2012-09-03 23:05:25
Même mort, Michael Jackson a réussi vendredi dernier 31 aout 2012 à voler la vedette au festival international d'art cinématographique de Venise où le réalisateur américain Spike Lee a fait l'événement en présentant un documentaire sur le "King of Pop" intitulé "Bad 25", à l'occasion du 25e anniversaire de la sortie de l'album "Bad".
"Il y 25 ans jour pour jour sortait l'album Bad, et il y a deux jours c'était l'anniversaire de Michael, né le 29 août 1958", a rappelé lors d'une conférence de presse le réalisateur de "Malcolm X". Pour son documentaire, Spike Lee a recueilli les témoignages de pointures comme Martin Scorsese (réalisateur du clip "Bad"), le producteur Quincy Jones, Mariah Carey et Sheryl Crow, mais aussi de musiciens, danseurs et techniciens de talent qui l'entouraient.
"On a voulu se concentrer sur la musique et le génie de Michael Jackson, c'était une opportunité de se plonger dans son processus créatif", a déclaré Spike Lee.
Alors que la tragédie humaine de Michael Jackson (MJ) face à ses procès et à ses dépendances, ainsi que sa mort soudaine, ont obscurci sa sortie de scène, Spike Lee a cherché à montrer le caractère exceptionnel de cet artiste qui a vendu 100 millions d'albums avec "Thriller" et enchaîné sur un autre succès avec "Bad". "Comment faire pour donner une suite au succès phénoménal de Thriller, la meilleure vente d'albums de tous les temps ? Michael était sous une pression énorme", a rappelé le réalisateur qui, pour ce film, a bénéficié du soutien de la maison de disques et de l'entité gérant l'héritage de l'artiste.
"On voit des choses dans ce documentaire que vous n'avez jamais vues nulle part ailleurs dont des images filmées par le chanteur en personne", a-t-il souligné. Des images prises sur le tournage de ses clips un homme enjoué qui s'amuse tout en restant un grand professionnel. "Ce documentaire montre un côté plus personnel de la légende. Il avait un grand sens de l'humour et était très drôle", tient à souligner Spike Lee qui a lui-même reconnu la fascination qu'exerçait sur lui l'artiste disparu en 2009 : "J'ai grandi avec Michael Jackson à partir des Jackson 5. Je voulais être MJ : je me suis fait moi aussi une coiffure afro, mais je ne suis pas allé plus loin!", a-t-il plaisanté.
Le réalisateur a aussi mis l'accent sur la capacité de travail de cet homme hors du commun, un bourreau de travail à la recherche de la perfection : "On ne voyait pas la sueur et les larmes que lui coûtait son travail, on voyait seulement le produit final. Outre le chant, la danse faisait partie de l'essence même de Michael. Fred Astaire et Gene Kelly étaient parmi ses plus grands héros", a-t-il déclaré.
Loin des scandales qui ont entouré MJ de son vivant, Spike Lee choisit de remettre au premier plan l'artiste hors pair à travers un documentaire de deux heures retraçant la genèse et le succès de l'album "Bad" sorti en 1987.
"J'ai travaillé avec Michael Jackson et je le considérais comme un ami, mais j'ai appris beaucoup sur lui en examinant les documents pour ce film", explique-t-il le réalisateur de "Malcolm X", qui donne à voir.
"Pas besoin d'être un fan inconditionnel de MJ pour apprécier ce film", rassure Spike Lee, qui a pu utiliser des vidéos filmées par Michael on en personne et jusqu'ici inédites.
Ce documentaire a été très applaudi par le public du Lido et Michael Jackson demeure King of Pop pour l'éternité que j'ai découvert émerveillé lors d'un concert au Parc de Princes, temple de mon club préféré et fétiche du Paris Saint-Germain où s'illustre déjà le génial et phénoménal Zlatan Ibrahimovic, une icone du football mondial ; en attendant les internationaux auriverde brésiliens : le défenseur "monstre" Thiago Sylva du Milan AC et le milieu offensif Lucas Moura de São Paulo.
Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH
Juriste et anthropologue guinéen
nabbie_soumah@yahoo.fr
Paris, le 03 septembre 2012

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