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Dakar : la deuxième sortie de Diallo Sadakadji !
2012-11-17 17:58:00 Le 10 décembre 2010, en réponse à Alexis Loua qui s’attaquait à l’homme d’affaires Diallo Sadakadji, l’administration de GuineePresse avait écrit ceci : Deux ans plus tard, voici ce que nous trouvons sur ce compatriote dans un journal sénégalais qui reproduit un article du journal guinéen « La Lance » :
Un des cadeaux qu’Alpha Condé pourrait avoir fait à la Guinée est de pousser ce genre d’homme à sortir de la réserve et s’intéresser à la politique, c’est de faire de cet homme d’affaires patriote, un opposant politique. En effet, Diallo Sadakaadji, comme différentes sources, guinéennes et étrangères le confirment, est un des rares hommes riches du monde d’aujourd’hui qui croient et se comportent en bons musulmans, conscients du devoir de l'homme, en particulier des riches, envers la société. En effet, selon l’Islam, le devoir le plus important de chaque individu dans une société est d'aider, d'assister les faibles et les pauvres. Aujourd'hui, l’irresponsabilité des dirigeants, l'indifférence des riches vis-à-vis des pauvres et des déshérités constituent le mal qui détruit notre société: de plus en plus de personnes sont obligés de mentir, de voler, de se prostituer ou de tuer pour assurer leur survie. L’islam a voulu prévenir cette situation il y a quatorze siècles déjà en ordonnant aux riches de distribuer chaque année une part de leurs revenus aux pauvres (10%). Il leur recommande de poursuivre cette assistance autant que leurs moyens le leur permettent. En un mot, l'Islam exige de ceux qui ont des moyens, de secourir les déshérités et d'offrir des aumônes au Seigneur en les distribuant aux nécessiteux. « Vous n'atteindriez la (vraie) piété que si vous faites largesses de ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, Allah le sait certainement bien » (AL-IMRAN verset 92) « Donne donc au proche parent son dû, ainsi qu'au pauvre, et au voyageur en détresse. Cela est meilleur pour ceux qui recherchent la face d'Allah (Sa satisfaction); et ce sont eux qui réussissent. Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépens des biens d'autrui ne les accroît pas auprès d'Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la Face d'Allah (Sa satisfaction)... Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées » (AR-RUM versets 37-39) Dans plusieurs passages du Coran, Le Tout Puissant Allah Lui-même n’a pas hésité de se répéter là-dessus (Sourates Al-BAQARAH versets 183-185, AL-IMRAN verset 92, AT-TAWBAH verset 60, AL-ISRA verset 26, AN-Nur verset 22 et AR-RUM versets 37-39). Ainsi, les témoignages que nous obtenons sur cet homme d’affaires dont les compétences de gestion ne sont plus à prouver nous le présentent comme un homme bon musulman et un grand patriote Guinéen. Lors de mon séjour en Guinée entre les deux tours en août 2010, j’ai assisté à un entretien avec l’homme d’affaires en question à une occasion pratiquement inattendue. Je n’avais jamais vu l’homme auparavant même en photo. Dans l’entretien, quelqu’un fit allusion au fait que le leader de l’UFDG a beaucoup cédé aux partis alliés avec Sidiya (UFR, NGR, GECI), presque la moitié du gouvernement alors qu’il y a d’autres alliances à négocier encore. Les opinions étaient partagées sur la question. Alors Diallo Sadakadji qui écouta presque tout le monde avant de prendre la parole déclara qu’au fait, il n’est pas politicien mais qu’il pense qu’on ne fera jamais assez envers la Basse Côte si l’on veut aider les Guinéens. A peu près, voici ce que j’ai retenu des propos de l’homme qui m’ont fasciné ce jour: « La Basse Côte est la région locomotive de la Guinée. C’est surtout la région qui accueille tout le monde, tout le pays. Donc, tout ce qu’on donne à la Basse Côte revient à tous les Guinéens. A l’intérieur, les gens ont souvent des moyens de cultiver dans des champs et vivre en partie de cela. Les principales villes de la Basse Côte sont des grand-centres où les gens sont appelés à vivre seulement de leur emploi. Donc on devrait créer des projets qui créent de l’emploi dans cette région et permettre à ces populations de ne pas tomber dans la misère. Parce que dans les mêmes conditions, elles seront plus exposées à la misère que celles de l’intérieur du pays et l’insécurité va grandir dans la capitale vu que des milliers de familles et de jeunes venus de partout se retrouvent sans minimum vital et sans perspective. Aussi, nous connaissons tous Sidiya pour sa compétence et sa gestion rigoureuse. Moi je trouve plutôt rassurant qu’on confie à cet homme plus de responsabilité au moment où nous voulons redresser le pays pour mettre fin à la souffrance de notre population qui n’est pas trop nombreuse par rapport aux ressources que nous avons. Avec une gestion saine et un peu de bonne volonté, plus aucune famille guinéenne ne souffrira de faim dans ce pays. Il y a des Etats qui n’ont pas nos ressources mais qui assurent le minimum nécessaire à leurs populations » A la question si lui il croit vraiment que les nouveaux dirigeants ne vont pas décevoir cette noble vision et faire comme la plupart des nouveaux régimes africains, Monsieur Diallo répond : « Au fait, nous ne devons pas compter sur les politiciens pour cela. Le changement de régime se passe en Guinée par une transition et des élections démocratiques. Donc le pouvoir doit juste garantir un bon climat de travail. Nous nous donnerons les mains pour aider ce pays à retrouver sa place de perle de l’Afrique de l’Ouest. In Cha Allah ! » Par rapport à une question liée au déchirement du tissu social que l’Arc-en-ciel était en train de faire et des questions d’assises pour la réconciliation nationale, l’homme répond sereinement: « Vous savez, on ne réconcilie pas un peuple par des discours, des slogans ou des réunions nationales. Sinon, les régimes communistes révolutionnaires n’allaient pas tous échouer et finir par des dislocations ou des guerres civiles. C’est autour des projets et du travail pour le bonheur partagé de tous qu’un peuple devient une nation unie et solidaire. C’est ce que j’ai dit au début: créons des emplois et luttons contre la pauvreté à travers de grands projets de développement qui redonnent de l’espoir aux jeunes et soulagent les familles. On n’aura plus besoin de réunir les Guinéens pour leur dire de s’entendre. On sera une nation fière et solidaire qui commencera non pas à rivaliser entre eux mais à vouloir se comparer et à vouloir dépasser d’autres nations sur tous les plans. Tout Guinéen qui sera en compétition avec d’autres dans le monde sera soutenu par toute la nation comme un seul homme. Ce n’est pas dans les discours qu’on va atteindre cela et nous avons pris trop de retard par rapport au reste du monde. » En quelques minutes, il avait exposé tout un concept de développement sans y prêter lui-même attention. C’était dans une simple discussion occasionnelle, une causerie normale. J’étais si surpris par les bonnes intentions et le degré d’analyse de l’homme que je demandai à celui qui m’a amené à cette rencontre (visite) si je peux transcrire ça dans un article ? Ce dernier me le déconseilla vu qu’Elhadj (Diallo Sadakadji) n’a pas été consulté pour cela et ne s’y attend donc pas (Lire les articles et commentaires aux liens 1, 2, 3 et 4). Je pense que les Guinéens ont le droit de savoir la vérité sur cet homme dès lors que le régime Alpha Condé essaye de salir son image injustement. Il ne le mérite pas. D’ailleurs, en l’accusant personnellement, le président Alpha Condé a prouvé que même pour mentir, il est incompétent, un vrai toto. Tenez ! Il a affirmé que c’est Diallo Sadaka, Sékouba Konaté et Bah Oury qui ont fomenté le coup du 19 juillet 2011. Cependant, tout le monde sait que: - Diallo Sadaka n’avait pas de rapport avec Bah Oury mais plutôt avec Cellou Dalein qui n’était pas en bon terme avec son vice-président. Nous louons le courage et le patriotisme d’Elhadj Sadakaadji; mais nous demandons à toutes les personnes qui le connaissent ou qui ont des contacts avec sa famille d’intervenir pour le dissuader de rentrer au pays avant que le ciel ne s’éclaircisse un peu sur la Guinée. En effet, nous savons tous aujourd’hui qu’il y a un escadron de la mort qui se livre à des assassinats ciblés en Guinée. Il y a des extrémistes du RPG qui mettent la dépression haineuse et tribale de l’octogénaire Alpha Condé à profit pour liquider l’élite intellectuelle et d’affaires peules en Guinée. Ils y foncent d’autant plus fort et sans hésitation qu’ils pensent que seul Alpha Condé, qui va mourir au pouvoir comme Lansana Conté, en sera comptable demain. Aux moins deux des personnes avec lesquelles Diallo Sadaka et Bah Oury devaient être arrêtés sont mortes de mauvais traitements en prison. Les autres sont malades. On parle même d’empoisonnement de ces personnes par le régime. La Guinée n’a pas besoin de Diallo Sadaka en martyr. Lui et ceux qui ont échappé à ce régime condé ne doivent rentrer en Guinée que lors que des conditions préalables sont remplies ou des mesures de leur protection sont prises au moins au niveau de la communauté à cause de laquelle ils sont pris pour cible. SADIO BARRY
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