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2013-03-03 01:38:12
Monsieur le président Alpha Condé ! Pendant les dernières élections présidentielles, je n’ai pas voté pour vous. Je ne l’ai pas fait parce que j’ai toujours douté de votre honnêteté politique.
A travers vos discours comme opposant face à Lansana Conté, je vous ai trouvé calculateur, nerveux et, fanfaron. En politique, les fanfarons et les nerveux arrivent rarement au concret. La preuve, après seulement deux ans de votre mandat comme président, vous avez mille difficultés de créer un climat de dialogue et de communication avec l’opposition. Le dialogue et la communication représentant les signes de démocratisation et de consolidation de la démocratie. Il ne suffit pas seulement d’avoir la démocratie. Il faut aussi la consolider. Les pays qui entament un processus de démocratisation ont besoin de le compléter en construisant une démocratie forte qui puisse résister à la preuve du temps. Les États traversent la ligne de division entre la démocratisation et la consolidation, quand leurs institutions sont amplement acceptées et leurs pratiques démocratiques sont enracinées, qu’aucun secteur important de la population soit disposé à semer le trouble.
Le trouble ! Il est bien question du trouble que connaît toute la Guinée, aujourd’hui. L’opposition descend dans la rue parce que vous adoptez une attitude de résolution des problèmes du pays, unilatéralement. Vous refusez le vote des étrangers, et vous voulez, dans le cercle du déroulement des élections législatives, être arbitre et partie. Vous ambitionnez, aussi, de former un parti super-dominant. Tout un montage bureaucratique pour truquer les données des législatives en votre faveur. L’opposition est dans ses droits de protester afin que la légalité soit respectée.
Je disais tantôt que je n’ai pas voté pour vous. Que je vous trouve fanfaron et calculateur. Écoutez ! Je ne me jette aucune fleur. Je suis un simple citoyen avec une seule voix de vote.
Mais, étant rationaliste - et même si je n’ai pas voté en votre faveur - j’ai pensé, quelque part, que votre titre de « professeur » peut être un argument pour que le citoyen guinéen puisse encore rêver. Les professeurs ont le sens d’organisation et de communication. Ainsi, malgré que je désapprouve votre attitude politique, je me suis imposé un frein raisonnable. Un professeur, c’est quand même bien différent d’un révolutionnaire, d’un général paysan ou d’un capitaine ambitieux. En principe, le professeur cherche à « convaincre » dans la communication. Le général ou le capitaine y cherche à « persuader ».
Monsieur le président, vous êtes professeur, et vous conviendrez avec moi que les termes « convaincre » et « persuader » sont proches dans la mesure où chacun signifie « amener quelqu’un à faire quelque chose ». La différence porte sur les moyens d’y parvenir. Chercher à convaincre quelqu’un, c’est recourir à des arguments logiques et rationnels. Quand on veut convaincre quelqu’un, on s’adresse à lui en tant qu’être doué de raison et capable de réfléchir par lui-même, en lui exposant des preuves. C’est une démarche plus respectueuse que la persuasion. Être convaincu, c’est en principe s’incliner de façon objective et lucide devant la vérité. Par contre, chercher à persuader quelqu’un de quelque chose, c’est jouer sur ses passions, ses sentiments, ses désirs et ses craintes.
Monsieur le président, finalement, j’ai l’impression que votre titre de professeur ne vous sert à rien. Vous faites comme vos prédécesseurs en optant pour la politique de persuasion. D’ailleurs, plus grave, est votre cas. Tous les régimes qui vous ont précédés, ont utilisé la persuasion en optant pour une mauvaise politique. Sékou Touré opta pour un parti unique à tendance socialiste, brutal mais sans diviser ethniquement les guinéens. Lansana Conté mis l’accent sur la force brutale et l’impunité, sans division ethnique. Et vous, Alpha Condé, vous persuadez en jouant sur les passions des guinéens. Vous utilisez le régionalisme et l’ethno-stratégie pour asseoir votre pouvoir. Les incidents, en cours dans le pays, sont une conséquence de votre attitude politique. La Guinée se dirige dangereusement vers la division ethnique.
Cela dit, rien n’est perdu, si vous savez rectifier le tir. Rectifier le tir consistera à avoir la conclusion en tête. A l’instant, comme politique générale, la nation guinéenne a besoin de poser les bases de démocratisation et de consolidation de la démocratie, seule garantie d’une stabilité politique, nécessaire à un véritable rayonnement économique. Poursuivre des reformes institutionnelles dans le dialogue, la transparence et l’honnêteté, est d’une nécessité absolue.
Les discours populistes et mensongers ne peuvent que plonger la Guinée dans la souffrance. Le porte-parole de votre gouvernement, Damantan Camara, annonce que le vote des guinéens de l’étranger « est une option que beaucoup de pays ne peuvent se permettre ». Que cela « coûterait excessivement cher en terme d’organisation ». Que « recenser les guinéens dans 114 pays et faire un choix parmi ces pays, relève d’une entreprise qui est pratiquement impossible de réaliser dans un délai raisonnable ». Que « le choix d’un autre operateur économique risquerait de retarder et de compliquer d’avantage le processus électoral ».
Monsieur le président, votre ministre parle de l’impossibilité de recenser les guinéens de l’étranger dans un « délai raisonnable ». A priori, votre porte-parole est bien baigné dans son élan de persuader les guinéens. Car le « raisonnable » repose sur l’idée que le réel obéit à des lois. Il est défini par loi que les guinéens de l’étranger doivent voter, il est raisonnable qu’ils votent.
A vous rappeler cher président, que ce qui inquiète l’opposition, ce n’est pas que les législatives tardent à être organisées, mais votre attitude négative et fanfaronne à faciliter le dialogue. Le souci de l’opposition, c’est d’avoir des institutions solides et bien enracinées- qui résistent au temps. Peu importe le temps que cela prendra. Mais des élections dans la précipitation, et comme seul soutien, des institutions fébriles, ne conduiront la Guinée que vers le grognement des tanks. Des coups de force militaires. Avec tous les arguments du monde que les putschistes nous ont habitués : « …les civiles ne pouvant pas s’entendre sur la gouvernabilité du pays, nous militaires, suspendons la Constitution et dissolvons le gouvernement jusqu’à nouvel ordre ».
La Belgique, l’un des pays où la démocratie est bien enracinée, a connu récemment un vide politique. Plus de douze mois sans gouvernement fédéral. C’était inquiétant et dangereux pour l’unité du pays. Mais, grâce au dialogue et la communication, un consensus a été trouvé. Le gouvernement fédéral fut formé.
La Guinée n’est pas la Belgique. C’est une évidence. Mais, faut-il croire que la culture guinéenne, dans son essence, ne favorise pas le climat de dialogue et de communication ? Pas évident.
Naby Laye Camara
Bruxelles
VOS COMMENTAIRES | |
| Sény | 03/03/2013 10:21:52 |
| Mr. Camara comme vous j'avais pensé qu'un profésseur de droit, qui a étudié et passé un demi siècle dans l'un des grands pays démocratique au monde pouvais être un modèl pour la consolidation de la démocratie, le grand défenseur de droit de l'homme, et le développement de son pays. En soutenant objectivement le Peofesseur Alpha Condé à cause de cet idéal, ensuite l'écouté parlé et le voir agir, on se rend très vite compte qu'il n'est pas cet homme que nous revions. Il n'a de compétence que dans l'ethnostratégie les exemples ne finissent pas: "tout malenké qui ne vote pas pour moi est un batard, les soussous sont mes oncles il doivent voté pour moi, les forestiers son des singes ils ne bouavent que du sang, les pheuls ont empoisonné mes militants c à d les malenkés, les pheuls ont le pouvoir économiques il ne faut pas leurs donner le pouvoir politique de facinet Touré qui até recompensé pour cela, les pheuls sont ceci ils sont cela, etc). Aujoud'hui il commence à s'attaquer à des Malinkés qui sont avec Lansana Kouyaté à Kankan, crée le conflit à Matoto entre les pheuls et les Malenké au fièf de Lansana Kouyaté... Les faits démontrent que notre profésseur n'a la seule compétence que dans l'ethnostratégie pour masquer sa faiblesse et son niveau intelectuellemet limité pour arriver à ses fins politiques. Il avait refugé un débat civilisé contradictoir au 2ème tour entre lui et Elh Cellou Dalein et il se dit profésseur. Tout celà explique le danger que le pays cour aujourd'hui et ce qui arrivera démain, moi je ne crois pas qu'il sera capable de rectifier le tir POUR ÊTRE DEMAIN UN MODEL POUR LES DEMOCRATES. Je prie que Dieu sauve la Guinée de la catastrophe qui pointe à l'horizon créer par la haine et l'incompétence des Hommes politiques. Que Elh Cellou Dalein continue sur sa voix de non violence en tant que lieder de l'opposition. l'affair dit du 19 juillet 2011 démontre à suffisance l'amateurisme du Professeur de droit aidée par des magistras prostitués intelectuels. mais le peuple qui ne voudrait plus voir les complot orchestrés a compris c'est lui qui aura la sentence finale et qui tranchera en fin de compte! LES TEMPS ONT CHANGERS LES GENERATIONS AUSSI, LES GUINEENS N'ACCEPTERONT PLUS JAMAIS LA DICTATURE! | |
| haidara | 03/03/2013 23:51:32 |
| une soeur qui sais bien parlé avec, un barbar criminel mécréan tel que AC avec toute ca brebi galeux c'est la leçon a suivre ou périre la vie et un choie opte a vivre pour ta décendance ou tu meure avec toute ceux et celle qui devrai venir aprés, comme disai lautre un peuple san histoire et un peuple san ames tous reconnu dans l'histoire parce que ils on combatu c'est pour quoi leur nom et gravé a j'amais dans nos mémoires karamoko mo timbo karamoko alpha mo labé eux ils on marqué leur histoire alors aujourd'hui a nous de retracé notre histoire ou nous resteron des laches qui n'arrive méme pas a défendre nos méres et soeurs chacun avec les mionyen de bor peu mené la lutte pour notre survi ou il se trouve suivé mon doi qu'il soi bah ousmane ou saliou bela ou général ibrahima baldé ou resco camara madina 03-03-2013 20:56 Un cocktail molotov est une arme simple ä fabriquer, redoutable qui, en attendant de disposer d'armes automatiques,peut servir ä combattre efficacement la milice de Alfa Condè. Voici comment le fabriquer: -Trouver des bouteilles en verre(eviter les bouteilles dures comme celles de Bonagui en Guinée) -remplir les bouteilles en partie d'essence ou d'alcool,boucher l'embout par le haut avec un bouchon hermétique -attacher solidement un morceau de tissu autour du haut de la bouteille Pour l'utiliser,imbiber prealablement le chiffon d'un liquide inflammable,l'allumer et jetter sur la cible. Toutes les populations qui affrontent la milice barbare de la meute doit apprendre cette technique.Les partis politiques en lutte pour le changement doivent se charger de ce travail urgent. Attention,il faut s'appesantir et insister sur le fait que la guerre contre Alfa et son régime n'est pas la guerre contre l'éthnie malinké. -D'ailleurs,les peuls qui sont avec Alfa sont plus criminels envers les autres peuls que Alfa lui même. -D'ailleurs la mère de Cellou Dalein n'est pas peule,elle est diakanké -le vice president de l'UFDG,le plus virulent n'est pas peul,c'est un malinké -Kassory est soussou,il ne veut pas de Alfa,Lansana Kouyaté n'est pas peul mais il ne veut pas de Alfa,Sidya n'est pas peul,Telliano n'est pas peul,Faya Millimono n'est pas peul,Aboubacar sylla n'est pas peul,mais ils veulent tous le depart de Alfa. Le pouvoir de Alfa ne profite pas aux malinkés,mais aux membres du RPG qui doivent tous être des cibles,sans distinction de leur éthnie.D'ailleurs Alfa se sert des malinkés et certains änes qui se reclament de cette communauté gambadent bêtement derrière lui et mettent tous les malinkés en danger. La guerre declanchée contre Alfa est la guerre de tout le peuple contre la deliquescence imminente de la patrie,c'est la guerre de tous les enfants de la terre de Guinée,depuis les plaines du Mandé jusqu'aux abords de l'Atlantique en passant par les massifs du Fouta et les feuillages touffus de la Forêt contre un aventurier aux origines lointaines qui ne peut même pas montrer sur notre sol,la tombe de son père,ni celle de sa mère encore moins celle de son grand père ou de sa grand mère. - | |