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2012-08-19 21:51:43
Aucun parti politique seul, aucune ethnie seule, aucune région seule, aucune coalition d’intérêts partisans seule, ne pourra sortir aujourd’hui notre paysde l’ornière. Il nous faut un grand sursaut national pour faire un dialogue ouvert et tolérant n’excluant personne, afin que nous puissions amorcer un réel redressement national.
Guinéennes et Guinéens,
J’écris cette lettre ouverte en ma qualité de simple citoyen guinéen à la toute la classe politique de notre pays: pouvoir et opposition après une longue période d’observation et de réflexion. C’est à l’issue de cette réflexion que j’en appelle aujourd’hui au sens des responsabilités de tout un chacun.
Dans la situation actuelle aucun patriote sérieux ne peut se taire ou fermer les yeux sur la réalité dramatique que constitue le quotidien de nos compatriotes. A côté de la misère économique et morale des populations, c'est l'insécurité qui gangrène de plus en plus le pays avec un risque réel pour la paix sociale. C'est le vrai danger pour l'ensemble de la Guinée, si nous ne prenons pas garde. Les derniers évènements tragiques: les tueries de Zogota et les émeutes de Siguiri viennent mettre en lumière la situation dramatique que vivent nos populations dans l'impunité la plus absolue. Ces évènements tragiques démontrent une fois de plus que les difficultés sociopolitiques de notre pays relèvent plutôt de la mauvaise gouvernance, et que nos divisions ethno-régionales en sont aussi indirectement la conséquence.
C’est l’occasion de m’incliner devant les dépouilles mortelles des victimes de ces évènements; de présenter mes sincères et douloureuses condoléances aux familles éplorées. Je n’ai pas de mots assez forts pour condamner les auteurs et les commanditaires de ces barbaries perpétrées de sang froid contre ces populations. Les tueries récentes et toutes celles perpétrées depuis les élections présidentielle 2010 restent à l’actif du gouvernement actuel qui doit tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ces massacres de populations civiles.
A l’heure actuelle, tous les guinéens et tous les amis de la Guinée constatent que la situation sociopolitique dans notre pays devient de plus en plus inquiétante sur les questions des droits de l’homme, de justice, ou de démocratie, en somme de l’Etat de droit. Nous nous sommes battus depuis de longues années contre le régime militaire de la seconde république pour l’instauration d’une Démocratie et d’un Etat de droit, la jeunesse a payé de son sang, les femmes guinéennes ont subi les pires exactions et humiliations le 28 Septembre 2009; elles ont payé de leur vie pour qu’il ait un vrai changement.
Cela fait maintenant vingt mois que nous avons fait une élection présidentielle, dont les résultats ont été acceptés par l’ensemble de la classe politique, malgré plusieurs contestations. Cette élection, la première du genre dans notre pays avait suscité un immense et réel espoir dans les différentes couches sociales du pays. Cet espoir allait même au-delà de nos frontières, car la communauté internationale qui a été au chevet de la Guinée tout au long du processus électoral a largement salué l’évènement. Aujourd’hui force est de constater que cette élection de 2010 n’a pas levé l’hypothèque politique du pays, car le dialogue entre pouvoir et opposition est désespérément dans l’impasse. Les immenses sacrifices du Peuple de Guinée n’ont pas été couronnés d’un réel succès, les résultats d’un vrai changement se font toujours attendre. Tous les guinéens de toutes régions, et de toutes ethnies, confondues constatent l'impasse sociopolitique dans laquelle patauge notre pays. La Guinée est enlisée dans une transition interminable.
C'est devant ce blocage, que je lance un nième appel à toute la classe politique guinéenne (pouvoir et opposition) afin qu’elle prenne ses responsabilités, et qu’elle mette l’intérêt de l’ensemble de notre pays au dessus des intérêts partisans. Le Professeur Alpha Condé, président de la République a hérité d’un système prédateur et corrompu qu’il n’a pas voulu changer et qu’il ne peut pas réformer; mais le véritable enjeu, c’est de changer le système de gouvernance. La gestion de l’Etat guinéen est complet décalage avec le monde moderne. Par ailleurs, j’ai la nette impression que la classe politique dans son ensemble a succombé au charme de l’électoralisme et que toute sa stratégie se résume à dire:« lèves- toi que je m’y mette. »
Dans ce blocus nos populations sont prises en otage, la majorité des guinéens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les investisseurs étrangers voudraient bien venir en Guinée, compte tenu de l’énorme potentiel économique du sol et du sous sol. Hélas il nous manque pour l’instant, la volonté politique d’organiser un vrai dialogue national pour apaiser le climat social afin de sortir de cette impasse. Que chacun prenne son courage à deux mains : pouvoir et opposition pour procéder à des Assises Nationales pour une vraie Réconciliation. C’est un appel pressant que je lance, pour éviter à notre cher pays un chaos qui lui sera fatal!
Cet appel s’adresse au premier magistrat du pays, le président de la République le Professeur Alpha Condé qui a dit récemment :
«je demande aux guinéens de se donner la main pour plus d’unité et de solidarité.»
Il est grand temps que le Président de la République prenne la juste mesure de la gravité et de l’urgence de la situation réelle du pays. Ce ne sont ni les prières, ni les multiples lectures du Saint Coran dans les différentes mosquées du pays qui apporteront le changement politique tant attendu et espéré par nos populations.
« Dieu ne changera en rien la condition d’un Peuple tant que celui-ci n’aura point modifié ce qui est en lui. » ou plus simplement
« aides-toi le ciel t’aidera »
Malheureusement ce qui est dans la Guinée, surtout chez le guinéen aujourd’hui c’est l’intolérance, l’égoïsme, l’ethnocentrisme, le népotisme, la corruption. Ce sont ces maux érigés en sport national que nous devons tous impérativement abandonner. Que les leaders politiques arrêtent un peu la guerre des égos pour voir au delà de leur parti l’ensemble de la Guinée, surtout les populations démunies et abandonnées à leur sort. C’est uniquement en ce moment que Dieu changera quelque chose pour nous !
Pour cela Il faut au départ une réelle volonté politique de la part du premier responsable du pays pour organiser avec son opposition un vrai dialogue national permettant de poser les grands problèmes du pays, afin de trouver ensemble un consensus, condition indispensable à toute réconciliation. il ne peut pas y avoir de réconciliation sincère sans un dialogue sincère. Toute la classe politique (pouvoir et opposition) doit se retrouver autour d’une table pour poser les énormes problèmes qui assaillent notre pays: les problèmes de santé, de sécurité, d’éducation, de justice, de citoyenneté, d’infrastructures routières, d’adduction d’eau, d’énergie…
Aucun parti politique seul, aucune ethnie seule, aucune région seule, aucune coalition d’intérêts partisans seule, ne pourra sortir aujourd’hui notre pays de l’ornière. Il nous faut un grand sursaut national pour faire un dialogue ouvert et tolérant n’excluant personne, afin que nous puissions amorcer un réel redressement national.
C’est l’occasion de rappeler aux guinéens que les élections, qu’elles quelles soient ne sont jamais synonymes ni de Démocratie, ni de paix sociale ou progrès socio-économique. Toutes les dictatures du monde ont toujours organisé des élections. Les régimes défunts de la première et deuxième république organisaient des élections, cela nous a jamais apporté ni la démocratie, ni la paix encore moins le développement socio-économique. Nous venons d’organiser l’élection présidentielle en 2010, dans un climat politique de haine et de violence avec la plus grande confusion. Nous voyons les résultats maintenant.
Dans le pays aujourd’hui, tout le monde fait une fixation sur la tenue des élections législatives, en se disant qu’après ces élections le pays pourra trouver la voie du changement. Je pense que nous faisons encore fausse route, il nous faut, avant toute élection, mettre à plat les causes profondes du blocage politique actuel par un dialogue national inclusif, sincère, c’est un préalable incontournable !
« Il est impossible de bien soigner une maladie correctement sans en connaitre ni sa cause, ni ses mécanismes biologiques intimes »
Effectivement l’environnement social et le climat politique actuels dans notre pays ne sont guère favorables à des élections transparentes, crédibles, apaisées dont les résultats seront acceptés de tous. En effet dans un environnement social marqué par une division ethnique et régionale exacerbée sans précédent dans l’histoire de la Guinée indépendante, avec un climat politique où pouvoir et opposition se regardent en permanence en chiens de faïence, organiser des élections serait suicidaire pour le pays. L’Urgence Vitale pour notre pays aujourd’hui, reste et demeure, ici et maintenant la convocation d’Assises Nationales par le chef de l’Etat afin de débattre des questions d’intérêt national telles que la sécurité, la citoyenneté, l’intégration et la réconciliation nationales. Ce sont autant de défis qui attendent la Guinée et qu’aucun gouvernement seul ne peut relever ; la réconciliation nationale et le décollage socioéconomique sont à ce prix. Je pense que dans la situation politique actuelle, ces élections sans un dialogue national préalable vont plutôt nous compliquer les choses car elles risquent de mettre le feu aux poudres en ravivant les tensions sociales.
« Cela reviendrait à opérer un malade dans une salle d’opération surinfectée, le patient ne pourra que s’infecter. »
Il ne faut tout de même pas oublier que le pays a failli s’embraser lors du deuxième tour de l’élection présidentielle 2010.
Notre pays connaît de profondes blessures, et il a un besoin urgent de se réconcilier avec lui-même, après un Dialogue ouvert et sincère. Les fondations de notre pays sont minées par la problématique ethnique et identitaire et, en effet il y a chez nos compatriotes une confusion entre l’identité personnelle et l’appartenance ethnique. Un Malinké se veut le digne représentant de tous les Malinkés, un Soussou ou un Peul pense la même chose. Cette situation est malheureusement exploitée à des fins politiciennes. L’ethnocentrisme et le communautarisme sont devenus la règle au mépris des articles 3 et 4 de notre Constitution qui stipule.
Article 3 « Les Partis politiques concourent à l’éducation politique des citoyens…. Ils ne doivent pas s’identifier à une race, à une ethnie, une région, ou une religion .»
Article 4 : « La loi punit quiconque par un acte de discrimination raciale, ethnique, religieuse, par un acte de propagande régionaliste, ou par tout autre acte qui porte atteinte à l’unité nationale…. »
Ces deux articles de notre Constitution ne sont guère respectés et c’est le moins que l’on puisse dire.
Pour la renaissance de notre pays nous avons plus que jamais besoin de ce Dialogue National, pour apaiser le climat politique. Le pays a besoin d’un nouveau Pacte républicain pour sceller son unité et sa cohésion sociale. Ce Pacte doit exiger le respect de loi et de la justice sociale, le refus de l’exclusion. Il va définir une nouvelle citoyenneté guinéenne qui consacre l’égalité tous devant la loi. Les populations de nos quatre régions naturelles ont soif de paix, ont envie d’un développement socioéconomique et d’un bien-être moral. C’est la vocation de la classe politique de leur garantir cela. Je demande solennellement à l’opposition de prendre l’initiative de solliciter auprès du Président de la république le Professeur Alpha Condé et la majorité présidentielle, la tenue d’Assises Nationales pour la réconciliation le plus rapidement possible.
Pour ce qui me concerne je suis prêt à consacrer mon énergie pour promouvoir ce Dialogue National et je lance un vibrant appel à tous les patriotes guinéens des partis politiques ou de la Société civile pour que nous réfléchissions ensemble pour trouver les voies et moyens afin d’impulser ce Dialogue inclusif inter-guinéen indispensable à une vraie réconciliation nationale, gage de la paix et de l’unité nationale.
Vive la Guinée et Vive la Paix.
Docteur Diakité Bakary.
Pour tout contact « diakite.bakary@hootmail.fr »
VOS COMMENTAIRES | |
| SADIO BARRY | 19/08/2012 22:06:19 |
| Les raisons du blocage et de la descente aux enfers de notre nation sont connues de tous. Comme vous l'avez si bien souligné dans ce texte, c'est le tribalisme, le népotisme, l'exclusion à caractère ethnique, l'injustice, la prédation, l'impunité et les crimes politico-ethniques érigés en système de gouvernance qui sont en sont les raisons. Une assise nationale au sortir de laquelle cette politique angbansanné continuera ne serait que gaspillage de fonds publics. Dites à Alpha Condé de respecter les règles du jeu et de respecter et faire appliquer la Constitution. Tout y est et on aura pas besoin d'assise pour qu'il y a entente nationale. L'égalité de tous en droit et en devoir est la seule possibilité de faire comprendre et admettre à un peuple qu'il est une nation. On avait besoin des assises pour définir les fondements de cette nation. Cela est fait et une Constitution en a résulté. Qu'elle soit respectée et appliquée à tous, y compris au premier citoyen qui est le chef de l'Etat. La Guinée se retrouvera. Une nouvelle assise n'est nécessaire et ne peut être organisée avec succès possible que par un autre gouvernement, un autre président que celui qui a conduit aux problèmes actuels. | |
| Ousmane | 20/08/2012 07:40:23 |
| Sadio a raison de pointer la responsabilité écrasante de alpha ds la situation actuelle. Seulement il faut tjours commencer quelque part. Même pour aller à un million on commence par dire un. C'est bien que Bakary ai compris que la Guinée a fait fausse route en 2010 et qu'il admette que le régime actuel est comptable des manquements et crimes qui ont jalonné son parcours depuis 2010. Je pense que la démarche de Bakary est sincère. Seulement ce n'est pas à l'opposition de demander un dialogue au Président. C'est à ce dernier de prendre ses responsabilités et convoquer le corps social pour trouver une issue à la situation qu'il a créee et/ou entretenue. S'il le fesait tt citoyen désireux de sauver le pays s'impliquerait. Lui seul a les moyens d'instaurer ce dialogue devenu indispensable. | |
| Abdoul.H | 20/08/2012 09:52:02 |
| Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’Alpha Condé est un homme sage et de consensus. A mon avis, le dialogue aux yeux de cet homme, que je viens de découvrir, ressemble plutôt à un duel où il faut un vainqueur et un vaincu, et lui dit être le vainqueur. Il ne voit pas au dialogue cette recherche de compromis et d’entente. De assises nationales ne donneront rien, j’en suis convaincu. Vous savez la paix là dépend de la personnalité du premier magistrat du pays. Quelqu’un a dit qu’il vaut mieux avoir un Mandela (j’ajouterai un Gandhi) sans aucun texte qu’avoir un Gbagbo (j’ajouterai un Alpha Condé) avec les beaux textes du monde. A propos, on ne rappellera jamais assez cette citation de F.H Boigny : «La paix, ce n’est pas un mot, mais un comportement». Effectivement, ce sage, selon ce que j’ai appris, avait même construit une mosquée pour les musulmans dans son pays ; il était conscient des potentiels clivages entre le nord musulman et le sud chrétien. Ses successeurs, dont Gbagbo, eux se sont servi de cette identité pour exclure une partie des Ivoiriens. On se souvient que lorsque Konaré était au pouvoir au Mali, il avait même fait reprendre des élections que l’opposition contestait. C’est là un autre exemple de sagesse pour la paix. En Guinée, Alpha Condé et sa bande trompent les faibles d’esprit en faisant croire que ceux qui s’opposent à lui sont ceux qui ne veulent pas qu’il réussisse son programme, ceux qui souhaitent son échec, ses «ennemis». Ils vont jusqu’à les appeler «anti-guinéens». Bref, comme dans ce commentaire de Sadio, il suffit qu’Alpha actionne les différents outils à sa disposition, et pour lesquels il a juré pour qu’en deux jours tout rentre dans l’ordre. L’article 4 rappelé dans ce papier aurait suffit pour que Facinet soit traduit devant la justice lorsqu’il a dit des peuls, en conférence de presse, ce que nous savons tous. Quelle a été la réaction du piètre président. Dr Diakité, il faut un vrai président pour guérir ce genre de plaies qui se multiplient d’ailleurs. | |
| leloumaGinkan | 20/08/2012 10:28:40 |
| Monsieur diakité arrêtez votre hypocrisie, dites à votre parent alpha haineux condé qu'il a installer l'ethnocentrisme en Guinée. Vous avez roulée tout le monde dans la farine ici en France en nous faisant croire que vous êtes neutre pendant les élections hors que vous entiez dans le cercle fermé de l'organisation, amgbassanlé. Il faut avoir le courage de dire la vérité. vous avez jouer et perdu. | |
| T.SOW | 20/08/2012 10:59:46 |
| dr Sadio Barry vous a tout dit, Dites au professeur de respecter la constitution et a ses ministres darreter de traiter certains guineen comme des cytoyens de secondes zones et dites a vos parents que la guinee appartient a tous les guineens et lopposition nest responsable de rien. | |
| Ibrahima Diallo- Kankalabé | 20/08/2012 11:35:48 |
| Pour ma part, longtemps réticent à cette idée, il est temps de poser les vrais problèmes au lieu de tourner autour d'eux et d'hypocritement chercher des faux fuyants. Au-delà de l'amour que les Guinéens ont pour les pires politiciens et dictateurs, il faut avoir le courage de mettre sur la table et la place publique, la question de l'hostilité des autres Guinéens envers la communauté peule : pourquoi et sur quelle base cette ségrégation est fondée? Et comment règler cette ineptie irrationnelle? Sinon trouver les voies et moyens amicaux d'une autonomie territoriale pour les Peuls et ceux qui veulent vivre avec eux. Il faut que les Guinéens aient le courage et le cran de discuter sans hyocrisie ni démagogie de la place de l'homme Peul en Guinée (nos femmes sont, elles, très prisées!). Il faut aussi reconnaître qu'en réalité, il y a en Guinée trois groupes de gens: -Le premier composé de citoyens (issus de toutes les communautés) "civilisés",sensibles et respectueux des droits de l'homme. Pour ce groupe "moderne" tous les Guinéens sont égaux. Quelle est leur proportion? Je n'en sais rien! That's the question! -Le second, peu nombreux mais très puissant et influant financièrement et politiquement, bien ramifié, qui a su se maintenir au pouvoir depuis AST sous tous les régimes. C'est ce groupe de personnes composé de Guinéens de tous bords, Guinéens de la diaspora compris, qui instrumentalise les rivalités ethniques en moyen de division pour se maintenir aux commandes pour leur intérêt personnel uniquement. Et, les Peuls de part leur nombre, leur dynamisme et surtout leur passivité permet à ce groupe de focaliser leurs échecs, manque d'humanité et leur démagogie politique sur eux (les Peuls qui, comme les Juifs ailleurs, sont si faciles à haïr pour leur réussite). -Et le troisième groupe qui constitue la grande majorité fait de Guinéens passifs et insensibles à l'injustice et aux violations des droits de l'Homme car trop couards, peu instruits sur ces notions pour s'opposer vertement au second groupe qui les manipule. Il faut donc que les membres du Collectif +/- ADP et la vraie et bonne Société civile aient le courage d'inscrire dans leur feuille de route(si elle existe), une conférence nationale ou toute autre instance similaire, la question des "Peuls en Guinée". Cela devra être évoqué une fois pour toute avec les autres composantes du Pays: nous sommes tous "égaux" et vivons armonieusement ensemble ou alors amicalement que les Peuls reprennent leur destin en main(car ils l'avaient avant l'arrivée des colons Blancs). | |
| Cellou | 20/08/2012 12:52:08 |
| Mr Diakité, Arrêter d'amuser la galerie et de nous distraire. Arrêter de nous parler d'assise et de réconciliation nationale, les raisons de l'état actuelle des choses nous les connaissons tous et la solution nous la connaissons également. Nos nombreux compatriotes de l'ethnie de codé se complaisent et contribuent de manière active ou passive à e que se passe en Guinée. Mais ne vous y trompez pas. Les peuls savent maintenant avec quels genres d'individus ils vivent, qui leur enfants côtoient, avec qui ils travaillent au quotidien. Nous savons comment ces individus nou portent dans leur cœur maintenant et soyez en sûr, quelque soit l'issue de cette situation guinéenne, nous en tue dons compte dans nos rapports à ces gens. À l'époque de Conté, qui aurait cru qu on en arriverait à le regreter? À regreter dadis ? Vous étiez Mr diakite à l'avant garde de cette lutte contre Dadis, malheureusement mais on ne vous a pas beaucoup entendu depuis le 2ieme tour des élections car les crimes ont commencé à ce moment là. Alors avec tout le respect que je devrais vous devoir en votre qualité d'ainé, mais hélas que je n'ai plus, taisez vous, restez dans ce silence assourdissant que s avez depuis plus de deux ans malgré ce que nos frère et sœurs vivent en Guinée. Arrêtez de nos bassiner avec ce discours de dialogue et de réconciliation nationale. nous y avions cru après sekou, mais plus maintenant, nous savons ce que cela veut dire aux yeux de certains. Nous pensions que la paix était possible par le dialogue... mais on nous a prouvé que non... Certainement pas avec ce condé et certains de son ethnie. Cellou | |
| Diallo | 20/08/2012 13:01:46 |
| Docteur Diakite, Le harcèlement et arrestation dans les quartiers peulhs, L’assassinat des Peulhs même par des individus ordinaires malinke, les violences contre les peulhs en haute Guinée, le kidnapping contre les peulhs, la discrimination dans l’armée et l'administration. Tout ces mots constitue le mode de gouvernance de votre Alpha Conde. Apparemment détenir un doctorat ne change pas un mandigue. Vous avez fait une sortie ratée dans cette lettre Mr Diakite et chassez que les peulhs sont une ethnie très intelligente et comprenne parfaitement vos jeux Diallo | |
| Barry Malal Djigué | 20/08/2012 13:19:41 |
| Dr Diakité, Cher compatriote, Il vaut mieux tard que jamais ! Je suis ravi de lire cet article et ne me demandez pastrop pourquoi...J' adhère absolument à toutes les constataions que vous faîtes dans ce texte.Des élections legislatives dans le contexte actuel ne feront qu'agraver encore plus la situation socio-politique de notre Pays. Cependant, pour la solution, je suis plutôt d'avis avec le commentaire de Mr Barry sadio.Croyez moi, il souffirait que le Président de la République et son gouvernement respectent les lois et toutes les lois du pays pour qu'il y' aie apaisement. La majorité des guinéens ne demandent que justice et égalité pour tous les citoyens.... | |
| Pathe DIALLO | 20/08/2012 14:27:01 |
| Dr Diakité comme bon nombre de guinéens il semble que vous vous souciez de l’avenir de ce pays. Seulement quand dans un foyer celui qui est censé donner le bon exemple est tordu il va être difficile de trouver de moins tordu. Alpha Condé est censé faire respecter la loi, il est le premier à la violer ; il est censé assurer la sécurité des citoyens, il est le premier à inciter à la violence ; il est censé moraliser les finances publiques, il est le premier à se servir ; il est censé nommer des guinéens intègres à des postes de responsabilités, il choisit les plus décriés du régime de Conté et au-delà il recrute des étrangers ; il est censé prendre tous les guinéens au même titre mais pour lui il y’a des malinkés qui sont guinéens de souches et les autres qui sont soit :des tortues, trafiquants, saboteurs et affameurs du peuple ; des affamés qu’on peut tenir par le sac de riz ; et enfin des buveurs de sang humain. Dans l’état actuel de la Guinée on n’a pas besoin de dialogue national mais d’un sursaut national qui balayera ce régime avec tout son système ; pour se faire il nous faut une nouvelle génération de leadeurs de préférence de jeunes. Les lois de la physique nous apprennent qu’en toute force il y’a une autre qui l’égale et qui l’es directement opposée. La résultante des forces étant nulle on ne se posera pas de question sur les résultats de la gouvernance d’Alpha Condé qui utilise la force au lieu du respect de la constitution. Aussi longtemps qu’il durera au pouvoir en appliquant la même politique on ne parlera que d’ethnocentrisme, de morts d’Hommes bref la désolation au lieu du développement. Que Dieu nous protège des dangers que représente la gouvernance d’Alpha Condé. | |
| cherif f mamady | 20/08/2012 15:24:05 |
| many thanks Dr Diakite your suggessions are the terms of refence ToR for our Guinean president and all politicians you know they are not very powerfully Guy for Guinean development we need to think about for our live. have a good day and may God bless you. | |
| Bangaly Traoré | 20/08/2012 16:07:56 |
| Merci SADIO BARRY,voilà la vérité accepter ou pas.Selon mes analyses la réconciliation nationale et l'unité nationale ne sera jamais une réalité avec le régime d'injustice de Pr Alpha Condé,il faut être conscient et voir les actions et les orientations du gouvernement pour constate la gouvernance à caractére ethnique de Pr Alpha Condé et son Clan et dont 70% sont de l'ancien clan corrompu et criminel de feu Conté.NB:Mr Docteur Diakité Bakary,nous sommes toujours dans le système de feu Conté sans Conté,et avec l'actuel régime la page de l'injustice,corruption et l'impunité ne sera pas touner dans notre pays.Le président Alpha Condé plus de sang de nos fréres et soeurs trop c'est trop,il est temps d'arrêter de tué les guinéens,nous sommes fatigués de la violence et la dictature du régimes criminel. | |
| B. Ourouro Bah | 20/08/2012 18:56:38 |
| Mon cher Bakary, Tu mets l’accent avec tant d’insistance sur le communautarisme que je crains que le médecin que tu es ne confonde en l’occurrence les symptômes que sont les replis identitaires et l’ethnocentrisme avec la cause de la maladie qui est la mauvaise gouvernance. Je suis d’accord avec toi sur plusieurs points : sur le fait que Alpha « a hérité d’un système prédateur et corrompu qu’il n’a pas voulu changer et qu’il ne peut pas réformer. », sur le fait que l’opposition perd son temps en insistant sur des élections législatives que le gouvernement est entrain d’utiliser pour gagner du temps, éviter de parler des vrais enjeux et noyauter le débat. Mais de grâce, évitons la langue de bois. Ta lettre est pleine de mots génériques et subjectifs du genre : Que chacun prenne son courage à deux mains ! Ce sont là des holàs à interprétation multiple avec un effet nul sur le champ de l’application réelle. Aussi, il est futile de nos jours de parler d’"’intolérance, l’égoïsme, l’ethnocentrisme, unité, main tendue..." ou de faire des suppliques pour que chacun change. Se lamenter sur l’internet ou interpeller un homme qui démontre chaque jour qui passe être un psychopathe politique ne sont pas de mise. On est familiers avec ces tares politiques de nos dirigeants. On peut les identifier facilement car elles sont la marque déposée de notre histoire. C’est une perte de temps que d’écrire, de cajoler ou de raisonner un président que l’on a tous reconnu être un autocrate, prêt à tout faire pour régner jusqu'à la mort. La conclusion qui s’impose c’est la poursuite du combat. Il est temps de dépoussiérer l’atmosphère du débat et de faire le constat que les sacrifices de naguère et des décennies n’ont pas aboutis, que les promesses ont été trahies, que le changement a été détourné, noyauté, exécuté et enterré par l’équipe de Condé. Alors, point besoin d’incantations ou de lamentations, d’appels à la réconciliation ou au changement des mentalités, pour que le débat s’instaures. Les hommes de bonne volonté sortiront de l’ombre du conditionnement ethnique pour se reconnaître et pour reprendre les sentiers tortueux du combat pour la démocratie. Visant le même but, ils seront armés de courage, de patience, de tolérance et de compréhension mutuelle qui procèdent non pas d’une quelconque fraternité guinéenne ou de la peur que le pays ne s’embrase mais d’avoir identifié la route là suivre et l’objectif à atteindre. L'eclatement de la nation avec lequel les cadres guinéens s’amusent à se faire peur, justifier leur inaction ou faire avancer leurs ambitions personnelles ne se dissipera qu’à travers de telles démarches. Parque nous devons parler et ne jamais nous taire, parlons utile. Parlons de programmes concrets et faisons des propositions sur lesquelles on peut débattre pour accélérer la défaite du nouveau tyran. Pour ma part, il y a un minimum sur lequel il sera facile de s’entendre et qu’il faut inclure dans le débat et le combat qui s’annoncent : 1) La lutte effective contre l'impunité. Que des présumés coupables de crimes contre l'humanité soient mis en garde là vue et virés du gouvernement. Il y va de la santé mentale de la nation, de sa renommée morale ainsi que de son devenir. Que les victimes soient organisées pour qu'elles instruisent les crimes contre-elles commis et que le gouvernement fasse un minimum d'effort pour les soulager. Que le gouvernement qui a publiquement reconnu que le système judiciaire guinéen est corrompu et déliquescent transmette le dossier des crimes contre l'humanité à la CPI et demande l'assistance de la CEDEAO pour les autres cas. 2) La lutte effective contre la prédation économique : Un mémorandum sur tous les deals financiers, miniers et autres doit être soumis à l'examen du CNT, des bailleurs de fonds et de l'opinion nationale. Nous devons insister pour qu’il y ait un fonds social pour les revenus miniers et une surveillance structurée avec l’assistance d’organisations internationales de développement et de bonne gouvernance. 3) Une conférence nationale est une condition pour que la Guinée sorte de l’ornière de la répétition de sa mauvaise histoire. Il faut visiter le passé, le documenter et mettre la lumière sur les complots, les assassinats, et les vitupérations ethniques. 4) Une révision constitutionnelle dans un débat ouvert et non en catimini est plus que jamais requise. Il est honteux pour les intellectuels guinéens d’avoir accepté un « toilettage » de la constitution en catimini avec la signature de l'ancien putschiste Konaté dans la précipitation vers les élections présidentielles. 6) La mise en place du « Pacte Social » dont tu parles, doit aller au delà du vague « d’exiger le respect de loi et de la justice sociale, le refus de l’exclusion ». Elle doit être un ensemble de procédures claires de recrutement, de promotion et de licenciement dans la fonction publique. Sinon c’est un vœu pieux ou de la simple cosmétique verbale. Je fais mienne la condition que tu poses pour la Guinée : C’est uniquement en ce moment que Dieu changera quelque chose pour nous ! Force est de constater que nos chemins sont si différents que je crains qu’ils ne soient irréconciliables pour le moment. Je te retourne gracieusement le geste de m’inclure dans la liste des destinataires de ta lettre. Tu trouveras ci-joint une copie d’un article sur l’unité nationale. Cette dernière n’est qu’un carcan vide de sens et plein de menaces quand sont absentes les règles minimales d’équité et de droit comme c’est le cas en Guinée aujourd’hui. On a le choix de chercher à sauver ce corps vide et malade avec une prolongation superflue de souffrance. Ou de le disséquer pour en extirper le mal. Bonne journée. B. Ourouro Bah | |
| Cellou Barry | 20/08/2012 21:11:44 |
| La Guinée a une constitution et une dévise nationale ainsi que des institutions républicaines. Le président a l'obligation de respecter ces entités. Mais il ne le fait pas. Voila la source du mal guinéen. L'absence d'un esprit républicain et nationaliste chez notre chef d'état est un véritable obstacle au développement de notre pays. Un président qui n'a pas encore déclarer son patrimoine personnel et qui n'a pas pris le temps de faire le tour de son pays depuis élection ne peut nullement prétendre apporter le changement tant attendu. Il doit pourtant comprendre que les Guinéens ont élu un Président de la république et non un Gouverneur pour Conakry. Pourquoi vouloir toujours envoyer des missionnaires à l'intérieur et ne pas se déplacer lui-même pour écouter et constater la souffrance de ses compatriotes. | |
| Tidiane | 21/08/2012 00:47:40 |
| je voudrais juste dire à ceux qui disent dans leur commentaires etre d'accord avec ce que propose de Diakité dans ce texte, ne tombez pas dans le piège. Diakité est un manipulateur comme Alpha Condé. il tenait les mêmes propos voire plus durs lorsqu'il était coordinateur de force vives ici en France. il nous faisait courir partout ici nous la jeunesse. parfois jusqu'à minuit, sous le froid. on était loin de douter qu'il nous utilisait, il nous manipulait à sa guise; mais en réalité, il roulait pour Alpha. C'est un opportuniste de la première classe. je vous informe qu'il était dans sa ville natale Siguiri lorsqu'on y organisé la chasse aux peuls. à son retour à Paris il a hermétiquement fermer sa gueule. depuis que Alpha est la il ne pas une mois sans qu'il est des morts. Diakité ne dit jamais rien. chers combattant on ne doit plus tomber dans le piège tendu par ces faux orateurs. | |
| Barros Diallo | 21/08/2012 07:53:57 |
| «Toute la classe politique (pouvoir et opposition) doit se retrouver autour d’une table pour poser les énormes problèmes qui assaillent notre pays : les problèmes de santé, de sécurité, d’éducation, de justice, de citoyenneté, d’infrastructures routières, d’adduction d’eau, d’énergie…». Dr Diakité, je ne crois pas qu'on aille à des élections pour gouverner avec son opposition , donc les problèmees de santé et autres que vous citez plus haut relèvent uniquement de la gouvernance et du pouvoir issu des urnes. Arrêtons ce consensus qui couvre l' incompétence. Que ceux qui ont soutenu Alpha sur la foi de son "programme", l'aident à le mettre en oeuvre pour le bonheur des guinéens. Ou alors que les guinéens lui retirent leur confiance aux prochaines élections. Le véritable problème, à mon avis, dont il faut parler autour de la table du dialogue est celui du respect des lois et de l' anéantissement de l' ethnocentrisme politique. Bref, redéfinir comment nos communautés (sans tabou ou hypocrisie) vont devoir vivre ensemble à nouveau. Certaines douleurs sont si profondes qu' un simple sparadrap de pseudo-réconciliation nationale ne ferait qu' infecter les plaies. Il faut un nouveau pacte national, de nouveaux accords... de nouvelles lois qui consacrent notre communion. La marche arrière, pour être crédible, devrait nous ramener jusqu'au 27 septembre 1958, un jour avant le NON aux Français, afin que nous puissions, forts de ce que nous savons maintenant, nous dire ces choses que nos aînés (peut être par hypocrisie ou excès d'espoir) n' ont pas oser prononcé ce jour. Ces murmures dans les familles (les ethnies) qui ont fini pour atteindre le sommet de l'État au point de devenir assourdissants et nous faire perdre l' équilibre social. Donc oui au dialogue national mais pour parler de ce qui nous divise (contrairement à vouloir le taire) et non l' hypocrisie qui nous lie. Afin que l'état et la nation guinéenne puissent donner une place à chacun de ces citoyens quelques soient ses préoccupations fondamentales. Certes,dans toute société civilisée , les problèmes socio-politiques se règlent par le dialogue,véritable socle du jeu démocratique qui, à son tour et grâce à la liberté de choix qu'il octroie au citoyen (quelques soient ses motivations, même ethniques), règle la question de gouvernance. Le problème n' est donc pas la partisanerie politique ou ethnique mais, vous l' avez bien dit: «Nous venons d’organiser l’élection présidentielle en 2010, dans un climat politique de haine et de violence, avec la plus grande confusion. Nous voyons les résultats maintenant». À l'avenir, tachons donc d'éviter la confusion qui naît souvent de cette tendance guinéenne à contourner les principes de base du jeu démocratique (à savoir le respect des droits et des libertés dont celle du citoyen et du peuple à choisir son destin) au nom d' un consensus béat fondé sur l'hypocrisie (négation des droits et libertés et omerta sur les violations) d'acteurs socio-politiques tous aussi douteux les uns que les autres. Autrement dit, le problème de 2010 relève du fait que nous avons laissé parler, au nom du peuple, des hommes en quels nous ne faisions pas confiance et qui se méfient les uns des autres.Bref, Un consensus fondé sur l' hypocrisie. Puis, au lieu de faire front commun pour éviter les prévisibles abus d'un pouvoir sans contre-pouvoir, condamner ce qui mérite de l'être pour donner l' exemple au peuple l' image d' une véritable famille (nationale) et ainsi barrer la route à toute velléité ethno-politique, les leaders d'opinion, dont vous même Dr Diakité, se sont livrés à une compétition de soutien aux politiques, laissant ainsi le peuple proie à la guise de ces derniers. Votre crédibilité de sage conseil (qui ne devrait pas remettre en cause votre liberté de choix) en souffre aujourd'hui (vous n'êtes pas seul; j'espère que vous en êtes conscient) et cette fois, il sera difficile de se dissocier de l'équation: Toute l' élite s'est embourbée, le peuple n'a fait que suivre! Le dialogue doit donc impliquer tout le monde, pas uniquement la classe politique qui ne discutera que de questions électoralistes. Le peuple doit reprendre sa place et son pouvoir! | |
| Mono | 21/08/2012 10:12:50 |
| Ib Diallo-kakande, la haine contre le Peulh de Guinee a ete le projet de AST et AC est entreind de le poursuivre en se trompant d'epoque. A cela s'ajoutent la reussite des Peulhs dans le business et la peur de l'autre de faire connaitre le veritable probleme du Guineen. | |
| bah forever | 21/08/2012 14:24:27 |
| Encore un autre Docteur pour nous enseigner quoi? On est fatigué avec ces docteurs et ces professeurs, je suis sûr que la Guinée est le pays qui regorge de plus des docteurs au monde, mais moi je suggère à tous ces profs et à tous ces docteurs ES d'aller demander à Alpha Koné de rentrer au Burkina et de créer un petit État labas avec l'ensemble de ces docteurs et ces profs qu'ils vont gouverner à leur manière. Et je rappelle à ce docteur diakité qu'il n'y pas de majorité présidentielle en guinée comme il l'affirme dans sa lettre, ce docteur diakité pense que lui est son professeur vont continuer à nous distraire vous allez être surpris. | |
| Diallo | 21/08/2012 19:33:24 |
| Bakary diakité tu es un vrais menteur Ne vous inquièter pas les peule ont les yeux ouvert maintenant. ton blabla ne passe plus on vous connais, tu étais président de force vice en France et tu faisait campagne pour ton alpha con-dé.je te demande de la fermez ce mieux pour toi. | |
| Abdoulahi Bah | 22/08/2012 00:31:45 |
| J’y vois une analyse qui, au départ, cherche à convaincre par son objectivité : “Nous venons d’organiser l’élection présidentielle en 2010, dans un climat politique de haine et de violence avec la plus grande confusion. Nous voyons les résultats maintenant… A côté de la misère économique et morale des populations, c'est l'insécurité qui gangrène de plus en plus le pays avec un risque réel pour la paix sociale… A l’heure actuelle, tous les guinéens et tous les amis de la Guinée constatent que la situation sociopolitique dans notre pays devient de plus en plus inquiétante sur les questions des droits de l’homme, de justice, ou de démocratie, en somme de l’Etat de droit … Les tueries de Zogota et les émeutes de Siguiri viennent mettre en lumière la situation dramatique que vivent nos populations dans l'impunité la plus absolue”. D’où un Constat : “Ces évènements tragiques démontrent une fois de plus que les difficultés sociopolitiques de notre pays relèvent plutôt de la mauvaise gouvernance, et que nos divisions ethno-régionales en sont aussi indirectement la conséquence… Je n’ai pas de mots assez forts pour condamner les auteurs et les commanditaires de ces barbaries perpétrées de sang froid contre ces populations. Les tueries récentes et toutes celles perpétrées depuis les élections présidentielle 2010 restent à l’actif du gouvernement actuel qui doit tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ces massacres de populations civiles”. Paradoxalement, M. Diakité tombe tout à coup dans l’incohérence totale car, dans cette logique, on se serait normalement attendu à ce que M. Diakité exige comme solution conséquente au mal guinéen le départ immédiat de l’équipe au pouvoir : Alfa Condé DEGAGE! Se gardant de tirer toute conclusion faisant du clan de canailles agbansalé le responsable avéré du mal guinéen, celui-ci met en cause toute la classe politique guinéenne, entendons l’opposition, et tous ces autres guinéens tarés qui ternissent l’image du pays. Aussi, M. Diakité sort de notre mémoire collective cette vieille idée de Conférence Nationale et, comme pour dire : Voici la solution miraculeuse à la crise actuelle! “L’Urgence Vitale pour notre pays aujourd’hui, reste et demeure, ici et maintenant la convocation d’Assises Nationales par le chef de l’Etat …”. Mais, vu que M. Diakité est bien loin de remettre en question la (prétendue) légitimité du pouvoir en place incarnée par Son Altesse- qui- n’attend-de-ses- sujets que dévotion, prosternations et doléances, une rectification s’imposait: “Je demande solennellement à l’opposition de prendre l’initiative de solliciter auprès du Président de la république le Professeur Alpha Condé et la majorité présidentielle, la tenue d’Assises Nationales pour la réconciliation le plus rapidement possible”… Au final, à la toute fin de la lettre de M. Diakité, on lit comme suit l’objectif véritable poursuivi dans cette “Lettre ouverte au Président … ”: “Pour ce qui me concerne je suis prêt à consacrer mon énergie pour promouvoir ce Dialogue National…” Le docteur Diakité serait-il à la recherche d’un poste plus lucratif lors d’un éventuel remaniement du gouvernement d’Alfa Condé? Le cas échéant, pourquoi toute cette acrobatie pour si peu? Pourquoi un discours de plus pour endormir les guinéens? La profession de médecin serait-elle synonyme d’anesthésiste? Sachez, docteur Diakité, que les guinéens en ont marre du cirque et que le vrai changement auquel tous, sinon l’écrasante majorité, aspirent viendra désormais de la rue. Abdoulahi Bah | |