2012-09-19 19:42:30
Les sociétés partenaires Way Mark et Sabari technologies ne doivent pas être maintenues après le départ de Mr Louncény Camara. La nouvelle CENI puisqu’il en faut une, devra reprendre le travail mal fait et illégal de l’ancien président de la CENI avec ses partenaires qui créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. Les arguments contre ces partenaires sont multiples. De mon point de vue, en ma qualité de citoyen lambda au service du peuple, en voici quelques unes.
- Sabari et son allié Way Mark sont illégalement recrutés puis qu’il y a eu vice de procédures de la CENI. Leurs recrutements ont été sans appel d’offre transparent.
- Il y a conflit d’intérêts à trois niveaux : (1) entre Way Mark et son ancien employé Mr Mohamed Condé. (2) en Afrique du Sud, Way Mark pourrait jouer le jeu en faveur du pouvoir actuel afin de garantir les accords passés avec d’autres sociétés amies. (3) Sabari est reconnu trop proche du RPG Arc-en-ciel.
- Il y a incompatibilité entre les kits de Way Mark et ceux de la SAGEM ce qui rend impossible d’incorporer les données de la SAGEM en la forme. Ce qui conduit à l’élimination de plusieurs milliers d’électeurs dans le Foutah Djallon par exemple où les appareils ont mal fonctionné et l’enrôlement trop partiel.
- Les audits du PNUD et de l’OIF ont montré les limites techniques sérieuses des kits de Way Mark et son partenaire Sabari. Rappelons que dans un article, A.H. Gandhi a déjà montré que la fraude est possible à tous les stades du processus électoral si Way Mark est l’opérateur retenu. Or, en cas de fraude, les risques d’instabilité du pays sont trop élevés et ne méritent pas qu’on s’y aventure.
- Way Mark est reconnu (selon les médias) impliqué dans de nombreuses élections ailleurs en Afrique qui n’ont pas été sans critiques de transparence et de fraude.
- A cause de ces deux partenaires de la CENI, il y a eu trop de polémiques et de suspicion de favoritisme.
- La gestion de la CENI ayant montré ses faiblesses (rapport d’audit de l’UE), il serait souhaitable que ces partenaires ne s’en mêlent pas pour leur propre crédibilité.
- Le rapport qualité /coût est très décourageant. Pour un budget initial de 3 millions de dollars, ce sont 16 millions qui seraient déboursés par l’État. Ce qui signifie qu’apparemment il y a 13 millions en surfacturation au préjudice des finances publiques donc du citoyen lambda. Ceci a été dénoncé dans maints sites dont Guinee58 plus récemment.
- Les arguments de dénonciation des services de la SAGEM ne sont pas convaincants.
- Les capacités techniques des kits de Way Mark comme le pouvoir d’enrôlement, la rapidité, la fiabilité, la sécurité des données, entre autres sont dénoncées. Or, elles sont capitales pour un enrôlement complet des électeurs qui en ont besoin et pour la gestion transparente des données.
- Il est possible de reprendre l’ancien partenaire, la SAGEM et lui exiger des corrections au vu du rapport d’audit du fichier de l’élection présidentielle de 2010. Je rappelle que la SAGEM même avait produit des cartes dites Alpha numériques qui de par leur nom même prêtaient à suspicion. J’étais personnellement contre ces cartes qui étaient conçues pour influer sur le fichier à certains endroits. Les récépissés biométriques étaient plus fiables que ces cartes.
- Si Way Mark n’est pas « une société boîte à lettres », elle ne troquera pas sa crédibilité internationale pour quelques millions de dollars.
- Tout ce qui est douteux n’inspire pas confiance. A Way Mark de choisir entre sa réputation et son partenariat à polémique. Si j’étais à sa tête, je ne troquerai pas la réputation de la compagnie pour un milliard de dollars même s’il faut la dissoudre le lendemain de l’encaissement des fonds.
- Et si des guinéens non des moindres avaient des actions dans Way Mark !!? Retour au 2 de cet article.
- Way Mark devra choisir entre la Guinée et son gouvernement actuel. C’est différent.
- Le Gouvernement a quant à lui un choix entre la Guinée unie et en paix et une société qui cherche de l’argent.
Ce n’est pas tout, mais j’estime ceci suffisant pour aider les décideurs de Way Mark et de la CENI à se prononcer en faveur de la bonne décision.
Labé le 18 Septembre 2012
M. Maladho Diallo « MD »

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