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Guinée: Baadikko montre le chemin au Collectif / ADP2012-08-31 12:26:45 Alors que leur coalition ne participe pas aux actions du Collectif / ADP, le porte-parole du FDP, Mamadou Bah Baadikko se met en avant pour mettre en application les recommandations du Collectif et son allié ADP : « Nous avons pris acte de la décision du Collectif et de l’ADP. L’UFD a bel et bien un représentant à la CENI et un autre au CNT, mais nous n’en avons pas au gouvernement. Je puis vous dire qu’on a fait que nous suivre. Nous avons déjà retiré officiellement notre représentant à la CENI (Amadou Oury Diallo dit Goudron). Nous avons anticipé en adressant un écrit au président de la CENI pour récuser notre représentant. Malheureusement, nous n’avons pas le pouvoir de le déloger de son siège. Seulement, il n’a plus le droit de parler au nom de l’UFD », a-t-il déclaré devant la presse (Lire). En ce qui est du CNT, le porte-parole du FDP déclare : « Notre représentant du CNT siège jusqu’à ce qu’on ait la situation claire par rapport au dernier cas que le CNT a actionné. Si le CNT nous avait fait savoir que le Conseil économique et social devrait faire partie des gens avec qui on devrait négocier, nous ne serions pas allés. Or, tout le monde sait que le président du CES est un militant du RPG. Il a fait la campagne de ce parti à Gueckédou, en Guinée forestière et partout. En tant que président d’une institution, il avait le droit de réserve. Il ne l’a pas fait. Quand une telle institution nous appelle, nous n’irons pas. C’est du bluff, de l’amalgame et de la diversion » ( Une note à Baadikko et aux autres leaders politiques guinéens : Quand on est invité à une rencontre politique, l’invitation doit contenir un minimum d’informations pour que vous y accordiez de l’importance et y répondre : - Le thème ou l’objet de la rencontre - La date, l’heure d'ouverture et la durée prévue de la rencontre - L’organisateur et tous les acteurs associés à l’organisation - La liste des institutions et autres partis invités Si un de ces éléments manquent, soit c’est un piège qu’on vous a tendu soit l’organisateur n’est pas sérieux. N’y allez pas ! ) Dans ses réactions, Baadikko va même plus loin, en dénonçant les récentes agressions contre les leaders du Collectif / ADP et, en conséquence, en demandant officiellement une implication de la CEDEAO, de l’Union Africaine et des Nations Unies dans la crise guinéenne (Lire). Les concernés eux, Cellou, Sidiya, Abé Sylla et Kouyaté en tête, continuent d’hésiter de faire appel à la communauté internationale malgré qu’ils disent être victimes de tentative d’assassinat le lundi 27 aout 2012. Logiquement, ils sont obligés de faire un tel appel désormais, à moins qu’eux-mêmes ne croient pas à ce qu’ils disent: que le pouvoir a fait tirer sur le véhicule qui les transportait et qu’on a voulu les tuer. Si le pouvoir qui vient de donner une leçon à tous les habitants de Zogota veut vraiment les tuer, alors ils mourront certainement avant la fin de cette année sans l’implication de la communauté internationale. A moins que …. Ils sont prêts à abandonner leurs revendications et laisser le Parlement aussi à Alpha Condé et à son parti RPG. Par ailleurs, l’opposition doit se rappeler que c’est son hésitation et son inconséquence qui nous ramènent toujours en arrière en Guinée. Elle a fini par accorder ses prérogatives aux organisations lâches et opportunistes qui se disent société civile en Guinée. Beaucoup de ces organisations ont été créées sous Conté à l’initiative et par les financements du pouvoir ou d’Alpha Condé, surtout les organisations des femmes et des jeunes. Les organisations dites religieuses ont prouvé qu’elles sont corrompues, intéressées et même affectées par le virus de l’ethnocentrisme et du régionalisme massivement cultivé par Alpha Condé en 2010. D’autres organisations de la société civile sont des pures et simples regroupements ethniques pour des intérêts opposés à l’esprit national et de notre constitution. Tous ces faits sont vérifiables et les acteurs de la société civile ne veulent être mêlés à quelque chose que lorsqu’il s’agit des rencontres où l’on peut avoir des primes et obtenir des postes. Ils ne se soulèvent que par secteur professionnel pour des intérêts limités aux leurs. Quand il s’agit du droit des citoyens et de la démocratie, ils ne sont pas concernés. « C’est le domaine des partis politiques », disent-ils. Nous prions donc l’opposition d’assumer désormais son rôle en refusant toute implication de cette société civile guinéenne pourrie et principale responsable du retard politique de la Guinée (Lire). Il faut réduire l’équation en Mouvance présidentiel et Opposition pour avoir une véritable clarté et parité dans les organes qui gèrent le processus politique en Guinée. Sinon on tournera indéfiniment pour revenir au même point, quel que soit le locataire du Palais présidentiel. En ce qui est du CNT, si l’opposition retire vraiment ses représentants de ce machin, alors il n’y aura plus de voix raisonnable et digne pour apporter la qualité et l’équilibre dans les débats et éviter que les lois ne portent que la couleur du parti au pouvoir au nom de toute la nation. Dans ce cas, il faut officiellement prendre la mesure conséquente de la première (Le retrait ou la récusation de ses représentants) pour renier à ce regroupement de corrompus et d'opportunistes tout droit de délibérer au nom du peuple guinéen. Sinon Alpha Condé pourrait s'appuyer sur des lois dictées par lui, taillées sur mesure et servies à sa table par un tel organe illégitime. Désormais, il n’y a que le Pouvoir et l’Opposition en Guinée. Le parlement sera élu quand les conditions d’élections législatives transparentes et démocratiques seront réunies. L’opposition doit également demander officiellement aux institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI, l’Union Européenne, de s’abstenir de toute mesure pour ou au nom du peuple de Guinée avant que nous n’ayons une Assemblée Nationale représentative qui garantit une gestion transparente et responsable de l'Etat et de nos ressources. Sans de telles fermetés et clairvoyances, mêmes ces institutions qui douteraient de la capacité de l’opposition d’offrir une alternative valable au pouvoir se sentiront obligées de collaborer avec ce qui est en place en exécutant leur part de programmes pour la Guinée. Espérons que Baadiko restera dans sa logique actuelle et que les autres politiciens n’auront pas le complexe de suivre son exemple ! SADIO BARRY Selon RFI: les actes suivent les paroles en Guinée: écouter
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