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La fête de l'indépendance: un discours et une démonstration d'inintelligence du président Alpha Condé.


2012-10-04 13:00:35

Fêter l'anniversaire de l'indépendance de la Guinée, est un événement important. C'est une fête nationale. C'est un jour d'union nationale. Le 2 octobre 1958, c'est une Guinée unie dans sa majorité qui a accepté avec orgueil de proclamer son indépendance vis-à-vis de la France. Fêter l'anniversaire de cette date symbolique, c'est bien  dans l'intention  de se souvenir de ce  grand moment d'unité nationale. Par conséquent, tout discours politique en ce jour de commémoration de l'indépendance, doit aller dans le sens de l'unité et de la réconciliation nationale. Ce n'est pas une fête pour un président ou un parti politique. C'est une fête pour tous les guinéens sans exceptions, aucune. Ce n'est pas une occasion pour indexer tel ou tel parti politique, ou tel individu. Ce n'est pas du tout une fête pendant laquelle il faut se faire des ennemis ou critiquer négativement l'opposition politique. Ce n'est pas une fête pour diviser la Guinée.

Imaginez-vous un président français qui critiquerait dans son discours l'opposition pendant la fête nationale commémorant le 14 juillet 1789? Imaginez-vous un président des Etats- Unis d'Amérique qui profiterait de la fête anniversaire de l'indépendance du 4 juillet 1776 pour fustiger l'opposition politique? Dans l'un ou l'autre des cas, ce serait un scandale. 

Le président Alpha Condé semble perdre totalement ses moyens de gouverner. Si les élections législatives ne sont pas tenues jusqu'à nos jours, c'est parce que le "président-professeur" a mis et continue à mettre des obstacles. Il aurait résolu le cas Louceny Camara depuis le premier jour. Mais, il a toujours déclaré qu'il était le président de tous les guinéens, que l'affaire Louceny était une histoire des partis politiques. Que la solution devait être trouvée par les partis eux-mêmes. En fin de compte, qui a résolu le cas Louceny? C'est bien sous la pression du «professeur-président" que Louceny Camara a en fin "plié les bagages". Ce sont des méthodes très connues de la politique-politicienne. La faute, c'est toujours dans le camp des autres. Dans son fameux discours, le président accuse tous ses prédécesseurs d'avoir pillé l'économie guinéenne. C'est ridicule et scandaleux. Le pilier du pouvoir du président Condé est constitué à 80 pour cent par des membres de l'ancien régime de Lansana Conté. Que peut-on apprendre de ce président aux démarches très douteuses et chancelantes?

Naby Laye Camara

Bruxelles


 

3 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

amar gaspary touré04/10/2012 14:40:01
FAUX cher compatriote
1- il y'a le discours officiel de la veille. Puisqu'il est officiel, c'est à cela qu'il aurait fallu se fier si vous même desiriez demeurer positif.
2- Si ce n'est eux qui ont pillé, qui serait ce alors ? Ils sont là pour des raisons de stratégie politiq mais ne gerent rien. Mieux, si après tout cela, l'IPPTE est obtenue, c'est que leur présence ne gêne rien au plan financier ou économiq.
zounou04/10/2012 14:48:26
Le peuple de guinée doit comprendre que Alpha condé etait ivre et drogué ce jour là. Il faut qu'on se debarasse de diable avant qu'il ne finisse de bruler la guinée.
SADIO BARRY05/10/2012 06:06:11
J'avais une fois dit qu'en connaissant Alifa Condé, je doute que ce personnage ait fait des études supérieurs en France. Alifa ne sait pas parler correctement français. Même l'accord des adjectifs qualificatif, Alifa ne le sait pas, ce qu'on apprend sans aller à l'école quand on vit en France. Ecoutons son discours de Boké:

<< En l’espace d’un mois, j’ai eu à ne pas respecter la tradition. J’ai décoré l’ambassadrice des USA et l’ambassadrice du Nigeria. Comme par hasard, ces deux personnalités sont des femmes. J’espère que partout où ILS SERONT, ILS VONT représenter la guinée et être ses ambassadrices.>>

Puis, Alifa continue son discours national en langue soussou, la langue qu’il maitrise, la langue dans laquelle il ne risque pas d’exposer ses carences. Discours en langue nationale au jour de la fête nationale, sans tenir compte des diplômâtes qui ont parcouru 300 km pour assister à cette fête.