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2012-08-07 20:48:21
Les jeux olympiques sont l'occasion de grandes kermesses populaires autour des performances d'athlètes venus du monde entier. Parmi ces joutes fraternelles modernes voulues par le Baron Pierre de Coubertin, l'épreuve reine, la course des 100 mètres plat. Cette fois encore, en 2012 à Londres, "Lightning Bolt" a frappé et douché tout espoir chez ses concurrents.
Pourquoi un tel engouement pour cette discipline et cette épreuve? Il faut aller chercher la réponse dans notre histoire commune, la lente transformation qui a conduit l'homme de Lucy et Toumaï à l'homme d'aujourd'hui, bref, de l'homo Erectus à l'homo sapiens sapiens.
Nous sommes des omnivores, euphémisme pour cacher que nous sommes d'abord des carnivores, à la recherche de la viande, indispensable selon les scientifiques pour l'évolution de notre cerveau après la bipédie, les deux facteurs qui ont été le soubassement de l'évolution l'homo sapiens.
La chasse, la flèche et la lance ses instruments, ont permis à nos ancêtres de se sécuriser et se nourrir, bien avant l'agriculture qui est restée longtemps réduite à la cueillette. Sans cela ils seraient restés éternellement les proies des tigres à dents de sabre des savanes de l'Afrique de l'est actuelle de la vallée du Rift. Visitez les musées pour avoir une idée de la puissance de la bête, ou visionnez les films du Professeur Yves Copens ou tapez l'expression dans Google.
Courir vite et longtemps, lancer loin et fort ont été longtemps des qualités essentielles car nécessaires à la survie de notre espèce. Il ne faut chercher ailleurs les origines du marathon, du 100 mètres plat, des diverses courses d'obstacle avec franchissement de plans d'eau de nos stades.
Partout dans le monde, l'homme a transporté sa savane des origines avec lui.
Le sport moderne ou traditionnel ne serait que l'interprétation de ce phénomène que nous désignons philosophiquement par le dépassement de soi.
Il est symptomatique de noter que les premiers rois étaient aussi de grands chasseurs.
Mais toute performance se heurte à des limites. Nous savons que l'homme ne pourra jamais courir à 100 km par heure, sans savoir précisément ou se trouve la limite, quelque part entre 40 et 60 km/h.
Pour ces différences de plus en plus ténues, les vainqueurs seront de toutes les ethnies (rappelons que pour la science, comme le confirme l'Unesco et l'OMS, les "races" humaines sont une grosse duperie, il n'existe qu'une seule race humaine partiellement adaptée à différents milieux). Le Lapon ou le saharien ont la même température corporelle, leur mariage est fécond.
Pourquoi il n'ya que des "noirs" sur certaines distances et disciplines , comme d'ailleurs les asiatiques ou les caucasiens sur certaines autres? Toujours l'adaptation, les traditions et la loi du plus grand nombre.
Les Kényans et Ethiopiens sont adaptées à l'altitude de leurs pays, leur taux d'hématies se situe dans la moyenne haute, ils résistent mieux aux courses d'endurance. Si la Guinée doit fournir des marathoniens, ils viendront très certainement en majorité du Fouta. Aucun mystère à cela, comme nos meilleurs plongeurs viendront de la basse-côte et nos spécialistes du 100 mètre de la Haute-Guinée , de la région forestière, etc. Mais il ne faut en faire, pour des personnes intelligentes, aucune exclusivité. Si 5% des humains sont aptes au tennis de table par exemple, les meilleurs se trouveront plus parmi les Chinois (1,5 milliards) que parmi les 10 millions de Guinéens.
L'objectivité et la rigueur scientifique, les plus grandes armes contre l'obscurantisme et le racisme.
Le berger sélectionne les meilleurs dans son troupeau. Pour avoir le meilleur résultat. les raisons sont évidentes. Nous sommes de ce point de vue, des mammifères comme les autres.
La traite des noirs a été une espèce de sélection forcée. Elle se faisait traditionnellement vers les pays arabes et beaucoup plus tard l'Amérique. Seuls les plus résistants physiquement survivaient, en moyenne un pour cent. Forcément c'est parmi leurs descendants que vous trouverez ces caractères améliorés de résistance, comparé à ceux qui ne l'ont pas subi.
Ne vous étonnez pas de certaines performances de nos frères des Amériques. Ils ne l'ont pas cherché, mais ont été les victimes d'une idéologie rétrograde qui stratifiait les humains. Une population caucasienne traitée de la même façon aurait donné les mêmes résultats. En bas, les presque-bêtes, réduits à une sexualité fantasmée (elle persiste sur les africains); au sommet, l'aristocratie de l'intelligence. Nous sommes là sur les thèmes favoris des Extrêmes-Droites.
Personne ne voudrait , nous l'espérons, de nos jours faire une traite des européens ou des arabes dans l'autre sens. Le monde à évolué, même si cela n'est pas évident pour tous.
Vous aurez compris aussi que pour une proie surprise par les chasseurs, une différence d'arrivée de deux flèches d'un millième de seconde ne la sauvera probablement pas, elle dont le temps de réaction se calcule en dixièmes ou centièmes de seconde.
Sauf, évidemment, certains serpents…
Thierno A DIALLO, médecin
VOS COMMENTAIRES | |
| se | 08/08/2012 04:46:22 |
| Sans doute nos freres Americains sont plus resistant que nous car ils ont souffert plus que nous Africains. | |
| Diallo Mouminy | 08/08/2012 11:05:23 |
| g ss entierement d'accord, c'est une exellente analyse,merci pr la revelation. | |