|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le malheur de la Guinée : ses dirigeants depuis l’indépendance !
La Guinée, château d’eau de l’Afrique Occidentale peut fournir gratuitement eau et électricité à toute la CEDEAO et pourtant, elle vit assoiffée, dans le noir. Son sol à lui seul peut remplir tous les greniers des pays de l’Afrique de l’Ouest et les guinéens meurent de faim. Son sous-sol peut ravitailler en minerais plusieurs industries et promouvoir l’emploi, mais des milliers de chômeurs voient des navires minéraliers emporter vers d’autres cieux, la terre de leurs ancêtres sans aucune transformation minimale locale. Avec toutes ses richesses, la Guinée est classée 160 sur 177 pays les plus pauvres de la planète. Il a fallu pour en arriver là, deux présidents seulement. Le premier pendant 26 ans et le second qui continue, soufflera sa 25ème bougies dans quelques mois. La solidarité dans l’épreuve a disparu. Tous les guinéens vivent, réussissent ou échouent seuls. Personne n’a plus confiance en personne. Cet effritement du tissu social est à la base de la perte des valeurs qui inexorablement conduisent les guinéens vers un matérialisme frénétique dans la recherche du bien-être de telle sorte que tout le monde cherche à vivre dans l’opulence quel qu’en soit le prix. La Guinée est un ensemble d’accident. Lansana Conté est le plus grand accident de l’histoire de la Guinée. Il a pris le pouvoir assis sur le bras d’une chaise, regardant le colonel Diarra Traoré qu’il fera vite assassiné, lire le texte de déclaration du comité militaire de redressement national. Le peuple avait les yeux sur ce colonel de l’ethnie du défunt président et déjà, instinctivement, le peuple a préféré Conté et son régime militaire à Traoré avec en filigrane, la reconduction de 26 ans de pouvoir malinké sans partage. Ce choix, paresse politique ou inconscience collective ou absence atavique de mémoire coûte à nos jours à la Guinée, sa condition actuelle de vie. Un peuple n’a que le dirigeant qu’il s’est lui-même choisi. La guinée paie au prix fort du sang de ses fils, son incapacité à gérer par elle-même sa destinée. Elle a mis son avenir entre les mains d’un sergent inculte et assoiffé de sang. Elle paie et l’Afrique avec elle, pleure. Et pourtant 3 fois le peuple a pris le pouvoir au sanguinaire, et par trois fois, le lui a rendu. De son village, il dicte sa loi au pays, personne ne bouge ni ne pipe un mot. Ses bérets rouges et la gendarmerie nationale son là pour faire respecter l’ordre, son ordre. L’inflation galopante, la fermeture des usines et la pauvreté endémique éveille alors la force endormie qui comme un boa, s’est déversée dans la rue pour réclamer ses droits légitimes d’abord, puis petit à petit, pour réclamer le changement de régime. Prise de pouvoir par un syndicat en Afrique ! Situation inédite en Afrique, trois fois, c’est trop. Syndicat en Pologne, syndicat au Brésil ! Il faut tuer le serpent dans l’œuf. La communauté internationale, le club des chefs d’états africains tout le monde veut que les troubles fêtes guinéens retournent à leur marteaux et boulons pour que la machine continue à tourner. Blanc seing est donné à Conté au travers d’un silence international assourdissant. Et a Conté de dire aux travailleurs en grève « je suis un tueur, je n’hésite pas à tuer ». Et Conté commença à tuer et à tuer 200 guinéens aux mains nues offrant leur poitrine au souffle de la liberté et aux balles du sanguinaire. Depuis 49 ans, ce peuple ne connaît que la violence de son armée dite nationale et républicaine qui ne sait tirer que sur lui. Et les mercenaires du Libéria, de la Sierra Léone et de la Gambie qui s’en mêlent : 4 armées (Guinée, Guinée-Bissau, Libéra et Sierra Léone) pour se battre contre des femmes et des enfants armées de pierres, de cris et de larmes de désespoir. Où était le droit d’ingérence de la communauté internationale pour ce cas patent de crime contre l’humanité ? Complicité coupable et la communauté internationale devra répondre du banc des accusés où elle n’a cessé de s’asseoir pour tous les peuples du monde qui ont compté sur elle pour se sortir des griffes de leurs oppresseurs qui ne sont pas plus d’une centaine par pays. Quelle honte ! Lansana Conté est le pourvoyeur d’armes de Gbagbo de la Côte d’ivoire. Ce dernier veut éteindre le feu chez lui pendant que Conté veut en allumer un chez lui. Une Guinée déstabilisée n’arrange pas une Côte d’Ivoire extenuée par une si longue sécession. C’est pourquoi, des missions de bons offices sont envoyées auprès de Lansana Conté avec en prime, une cerise sur le gâteau, Lansana Kouyaté, ami personnel de Gbagbo. Kouyaté plus que tout autre candidat qui d’ailleurs pourrait être au service de la France. Donc, un Lansana Kouyaté au service de Gbagbo, mis au service de Lansana Conté pour calmer les syndicats et le tour est joué. Conté a facilement été convaincu par le président ivoirien qui a certainement du lui tenir le langage suivant : « tu n’as rien à craindre, accepte de nommer Lansana Kouyaté premier ministre. Donne lui tous les pouvoirs du monde. Il sera aussi lié que mon premier ministre qui lui m’a été imposé par la communauté internationale elle-même ! Banny à la primature m’a permis de protéger mon fauteuil. Fais la même chose avec ton homonyme ». Comme disait l’autre, entre l’œuf et le bœuf, le syndicat a choisi l’œuf. Tous les membres du syndicat sont actuellement en danger de mort. Conté va chercher à les éliminer un à un, même s’ils sortent du pays. Conté est un animal malade qui a été blessé et qui se cache derrière Lansana Kouyaté pour se diriger lentement mais sûrement vers sa proie, le syndicat guinéen. Quelles sont les véritables solutions ou propositions de sortie de crise pour la Guinée ? 1°)- Il faut une intervention de la communauté internationale pour mener Conté et son Clan devant un tribunal spécial pénal international. 2°)- En attendant il faut bloquer tous les avoirs extérieurs des dirigeants corrompus guinéens. 3°)- Suspendre les officiels du régime de Conté de toutes les arènes internationales et étendre des mesures capables de mettre la FITNA (troubles) sur les dirigeants guinéens, jusqu’à capitulation de ce régime. 4°) Constater de la vacance du pouvoir et la gestion de celui-ci par l’Assemblée Nationale qui sera chargée d’organiser des élections libres et démocratiques selon les termes de la loi fondamentale. Lansana est accidentellement arrivé au pouvoir et s’y maintiendra par beaucoup de violence et une ruse brutale. Lansana est obligé de mourir arque boutés au pouvoir car la perte de celui-ci signifierait pour lui, sa famille et son clan un rendez vous devant un tribunal pénal international. Il mettra donc son pays à feu et à sang pour ne pas être pris vivant. Ainsi, aujourd’hui, la réaction de Lansana Conté me donne raison. La vingt cinquième heure arrive en Guinée à toute vitesse. Lansana déclare qu’il a déjoué un complot qui aurait mis le feu à la Guinée. Le peuple réclame de comptes. Des arrestations seront opérées. Des condamnations à mort seront prononcées dans toutes les préfectures et, puisque l’on a pris la peine de préciser que les « comploteurs » sont de toutes les ethnies, alors l’ancien geôlier de Sékou Touré devenu tueur agréé, va commencer la danse macabre des mises à mort après de succincts jugements. Peuple de Guinée, Lansana Kouyaté dès le départ, était un pion qui a permis au serpent de se maintenir au pouvoir. Lansana Kouyaté est un pauvre ambitieux, inintelligent à souhait qui est victime de sa cupidité. Le serpent s’est débarassé de lui et a réussi à en faire le bras armé d’un syndicalisme comploteur. Lansana Conté va tuer Lansana Kouyaté et décapiter le syndicat. Le grand perdant, sera encore une fois, le peuple de Guinée, ce brave peuple qui toujours, limite l’horizon de son regard à la pointe de ses sandales. Professeur El Hadj Hamidou Diallo
0 commentaire(s) || Écrire un commentaire |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||