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LES BASTILLES A PRENDRE
Les récents évènement militaro-politiques montrent combien le départ de Kouyaté ne règle en rien le problème systémique auquel la Guinée et son peuple sont confrontés depuis cinquante ans. Certes Kouyaté en quatorze mois a accumulé les erreurs. Manque de réactivité par rapport aux difficultés urgentes des Guinéens à court et à moyen terme : lutte contre la pauvreté et la cherté de vie, manque d’eau et d’électricité ainsi que l’absence d’infrastructures de base … En même temps, c’était naïf de croire que Kouyaté pouvait répondre à toutes les aspirations et attentes des Guinéens dans un environnement qui lui était totalement hostile. Lansana Kouyaté est parti mais le système demeure avec un régime issu de la première république profondément marquée par la dictature Sékou Touréenne et caractérisée par un pouvoir véritablement autoritaire et paradoxalement anarcho-libéral. On peut faire ce qu’on veut pourvu que l’on « emmerde pas le président » (sic). Dès lors, corruption, laisser faire et insécurité sur tous les plans sont le lot des populations. Alors comme disait quelqu’un, « que faire ? » Quels sont les enjeux ? Les populations ont assez manqué de l’essentiel et de garantie de sortir de la pauvreté matérielle, sociale, morale et culturelle. -Les syndicats Pour ce qui les concerne, ont essayé de conduire les actions qui relèvent de leurs compétences et pointer du doigt les conditions politiques de réponses aux aspirations et revendications des travailleurs. -Les partis politiques Dont la raison d’être est l’action et la conduite des affaires politiques dans l’intérêt de la nation, doivent s’engager dans des programmes concertés et des actions conjuguées pour mettre fin à la pauvreté inadmissible et inacceptable de notre pays et ouvrir les perspectives d’une alternance républicaine en engageant le peuple de Guinée dans la reconstruction démocratique et citoyenne du pays. Pour ce faire, il y’a une échéance essentielle, c’est celle des élections législatives de fin 2008. L’opposition doit impérativement gagner ces élections, comme étape décisive vers une nouvelle république. Celle où le pouvoir est confié aux véritables représentants du peuple, issus d’élections démocratiques et transparentes. Les élections législatives offrent aux partis de l’opposition la possibilité d’élaborer des programmes concertés et des alliances pour battre les partis du système et conquérir la première bastille : l’assemblée nationale. Aux forces organisées et totalitaires anti-démocratiques du système, nous voulons opposer des réelles forces organisées démocratiques et citoyennes de l’opposition républicaine. Aux leaders politiques guinéens, je lance un appel :
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