis centristes mais cela ne t'interpèle pas et tu continue de soutenir leur auteur principal qui est Alpha Condé. Tu es donc mal placé pour faire un appel patriotique. | |
| Abdoul.H | 06/07/2012 12:10:48 |
| Almamy, tu as vu juste. C'est aujourd'hui que les malinkés savent que les soussous sont aussi des mandingues (dits fou), les prenant pour leurs cousins. Mon souhait est qu'il y ait des élections où un soussou ou un forestier et un malinké passent au second tour des élections. Cela arrivera un jour. La vie d'une nation est longue ; imaginez le scénario | |
| Diallo | 06/07/2012 21:20:11 |
| Saran je Salu votre courage d'admettre la réalité. Djikoro kaba aparament tu defendra Alpha Conde jusqu'à la tombe même devant le tribunal de DIEU. Alors prépare ton plaidoyer sur l'empoisonnement et les violences contre les peuls en haute Guinée. Autre chose, Le malheur de la Guinée a commencé avec le commitee révolutionnaire de sekou toute. Les tortionnaires du camp boiro c'est parmi les malinke. Tout ce qui a ete construit en Guinée fut le temps de Conte et non sekou toure. Djikoro le malheur de la Guinée vient des malinke comme toi, alpha, sekou toure, n'fa siaka et consor. Tu a vu que ton alpha a envenimer la cohabitation entre peul et malinke. Ton alpha est économiquement nocif et socialement toxique pour la Guinée. | |
| Djikoro Kaba | 06/07/2012 23:52:04 |
| Mr Diallo, je le défendrai jusqu'où vous défendez le vôtre, y a quoi de mal à ça? Et si le comité révolutionnaire sera nécessaire, son retour le sera aussi et de façon éminente. | |
| Diallo | 07/07/2012 22:47:35 |
| Djikoro Kaba comme tu n'hésiterai pas de faire revenir le comité révolutionnaire de sekou toure en Guinée , alors tu viens de prouver que tu est un vrai kafiri deen (kafiriya djere djerele) Diallo | |