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Alfa Condé, l’OIF Et Waymark: le cirque des Vampires2012-08-12 02:30:20 Depuis quelques mois, l’opposition guinéenne semble être sortie de son attitude réactive habituelle, en engageant une série d’actions proactives dont le point le plus marquant a sans doute été la marche pacifique du 10 Mai 2012, une marche dont le succès fut suffisamment retentissant pour placer le clan d’Alfa Condé sur la défensive, situation à laquelle son équipe n’était guère habituée, du moins jusque là. Pour Alfa et dans la logique du système dictatorial qu’il s’évertue à vouloir imposer, une solution musclée s’imposait pour, d’un côté, mater une fois de plus les partisans de l’opposition (près de 70% de la population guinéenne) et, c’est là l’un de ses objectifs principaux, annihiler toute velléité de contestation. Mais il lui fallait aussi et surtout trouver le moyen de gagner du temps pour ensuite agir vaille que vaille, dans le but avoué de pérenniser son régime. En attendant de trouver la solution idoine, il fallait de toute urgence réagir à la menace d’une nouvelle manifestation annoncée par l’opposition : la marche monstre, sans précédent, de toute l’opposition sur l’axe éminemment sensible de l’autoroute Fidel Castro. Puisque l’opposition, à travers les déclarations de ses leaders, avait souligné son engagement à s’abstenir d’organiser des manifestations en l’absence d’Alfa Condé, mesure de précaution dictée par le souvenir vivace qu’Alfa Condé et autres se sont toujours arrangés pour s’éclipser en prélude aux exactions diaboliques commises de façon préméditée contre les partisans de l’opposition, toutes circonstances en attente d’être un de ces jours élucidées, l’occasion était belle pour Alfa de partir, (re)grimper, fuir, aller se faire voir ailleurs, en improvisant à grands frais des voyages présidentiels pour le moins fantaisistes au Brésil, dans plusieurs pays asiatiques et en France. On connaît la suite : l’opposition a dû sursoir à la grande marche et l’on attend encore une décision ferme de ses leaders à cet égard. L’équation étant provisoirement “réglée”, quoi de plus naturel alors pour Alfa Condé que d’y voir un peu plus loin et en cela, demander conseils à ses amis et complices de toujours, Kouchner, Abdou Diouf et Jean Ping notamment, le but étant de trouver comment servir “la râclée” magistrale et décisive à ses adversaires politiques, s’offrir les élections législatives taillées à la mesure de ses folles ambitions et, pourquoi pas, se faire couronner président à vie? Mais comment y arriver sachant qu’au demeurant, les caisses de l’Etat ont grand besoin d’argent nouveau et que l’une des conditions incontournables posées par le FMI et l’UE, c’est précisément la tenue d’élections législatives libres, transparentes et crédibles? Sur cette base, Alfa Condé n’a pas d’autre choix que d’arracher à l’opposition une entente sur les modalités d’organisation de ces élections. Une opposition qui, cependant, réalise de plus en plus s’être invariablement faite berner par le pouvoir, et qui exige comme préalable à ces élections, et à juste titre, la recomposition complète de la CENI et la révision concomitante du fichier électoral. Des préalables que le gouvernement guinéen rejette du revers de la main, comme pour dire : il n’est pas question de changer quoi que ce soit à la structure actuelle et au mode de fonctionnement de la CENI. .. Que tous viennent donc manger le repas qu’on va servir et, vous allez voir, tout le monde en sera satisfait, foi d’Alfa Condé. KOUCHNER ET ABDOU DIOUF A LA RESCOUSSE D’ALFA CONDE Et c’est ainsi que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a repris du service en Guinée, comme médiateur dans le dossier électoral, à la demande expresse du gouvernement. Une médiation qui obtint, après maintes hésitations, l’accord de principe de l’opposition et ce, en dépit du rôle déterminant de cette institution de la France-Afrique dans la parodie d’élection qui a donné la victoire à Alfa Condé lors des dernières élections présidentielles, grâce à des fraudes massives. Les conclusions de l’OIF sont depuis bien connues. En dépit des nombreuses anomalies relevées sur le dispositif informatique mis en place par Waymark, ce qui, en soi, venait corroborer les avis émis en son temps par les experts du PNUD, l’OIF recommande aux différentes parties la reconduction pure et simple du contrat de l’opérateur Waymark, moyennant de simples retouches d’ordre technique. C’est à se demander à combien cette insulte au peuple guinéen s’est monnayée? Combien les prétendus experts de l’OIF ont-ils reçu d’Alfa Condé et, accessoirement de l’OIF pour pondre de telles aberrations : “Oui, nous reconnaissons que la solution Waymark présente des insuffisances graves et dangereuses pour des élections libres, transparentes et crédibles mais nous recommandons tout de même que son contrat soit reconduit… Et si cela convient aux 2 parties, nous offrons notre disponibilité pour épauler cet opérateur… Moyennant bien sûr, rémunération conséquente”. WAYMARK SOLUTECH, LE CHAMPION DE LA FRAUDE ELECTORALE EN AFRIQUE Le plus édifiant dans ce feuilleton reste toutefois la découverte par l’équipe de Guineenews que cela faisait 4 ans, Septembre 2008, que Waymark réussissait à vendre frauduleusement ses services en Afrique, cette firme étant en fait radiée de la liste des Nations Unies des « fournisseurs fiables », au dessus de tout soupçon de corruption en Septembre 2008. Sources :
GUINEENS, DEBOUT! Ce cadeau sans précédent de Kouchner, (ancien ministre de la France qui, à cause des travers du personnage politique sans cœur, sans état d’âme qu’il incarne, s’est retrouvé simple conseiller de l’une des plus grandes canailles que l’Afrique ait comptées comme président), est ressenti par l’immense majorité des guinéens, aujourd’hui plus que jamais, comme la source des injustices qui, depuis notamment les massacres du 28 Septembre 2009, s’accumulent dangereusement dans le pays. Alors oui, l’opposition a des raisons objectives d’exiger la recomposition de la CENI et de rejeter les recommandations de l’OIF qui, indirectement, revêtent la signature sournoise du tandem Kouchner-Abdou Diouf, Jean Ping ayant récemment été rayé de la scène politique africaine. Cependant, cette même opposition n’a plus le droit de persister dans des hésitations à organiser des manifestations pacifiques pour dénoncer la barbarie et l’ethnocentrisme tous azimuts que le pouvoir en place a choisie comme mode de gouvernance ainsi que le bradage des ressources minières à des fins personnelles. La semaine qui vient de s’écouler jette un éclairage de plus sur la nature du pouvoir dictatorial d’Alfa Condé : Zogota et Siguiri s’ajoutent dorénavant à la liste déjà trop longue des exactions crapuleuses qui ont pour cibles des communautés ou de simples citoyens que le pouvoir en place accuse d’avoir sapé “l’autorité de l’Etat”. Tout en nous inclinant devant les dépouilles de ces pauvres victimes de la barbarie du pouvoir en place, tous les guinéens épris de liberté doivent enfin se lever en criant haut et fort :
Abdoulahi Bah
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