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Guinée: un bras de fer pratiquement inévitable !2012-07-29 17:46:41 Suite aux audits du PNUD et de l’OIF du système de gestion électorale de Waymark qui ont tous révélé des dysfonctionnements et de la non fiabilité de cet opérateur (Lire), l’opposition a objectivement demandé la résiliation du contrat de la société sud-africaine qui, en plus, avait été recrutée dans des conditions obscures. Réaction du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Alassane Condé, visiblement nerveux : « On a trop écouté cette opposition. Résilier quel contrat ? C’est pour faire retarder les élections et nous ne sommes plus là pour ça. On a plus le temps de s’asseoir pour dire qu’on ne veut plus de Waymark ou pas. Cette fois-ci, on ira aux élections, un point, un trait … Et le ministre dit à nouveau que c’est l’Afrique du Sud qui a offert des kits à la Guinée (Lire). Ce que le pays concerné avait déjà démenti ! L’opposition guinéenne doit comprendre que le pouvoir a le dos au mur et qu’il ne va pas céder aux simples déclarations dans cette affaire qui en cache beaucoup d’autres. En effet, c’est l’affairiste "Condé Junior", Alpha Mohamed Condé, fils conseiller du chef de l’Etat en personne qui aurait recruté Waymark pour la préparation des législatives (Lire). Ce qui est une violation de l’article 39 de la Constitution, même si Waymark était fiable. D’ailleurs jusqu’à nos jours, le contrat de Waymark est tenu secret. Même au PNUD et à l’OIF, le pouvoir et la CENI n’ont remis que des copies du contrat avec Sabari Technology, pas de Waymark ! Analysons le contrat de Sabari Technology (Page 17 du rapport OIF) ! TITRE: Contrat pour le recrutement d’un opérateur technique en vue de la Coordination, supervision des opérations de révision des listes électorales et édition des documents électoraux. Prestataire: SABARI TECHNOLOGY. SARL Le montant du contrat: 12 415 612 500 FG (environ 12 milliards et demi) dont la moitié lui est versée avant de commencer le travail (Lire). Alors de part la définition même de ce contrat, on voit que cette fameuse Sabari Technology est recrutée et payée pour le travail réalisé par l’opérateur Waymark. Pourquoi ce contrat avec cette société inutile qui peut conduire à la multiplication du coût ? Ou bien Sabari Technology appartiendrait-elle en réalité au fils d’Alpha Condé qui a recruté Waymark ? Comme l’a dit un lecteur (Almamy Sylla) dans les commentaires sous l’article au lien ci-dessus : « C'est Waymark qui est l'opérateur, fournisseur du matériel et des programmes. C'est Waymark qui fait et assure les installations et l'usage technique. C'est la CENI qui donne des instructions et fournit le personnel du travail dans les bureaux de vote. Où est donc le rôle de Sabari? En quoi on a besoin d'une troisième organisation à payer ici? » Sur la page 43 du document de l’OIF, on relève que la société Sabari s’est officiellement enregistrée avec un capital social de 5 millions de Francs Guinéens. Pourquoi lui payer une avance de 6 milliards soit 1200 fois son capital garanti avant le début des prétendus travaux ? En cas de résiliation du contrat pour l’incompétence prouvée du système Waymark, l’Etat va-t-il récupérer comment les 6 milliards déjà partagés par le groupe Sabari ? Malgré le décaissement de 50% des 12 milliards et demi à la société Sabari Technology sans aucun travail, Loucény Camara a du mal à payer le personnel Guinéen qui travaille sur le terrain. En effet, en réclamant leurs salaires et primes le 24 juillet 2012, les travailleurs guinéens de la CENI se sont retrouvés en face des forces de l’ordre puissamment mobilisées contre eux. Avec l’implication de Sabari Technology, du clan Condé et du fils du chef de l’Etat dans ce dossier flou sur fond de magouille financière, le pouvoir aura du mal à écarter Loucény Camara qui sait trop de choses et qui est complice de toutes les magouilles; encore moins Waymark qui peut assurer sa victoire au-delà du profit qu’en a tiré Mohamed Condé. Et malgré toutes ces failles, le régime d’Alpha Condé pourrait bénéficier des aides de la communauté internationale, dès lors que la Guinée a été inscrite dans le programme du Fonds de l'ONU pour la consolidation de la paix (Lire). Ce que l’opposition peut faire ici, en vertu de cette même inscription, c’est d’exiger l’implication des Nations Unies dans le processus électoral guinéen comme c’est le cas pour les pays bénéficiant de ce fonds. Une telle implication donnera lieu à la constitution d'une nouvelle CENI crédible et au recrutement, dans la transparence, d'un nouvel opérateur technique pour l'organisation des législatives.
GUINEEPRESSE.INFO
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