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Récit de voyage : un guinéen rentre du Sénégal et témoigne


2013-03-14 15:41:26

Cette lettre s’adresse à tous les dirigeants du Sénégal de Senghor à Macky en passant par Abdou et Abdoulaye. Cette lettre s’adresse à tous les cadres de l’administration sénégalaise, ceux qui sont en fonction et ceux qui sont maintenant à la retraite et qui ont eu la chance d’avoir servi dans un pays où ils touchent leur pension mensuellement.

Cette lettre s’adresse surtout aux Sénégalais « les en bas des en bas ». Elle s’adresse à ces millions de Sénégalais qui vivent au Sénégal de la pointe des almadies à la forêt sacrée du fond fin de la Casamance en passant par le Baol Baol, le Sine de l’arachide et les contreforts de Kédougou. Elle s’adresse à ces millions de Sénégalais qui vivent et travaillent à travers le Monde et qui rapatrient leurs économies au Sénégal.

Cette lettre s’adresse à vous toutes et tous pour vous dire Merci. Merci d’avoir construit un pays merveilleux, un pays d’amour, un pays de tolérance, une Nation.

Si vous acceptez de me lire, vous comprendrez les raisons de ma gratitude envers vous et surtout mon admiration pour votre pays.

Ma femme est d’origine et de nationalité guinéenne, mais ses parents (père et mère) vivent au Sénégal depuis plus de quarante ans. Depuis notre mariage, je viens au Sénégal présenter, chaque fois que les moyens me le permettent, mes respects à ma belle famille. A l’occasion des fêtes de fin d’année (décembre 2012), et par un hasard de circonstance, j’ai été amené à séjourner à Dakar pendant deux semaines.

Pendant cette période, j’ai flâné des heures durant dans les rues bondées et achalandées de la ville de Dakar. J’ai visité des endroits très fréquentés de la bourgeoisie à la classe moyenne et du lump en prolétariat de Dakar. J’ai distingué le plateau administratif et commercial du centre ville de la ville dortoir de Pikine et de Guédiéwaye. J’ai vu les différences entre l’habitat pour la classe moyenne de Fass avec celle populaire de Médine qui change, les quartiers de la petite bourgeoisie du point E à celle supérieure de Fann résidence et à celle très supérieure des almadies.

J’ai surtout regardé les Sénégalais vivre, échanger, circuler, parler. En fait, j’ai vu les Sénégalais avec un regard d’observateur extérieur J’ai aussi consulté, pour des raisons de santé, des médecins dans des cliniques spécialisées et à l’hôpital principal de Dakar.

Durant ce dernier séjour, j’ai regardé, senti, touché et évalué le Sénégal avec les yeux d’un sociologue. En sociologie, on dit souvent que c'est l'observateur qui est influencé par l'objet observé. Je concède volontiers l’influence du Sénégal sur moi. Mais au-delà, je laisse à chacun le soin de mesurer mon objectivité à travers la description des faits relatés.

C’est ce vécu que je souhaite partager avec vous. Ce vécu que je vais partager n’est pas une comparaison ni un jugement sur d’autres pays et d’autres peuples. Je ne parle que du Sénégal et des Sénégalais.

Je suis venu au Sénégal, j’ai vu, entendu, senti et ressenti le battement d’un pays serviable. Vous ne pouvez savoir ce que signifie la « Téranga » si vous n’avez pas demandé un service à un Sénégalais. Voilà un peuple qui trouve du réconfort et même de l’estime de soi en rendant service. Chaque fois qu’il m’a été donné de faire valoir la nécessité que l’on s’occupe de moi, me trouver par exemple une plage horaire pour un rendez-vous avec un médecin spécialiste, j’ai trouvé une oreille attentive, soucieuse de trouver une solution, la plus conforme à mes contraintes et dans le respect de la procédure.

A l’hôpital public dénommé « l’hôpital principal » (1) de Dakar, j’ai vu des parterres fleuries avec du gazon arrosé chaque jour. Des murs d’hôpital carrelés, des sols nettoyés du matin au soir par des ouvriers qui sont manifestement contents du travail à eux confiés.

A l’hôpital principal de Dakar, j’ai vu un service financier ou des démarcheurs ne déambulent pas avec des justificatifs de dépenses non effectuées. J’ai vu un service de communication et deux postes de gendarmerie qui surveillent en permanence sans être visibles des patients.

A l’hôpital principal de Dakar, j’ai vu du personnel accueillant, courtois et ponctuel au travail. J’ai vu des malades respectés par les soignants. Des malades qui ne crachent pas au sol au dessus des balcons, qui mangent le repas offert par l’hôpital, servi dans des chariots propres, plastifiés et distribués à 12 heures 30 minutes par un personnel professionnel, enthousiaste et organisé.

A l’hôpital principal de Dakar, j’ai vu un chef de bataillon, avec ses galons bien en vue, attendre sagement son tour après moi, pour être servi, dans un hôpital géré par l’armée. J’ai vu des colonels, des chefs de bataillon, des capitaines, bref des officiers supérieurs, qui sont armées jusqu’aux dents de bistouri, de stéthoscopes, auscultant des citoyens au lieu de les ligoter avec des lacets de commando.

A l’hôpital principal de Dakar, j’ai rencontré des médecins qui préparaient leur participation à des congrès dans leur discipline au frais de leur service pour apprendre plus, partager et qualifier leurs prestations aux clients.

A l’hôpital principal de Dakar, j’ai vu que chaque médecin a un ou une assistante administrative qui gère les rendez-vous dans des agendas ; oui j’ai bien dit dans des agendas de la main courante. J’ai vu des médecins dans des bureaux confortables et équipés, ne circulant jamais dans les couloirs pour intercéder pour quelqu’un ou contre quelqu’un, et ne touchant jamais le paiement du patient.

Pour payer à l’hôpital principal de Dakar, j’ai vu trois guichets :

  1. Un pou les consultations externes où l’on rencontre les généralistes qui orientent vers les spécialistes ;
  2. Le guichet central, lieu de paiement des actes médicaux des spécialistes, des hospitalisations et ;
  3. Le guichet des analyses biologiques.

A Dakar, en fait, j’ai vu comment marche un pays avec un Etat. J’ai vu en quoi une administration efficace constitue un préalable pour assurer le service public. J’ai vu à quoi sert un accompagnement de l’ancien colonisateur à sa colonie indépendante. J’ai vu la différence entre la politique politicienne, celle qui consiste à crier plus haut que le peuple et dans le même sens que lui, et la politique d’Etat où le leader conduit le peuple vers son bonheur parfois contre sa volonté.

A Dakar, j’ai compris le rôle de l’élite consciente, celle qui a des privilèges mais aussi des obligations envers son peuple, une élite qui ne fait pas que jouir bassement comme une clique de prédateurs, qui prélèvent mais ne remplacent pas. A Dakar, j’ai vu une élite qui n’a pas accédé à son statut par ses fonctions, mais par son mérite. A Dakar, j’ai vu un pays qui n’est pas en otage de son élite. Un pays dans lequel le renouvellement de l’élite se fait par un jeu transparent de la compétence et non du remplacement ethnique des uns par les autres. Oui, la confirmation est faite, les mêmes causes conduisent aux mêmes effets. Ce ne sont pas les présidents qu’il faut changer, mais tous : les peuples, les élites et les présidents.

A Dakar, j’ai eu la confirmation que ce n’est pas le potentiel naturel qui enrichit un peuple, mais ses fils et ses filles, ses ressources humaines, son capital humain. A Dakar, j’ai été conforté par le savoir : un peuple qui sait lire, écrire, compter et parler est un peuple apaisé et libre. A Dakar, j’ai été conforté par le fait que tout commence par l’homme, son savoir et son encadrement. La richesse n’est pas dans le sol et le sous-sol, mais dans l’Homme, chez l’Homme.

Oui, je sais, tout n’est pas rose au Sénégal. Les difficultés économiques sont réelles. Pourtant on ne ségrégue pas les étrangers pour renflouer les caisses de l’Etat. On ne demande à personne sa nationalité pour fixer le prix de la consultation et/ou des examens.

Les difficultés économiques sont réelles au Sénégal, il reste beaucoup à faire. Il y a encore beaucoup de coupures de courant. Durant mon séjour de deux semaines, il y a en eu deux : une coupure de trois heures (15 heures à 18 heures) durant ma première semaine et une seconde, de moins de moins de deux heures (19 heures 25 minutes à 21 heures 45 minutes), dans la seconde semaine de mon séjour.

Les difficultés économiques sont réelles au Sénégal. Dans ce pays, il y a du sable et la pluie est rare, et d’ailleurs lorsqu’elle tombe, les dégâts sont importants, mais il y a régulièrement de l’eau dans les robinets.

Beaucoup de Sénégalais souffrent, beaucoup ne mangent pas à leur faim. Cependant, voilà un peuple qui partage son repas avec des millions d’étrangers, surtout des Guinéens, sans xénophobie. Nulle part, il ne m’a été donné ni de voir, ni de ressentir un délit de faciès, un mépris ou même un sentiment de rejet d’un groupe en ces temps difficiles.

C’est vrai que l’emploi est rare et un étranger trouve difficilement un emploi avec un contrat à durée indéterminée (CDI), mais on ne pourchasse pas dans les services ceux qui, par leur origine, pourraient ne pas être des Sénégalais de « pure souche ».

La « Sénégalisation » de l’administration n’est pas une « racialisation » ni une ethno-stratégie. Ici au Sénégal, il n’y a pas de « sénégalité », il n’y a pas de Venant et de Passant ; pas de Premier ou de Dernier occupant ; il n’y a pas d’Autochtone et d’Allogène. Il y a des Sénégalais. C’est tout et c’est suffisant pour une Nation.

Ici au Sénégal, il y a des individus libres et solidaires. Des citoyens qui échangent, qui discutent, qui débattent sans demander l’appartenance ethnique. Ici, au Sénégal, votre ethnie ne vous confère aucun privilège particulier. Elle ne vous handicape pas non plus. Vous n’êtes pas né avec une étiquette « pour contrôler les activités économiques et laisser aux autres le partage du pouvoir politique ».

Ici au Sénégal, le hasard de la naissance au sein d’un groupe ne vous empêchera pas de rêver aux plus hautes responsabilités du pays. Ici au Sénégal, la présidence n’est pas familiale, ni ethnique. Elle est un contrat politique entre des citoyens et un homme politique. Pour ces différences, permettez-moi de vous dire, à vous tous Sénégalais, Merci !

Oui, je sais, on me dira que le Sénégal a la question de la Casamance non réglée depuis plus de trente ans. Oui, les revendications casamançaises ne sont pas fortuites. Oui, il y a souvent des morts et des enlèvements de soldats Sénégalais dans cette zone du Sénégal. Mais personne ne peut dire avoir vu ou entendu relater une stigmatisation des casamançais dans les autres régions du Sénégal.

En dépit du conflit en Casamance, on peut parler diola à Dakar sans risque de se faire lyncher ou d’être considéré comme un espion de la rébellion. En dépit du conflit de la Casamance, j’ai passé devant les grilles de la présidence, il ne m’a pas été donné de voir des tentes avec des militaires armées jusqu’à la moelle épinière, aux yeux rouges et à l’attitude agressive. J’ai juste vu une land-rover de la police, la compagnie d’intervention mobile (CIM), avec des policiers sans armes qui semblaient ne pas me regarder, de peur de ne pas m’effrayer. J’ai vu les voitures passées devant les lourdes et majestueuses grilles de la présidence, même les taxis et les autobus circulent devant le palais. Quelle insulte à ce « Landho », même le petit peuple passe devant la présidence. Comprenez l’antiphrase.

J’ai vu, de l’autre côté de la rue, le siège du Gouvernement. Le bâtiment a vieilli, il a besoin d’une couche de peinture, d’une réfection de quelques fenêtres. Mais ce bâtiment n’est pas des anciennes salles de classes transformées en d’obscurs bureaux étroits pour ministères en mal d’idées et de propreté. Le siège du Gouvernement Sénégalais n’est pas un lieu de culte, c’est un lieu de travail.

Il m’a semblé que les forces de sécurité et de défense (police, gendarmerie et armée) du Sénégal n’ont rien à cacher. On peut passer devant les camps de la capitale à pied ou à engin de deux ou quatre roues sans risquer d’être arrêté, questionner et contrôler.

J’ai eu l’impression, durant les deux semaines de mon séjour à Dakar, qu’il n’y avait pas de ministres au Sénégal. Peut-être qu’ils étaient tous en vacances, car pendant les deux semaines, je n’ai vu qu’un seul cortège composé d’une moto, de la voiture officielle et de celle de la sécurité. Il n’y avait aucune escorte militaire avec des commandos armés de lance roquettes, de fusils à lunettes et d’armes lourdes avec des cartouches aussi grande qu’une torche à trois piles alcalines. Enfin, peut-être que ce cortège transportait un simple mortel, pas un ministre qui allait au travail en retard après avoir passé la nuit à jouer à la bellotte autour de plusieurs bouteilles qui précipitent la cirrhose de foie chez les consommateurs.

Pendant mon séjour, ma femme a insisté pour que nous dînions dans quelques restaurants de la capitale sénégalaise. En sortant pour la première soirée, j’ai pris mon passeport. On ne sait jamais en cas de contrôle. Non, en dépit du conflit de la Casamance, il n’y avait pas de barrages. Jusqu’à la veuille de mon départ, mon dernier repas dans un restaurant, j’ai continué à garder mon passeport bien au chaud dans la poche de mon unique veste de sortie. On ne sait jamais. Vous savez, j’ai déjà été contrôlé à Paris à la gare du Nord par des policiers qui n’étaient pas du tout souriant.

Lors de mes promenades, le mur le plus haut qu’il m’a été donné de voir fût celui de la prison centrale de Reubeus, des trois stades de la capitale et, dans une moindre mesure, de l’Université Cheick Anta DIOP. Lorsque les maisons ont des clôtures, celles-ci ont moins d’un mètre de hauteur et pourtant il n’y avait pas de gardes armées. Je me suis dit qu’il n’avait rien de précieux dans leur maison.

Mon fils aîné (il a 6 ans) a fait des cours théoriques en CP 1 sur les règles pour traverser une rue. C’est à Dakar qu’il s’est exclamé, à la vue des tricolores, pour m’enseigner qu’il faut que nous attendions le vert pour avoir le droit de traverser le rond-point.

Pendant mon séjour, je n’ai vu personne brûlé les tricolores ni se mettre en triple ligne, car plus pressé que Barack OBAMA. Même les « Voleurs Autorisés (VA) », les « Ennemis Publics (EP) » et les « Intellectuels Trompeurs (IT) » restent dans les rangs. Quel pays ! Voilà un pays où les privilégies ne montrent pas leur privilège, ne se lèvent pas tard pour narguer les embouteillages du peuple d’en bas,  ne circulent pas dans le sens contraire du soleil. C’est ça le Sénégal.

Lorsque les feux d’artifice ont commencé à l’occasion du Nouvel An, mon fils aîné, le même, m’a demandé si les militaires étaient encore fâchés. Je dis non, ils sont contents à l’occasion de la fête de fin d’année. Croyant avoir bien compris, il me dit donc père, les militaires tirent quand-ils sont fâchés, mais ils tirent aussi quand ils sont contents. J’ai été obligé de donner une réponse affirmative.

Subitement, il ajoute : père quand les militaires se fâchent, ils tirent, on entend les coups, mais on ne les voit pas et quand ils sont contents, ils tirent mais cette fois-ci on voit les couleurs de leurs tirs. J’ai dit justement, tu as compris mon fils, pour terminer la conversation.

Après quelques minutes, il revient à la charge pour me dire : papa, il faudrait tout faire pour que les militaires soient toujours contents, car dans ce cas leurs tirs sont beaux avec beaucoup de couleurs dans le ciel. Ce que mon fils n’a pas compris, moi aussi d’ailleurs, c’est pourquoi les militaires du Sénégal ne sont pas fâchés, alors que l’éducation de ce pays a un budget deux fois supérieure à celui de l’armée.

Enfin, je suis venu au Sénégal et je rentre demain (2) et pourtant je ne sais pas quel est le nom du président de la CENI du Sénégal. Enfin, ce n’est pas important d’ailleurs. Vous au Sénégal, vous avez un fichier audité, une CENI non partisane et des élections à l’heure avec des résultats publiés en pleine journée en temps réel dans tous les médias, y compris les radios privées. Ce n’est pas pour rien que vous avez renvoyé Abdou DIOUF à la Francophonie et Abdoulaye WADE à une retraite méritée. Dans quelques années, si Macky souhaite s’éterniser, je suis certain que vous allez le renvoyer dans les laboratoires de pétrochimie pour explorer de nouvelles formules gazières.

Je compte sur vous. Et vous le ferez sans haine, ni cordes, ni cercueil, ni exil à la française. Vous le ferez dans la démocratie : un homme, une voix, sans fraude ni violence pré, pendant et post électorale. Vous le ferez simplement, en paix, dans l’ordre et dans le respect des Hommes et des institutions, car vous êtes une Nation.

Sénégalaises et Sénégalais, mes très chers sœurs et frères, je suis venu dans votre pays et j’ai vu un peuple merveilleux. Merci pour votre générosité. Merci de vivre en paix !

Je formule un seul souhait : s’il m’était donné de revenir sur terre après ma mort, dans une autre vie comme dans le brahmanisme, j’implore le tout puissant de naître Sénégalais.

Alpha Amadou Bano BARRY

(Ph.D ; Sociologie ; Maître de Conférences).

barybano@hotmail.com

(1)- A l’hôpital principal de Dakar, j’ai vu d’où vient le plan de l’hôpital « Ignace Deen de Conakry » (Hôpital Balay pour les plus anciens). Celui de Conakry est une petite copie de l’hôpital principal de Dakar. Cependant, l’hôpital principal de Dakar est plus grand, plus beau et surtout plus propre.
(2)- Ce texte a été rédigé le 5 janvier 2013, la vieille de mon départ de Dakar pour Conakry.

 

16 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

diawara14/03/2013 18:05:32
jai bien parcouru votre texte Mr, je voi vraimen que vou avez fai un beau commentaire sur le pays de la teranga. Mais si vous voyez aujourd'hui ke ce beau pays s'emerge c'est grace a ses dignes fils et filles ki ne regardent ke le senegal et non le serere,le dioula,le toucoulor,le wolof,et j'en passe.Sinon il ya et existe bel et bien un probleme ethnique mais c'est a l'interne quand il s'agit de l'avenir du pays ils se leven comme un seul homme pour defendre leur interet commun.sinon la derniere election du senegal wade a di a fatigue une region de fouta ke s'ils ne voteron pa pour lui kil lai sanctionnera,il a di a touba la ville sainte particulieremen au mauride ke macki (peul)ne fera rien pour eu parceke wade lui il est mauride.C'es pour vou dire ke si le peuple guinneen metterai le probleme de l'ethnie a coté et voir l'interet de la guinee devan je vou jure ke les politiques changeron leur maniere de manipulation ethnique. je sui guinnen et etudie au senegal
Tall14/03/2013 18:46:27
Vous avez vraiment bien observé.
J'ai fait ma spécialité chirurgicale à Dakar.Mais,après ma formation je ne voulais pas revenir en Guinée.
BARRY Aliou14/03/2013 19:50:58
Docteur, mon Professeur,
Je suis né à Dakar. Ce pays est fabuleux. La Guinée a besoin de vous ou des hommes comme vous pour faire de la Guinée une Nation, un peuple, tout simplement une Démocratie sans Alpha CONDE. Nous devons nous débarasser de toutes les dictatures, et tout semi-démocrates.
Barry Aliou
balde14/03/2013 21:41:57
Mon frère, je suis d'accord avec tes observations et ton appréciation à l'égard de ce pays et peuple. car j'ai vecu dans la capitale sénégalaise au moment où ce peuple était encore plus ''terangais''
Bangaly Traore14/03/2013 22:54:29
Merci Mr Diawara votre analyse est veridique,mais en guinee,l'auteur et le co-auteur de la manipulation ethnique,c'est le gouvernement.Il faut bien analyser la promotion des cadres civiles et militaires depuis l'avenement d'Alpha Conde au pouvoir,c'est des promotions a caractere ethnique,pas la competence.Et le senegal,le pays de la paix et de la justice,c'est la competence.C'est le racisme et l'injustice qui fait tomber un regime,le racisme degrade et avilit l'homme.NB:La guinee d'aujourd'hui,il faut tuer en insultaients a longueur de journee pour plaire a Alpha Conde et a son clan.NB:Les assassinats sous le regime de Pr Alpha Conde est 88 morts.
Motimbo14/03/2013 23:25:02
Je suis très fier d' être Sénégalais , aussi je suis très fier de mes racines Guinéennes.
Ma première visite au Fouta a été une révélation pour moi ( après mes 37 ans). Le Fouta djalon est pour moi une terre paradisiaque . Que Dieu aide mes frères de ce pays à sortir de ce fléau qu'est "l'ethnocration". Amin. Vive la Guinée , vive le Sénégal, vive l' Afrique!
lamine Balde14/03/2013 23:31:04
Je suis dacord avec vous Mr Barry car etant senegalo-guineen je sais ce que vous dites. Une petite presision a MrDiawara Fatigue se trouve au Sine Saloume dans le pays serere au meme titre que Kaolack, bien a vous.
M Kaba SOW15/03/2013 03:49:20
La grandeur d'un individu se démontre par la capacité de celui-ci de voir, apercevoir, contempler, ausculter pour découvrir et ainsi, trouver la voie d'intégrer la vérité pour la transmettre dans sa juste valeur. Quand on est dans un environnement saint d'esprit et qu'on y évolue, cela va sans dire qu'on est apte à manifester de l'amour et de compassion à l'égard de l'autre. Le Sénégal marque des points positifs pour avancer chaque jour d'avantage. Notre pays la Guinée est aux abysses de l'humanité. Tout simplement, vous avez assisté à la confirmation d'un peuple qui ne fuit pas le bonheur. Merci jeune frère si je peux dire ainsi car peut être, mon âge me le permet.
A Mazid Bah15/03/2013 10:56:10
Monsieur Barry, vous me faites revivre une histoire qui confirme d'ailleurs la réalité du contenu de votre article. En effet, un soir (le 20/01/2006), un ami et moi rentrions à la banlieue de Dakar après avoir passé la journée en ville. A la hauteur de Dalifort, mon ami essaye de descendre du "car-rapide" croyant qu'il s'était immobilisé alors que celui-ci roulait encore. Nous (passagers) constations la chute du malheureux sur le goudron. Je fus tout d'abord surpris par la marque de solidarité des personnes avec lesquelles j'étais dans ce mini-bus. Elles ont, non seulement appelé les secours, mais aussi relevé le numéro des plaques de la voiture. Ensuite, je constatais la différence entre Conakry et Dakar par la rapidité et l'efficacité des pompiers. Ce qui m'a surpris de plus, c'est le fait que mon ami ait été tout de suite transporté dans un grand hôpital ( celui de Grand Yoff ex CTO) et pris en charge immédiatement malgré qu'il soit guinéen. Le patient est resté 3 semaines à l'urgence (dont 2 semaines dans le coma). Nous n'avons payé aucun rond pour son hospitalisation, tout a été pris en charge par l'ETAT sans considération de l'origine ou du statut du patient. J'ai été très touché par cette histoire. Par ailleurs, j'ai vécu un an à Dakar pour des études dans une école de commerce. J'ai, tout au long de mon séjour, mesuré la grandeur du peuple sénégalais à travers son comportement et sa générosité. Comme vous l'avez mentionné dans votre texte, Monsieur Barry, le Sénégal doit sa situation actuelle aux hommes qui ont conduit sa destinée depuis l'indépendance.
Citoyen15/03/2013 12:22:54
Chers freres et soeurs guineens,
Cet article se passe de tout commentaire. Je vous rappelle simplement que rien que pour cette semaine 3 chefs d'etats ont visite le Senegal: Dionkounda Traore du Mali, Siliman du Liban et le roi Mohamed VI du Maroc ceci en dit tout. Nos freres Malinke et les autres ethnies de la Guinee devraient refuser toute manipulation de la part de Alpha Conde.
Tinguiano15/03/2013 13:04:25
Juste vous remercier sincèrement pour ces enseignements Mr BARRY, Je me demande si nous autres guinéens et guinéennes parviendront un jour à être plus que Sénégalais en matière de tout ce que vous venez de vivre! Que Dieu le fasse. Rassurez-vous que vous avez rendu service à tous vos lecteurs, surtout nous les jeunes qui avons le devoir de banir à jamais toutes les tares qui nous empêchent de comprendre. Merci à vous!
Tinguiano.
Comprendre15/03/2013 17:20:07
Merci pour l'article et els commentaires! je suis sénégalais et pour reprendre M. Diawara je lui dirai qu'un des facteurs qui a fait perdre Wade c'est d'avoir OSE soulevé le facteur ethnique. Moi qui suis wolof j'ai voté Macky! et bien que tous les hal poulars votent Macky, cela n'empeche qu'on vote Macky car c'est l'interet du sénégal qui est en jeu. Les wolofs sont de loin majoritaires au sénnagal (prés de 40 % de la population suivis des poulars 24 % et Séréres ethnie de Sengor) 16%) mais si un autre poular se présente et qu'il fait l'affaire du Sénégal on vote pour lui.
IBRAHIMA DIA15/03/2013 23:54:12
je suis trés ému en lisant cet article trés instructif. je suis senegalais a 100 pour cent , ce sociologue estv un homme franc ,trésobjectif , il n'a ecrit que ce qu'il a vecu. je ne dessepere pas qu'un jour la guinée soit mieux que le senegal. mr cellou dalein diallo a dit un jour qu'entre le senegal et la guinéee ,l'un est le prolongement de l'autre ,ca depend du lieu ou l'on est situé . c'est le meme peuple. nous les snegalais ,nous devons remercier le ciel d'avoir relevé certains acquis. un jour ,un ami guinéen m'a dit que des sages du fouta prient chaque jour pour la paix et la properité du pays de la teranga parce qu'ils savent qu'il ya une importante colonie guinéenne la bas. merci pour leurs prieres qui nous permettent ,nous pays pauvre ,sahelien sans ressources naturelles d'avoir un Etat riche qui assure ses charges et de eneficier de l'aide internationale. moi j'aime la guiinnée et je ne sais pas pourquoi , chaque jour je regarde la RTG captée ici a dakar ,soit l'edition du 20 h 30 ou de miniuit, mais j'avoue que les senegalais ne connaissent pas ce beau pays ,frere , je suis trés optimiste , tot ou tard la guinée sera comme nous. il y a a se poser des questions pourquoi ca ne marche pas en guinée , et changer de demarche. moi en 2012 ,j'ai visité DALABA , mais j'ai bien ete acceuilli et je me suis senti comme au senegal .moi je suis wadiste mais je sais que c'est senghor qui a installé tout ce schema institutionnel ,un grand homme. au senegal ,l'integration est facile ,il suffit de parler woloff ,pour s'integrer facilement. un peul peut facilement taquiner un serere avec le cousinage a plaisenterie , sans compter les malinkés entre eux. les deux peuples feraient mieux de se comprendre , pour ensemble luttter pour le developpement economique. je profite de cette occasion pour chercher des amis en guinnée , voici mon mail : i.dia12@yahoo.es
inchallah la guinée sera comme le senegal ,c'est une question de temps , nous sommes le meme peuple en bien comme en mal , que dieu protege l'afrique de l'ouest
pap sénégalais16/03/2013 14:52:29
Merci mon frère! Je suis sénégalais et je suis vraiment ému de lire ce récit et, aussi touchants, les commentaires qui ont suivi!
La diversité de nos ethnies est notre richesse commune, notre héritage commun. Cette diversité doit nous servir plutôt que de nous éloigner les uns des autres.
Que Le Bon Dieu unisse nos coeurs, du Nord au Sud et de l' Ouest à l' Est de l' Afrique et dans le monde!

Pap sénégalais
minerai noir18/03/2013 11:31:42
Je suis peut-être pessimiste, mais alpha en si peu de temps a crée et développé la haine entre les ethnies en guinée qu'il nous faudra une génération pour arriver à un consensus.Ac ,que vous me croyez ou pas a détruit volontairement la guinée pour prolonger après son départ le chaos qu'il prépare depuis plus de 50ans pour notre pays.Rappelez_vous en 1984. 2001,...en 2006 ,2009 et tout ce qui se passe aujourdhui ac était derrière tout cela. Il hait la guinée ,son fils hait la guinée . Ils N'ONT RIEN DE COMMUN AVEC LES GUINEENS ET PAYS TOUT ENTIER ; il n'a aucun scrupule pour le détruire et le dépouiller. bien à vous.
Jaina19/03/2013 03:31:51
Mes Grands Parents viennent de qq part de Guinee. Mes Parents nees au Senegal n'ont jamais cherches a y retourner. Moi par contre j'aimerai bien decouvrir ce pays. Je lis la presse depuis les presidentielles passees. J'ai essaye de joindre une communaute guineene ici au us, mais a l'issue d'un debat ou je me suis presente, j'ai compris beaucoup de Guineens on surement fait le Senegal, cmais beaucoup ne l'on pas compris comme ce Monsieur. Oui les senegalais et les Senegalaises st adorables et les senegalais de Grand Parents ou parents d'origine guineene nous y vivons en harmonie, sans discrimination.Nous le devons a la particularite de ce peuple. La guinee leur rendra t elle cette monaie un jour?.Je n'en suis pas si sure. Jaina.
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Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée

Par Christophe Boisbouvier

« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI

 
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L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:

Elhadj Saikou Yaya Barry

 
 


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