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2012-07-15 07:46:52
L'Union africaine (UA) a exigé samedi à Addis Abeba une accélération de la transition politique au Mali, où les insurgés islamistes menacent l'intégrité du pays, tandis que les présidents des deux Soudans ont discuté directement pour la première fois depuis les combats frontaliers de mars-avril.
Une autre crise sur le continent, une rébellion dans l'est de la République démocratique du Congo, devait pour sa part être examinée lors d'une réunion régionale dimanche dans la capitale éthiopienne, en marge du premier jour du sommet semestriel de l'UA.
En préparation de ce sommet, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA réuni samedi à Addis Abeba a "demandé la fin des interférences inacceptables de la junte militaire (au Mali) et de ses soutiens civils dans la gestion de la transition, et la dissolution effective" de la dite junte, qui avait pris le pouvoir le 22 mars à Bamako.
Le CPS a également demandé au président malien de transition Diancouta Traoré et au Premier ministre Cheick Modibo Diarra "d'entamer les consultations nécessaires avec les partis politiques maliens et la société civile afin de former un gouvernement élargi d'unité nationale", selon les conclusions de la réunion, lues par le commissaire de l'UA à la paix et à la sécurité, Ramtane Lamamra.
Les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest avaient déjà exigé samedi dernier un "gouvernement d'union nationale" au Mali d'ici au 31 juillet, sous peine de sanctions.
Ce durcissement de ton illustre l'impatience des capitales africaines face à la lenteur à faire avancer une transition permettant de tourner définitivement la page du coup d'Etat du 22 mars, alors même que plusieurs mouvements insurgés islamistes ont mis à profit cette désorganisation pour prendre le contrôle des principales villes et régions du nord du pays.
"L'unité nationale et l'intégrité territoriale du Mali ne peuvent faire l'objet d'aucune discussion ou négociation", a rappelé le CPS, soulignant la "détermination de l'Afrique de n'épargner aucun effort pour leur préservation".
Les présidents du Soudan du Sud et du Soudan, qui venaient de participer à cette réunion du CPS, se sont pour leur part retrouvés ensuite pour une heure de discussion dans un hôtel de la capitale éthiopienne, à l'issue de laquelle ils se sont serré la main, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette rencontre, sans déclaration à la presse, est la première entre Salva Kiir et Omar el-Béchir depuis de violents combats frontaliers ayant opposé leurs armées il y a moins de trois mois.
Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a exhorté les deux voisins à résoudre leurs différends d'ici le 2 août, date butoir fixée par la communauté internationale, "sur toutes les questions en suspens notamment la sécurité, le pétrole (...), les frontières, le statut de (leurs) ressortissants et le statut final de (la zone contestée de) Abyei".
Source : AFP