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Le colonel Issiaga Camara sera-t-il la dernière ou une autre victime d’Alifa Condé ?2012-09-06 23:53:54 Ce que la famille de Conté est en train de vivre depuis sa disparition est terrible. Le plus récent cas est le meurtre crapuleux et la confiscation injustifiable du corps de son neveux et responsable de garde le colonel Issiaga Camara! Le tort de cet officier, c’est d’être un militaire soussou qui peut avoir des relations dans le corps armé, notamment l’ancienne garde présidentielle de Conté et les Rangers. Cela suffit pour qu’il soit perçu comme une menace par tous les pouvoirs qui ont succéder à Conté. C’est ainsi qu’il sera arrêté, humilié, torturé et gardé en prison sous Dadis. Paradoxalement, ce sort arbitraire le suivra après l’avènement de la démocratie angbansannée: le 19 juillet 2011, Alifa Condé qui ne dort pas tranquillement, organise une scène de théâtre à Conakry pour en profiter et accuser ou mettre la main sur les personnes qu’il craint ou contre lesquelles il a des rancunes et qui n’ont pas adhéré à son alliance. C’est le cas de Bah Oury, Diallo Sadakadji, "De Gaule", "AOB", Issiaga Camara etc. (Lire). La première instance de justice qui devrait les condamner, après plusieurs mois de prison sans jugement, les innocente et ordonner leur libération. Paradoxalement, Alifa Condé se trouvait en France et devait défendre que l’Etat de droit est désormais effectif en Guinée. Les prisonniers restent détenus à Conakry. Face à la pression des avocats, le pouvoir dit avoir fait recours contre la première décision. Malgré sa maladie et son état physique qui ne supportait plus les tortures de la prison, malgré des décès dans sa famille, le régime angbansanné lui refuse et la liberté et le droit aux soins (Lire). Ce mercredi 5 septembre 2012, Issiaga meurt à l’hôpital dit-on. Paradoxalement, le régime prend soin d’annoncer que la Cour Suprême a cassé l’arrêt de non-lieu en confirmant la condamnation des détenus juste avant son décès. Voulait-on éviter de dire qu’Alifa a tué le Col. Issiaga en prison malgré que la justice avait ordonné sa libération ? Les faits semblent attester cela. Le pire pour la famille du défunt, c’est que son corps est fait prisonnier par Alifa Condé. En tant que musulman, on devrait rendre le corps le même jour à sa famille s’il était réellement décédé d’une mort naturelle. C’est l’inconvénient de mettre un cafre à la tête d’un Etat qui se veut pays de croyants. Alifa avait dit un jour ne pas être fier d’appartenir à la communauté musulmane. Cela n’a pas empêché des imams de faire sa campagne par corruption ou par ethnocentrisme. Dire qu’il y a la plupart des gens qui se faisaient passer pour des amis ou parents de Lansana Conté et qui doivent leur carrière et leur fortune à l’oncle du col. Issiaga avec Alifa Condé aujourd’hui ! Kiridi Bangoura, Fodé Bangoura, Keira, Mamadou Sylla, Cellou Mawdho qui pleurait pour la victoire de Conté etc. en sont des exemples. Au moment où les Guinéens sont indignés d’apprendre que des soins avaient été refusés à Issiaga Camara en prison, le conseil national de transition (CNT) sort un communiqué pour se plaindre d’être attaqué partout et de tous les milieux du pays selon ses propres termes. Il va jusqu’à rappeler aux Guinéens que la Constitution guinéenne garantit l’honneur et la dignité humaine en rapport avec le fait qu’il est critiqué par les Guinéens. Ce machin a toujours brillé par le silence lors des agressions racistes anti-peules et anticonstitutionnelles comme face à tous les crimes qu’on a vécus jusqu’au 27 aout passé en passant par Zagota. Et la conclusion qu’il tire de ces critiques du peuple est drôlement la suivante : « Les attaques contre le CNT proviennent de tous les côtés. Il est soupçonné, par les uns comme par les autres, d’appartenir au camp adverse, d’être l’instrument ou le complice de la faction opposée. Nul, heureusement, ne semble être satisfait de cette institution, en raison de sa neutralité. Cette constante attitude du CNT de ne répondre ni à l’une, ni à l’autre parties révèle l’évidence que le CNT, organe parlementaire, demeure sur la ligne médiane de l’impartialité que lui prescrit son rôle ». C'est-à-dire en résumé, « Comme je ne satisfais personne, c’est la preuve que je fais bien mon travail ! » Pas étonnant dans un pays où on fait la promotion de l’ignorance et de l’opportunisme depuis plus d’un demi-siècle ! Depuis le départ de l’administration coloniale, la valeur intellectuelle, la compétence et le patriotisme n’ont plus été un critère de choix à des postes de responsabilité en Guinée.
GUINEEPRESSE.INFO
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