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L’immense panne chronique des politiques guinéens


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Jacques Kourouma

En 1958, une majorité ( ?) de citoyens guinéens rejeta le projet de communauté qui lui avait été soumis par la voie du référendum. Le risque pris coûta très lourdement et chèrement. Les conséquences ont traversé les cinquante années de fausse souveraineté pour s’exposer aujourd’hui en termes d’échecs humains, économiques, sociaux, politiques, culturels…, etc.

En 1984, les Guinéens crurent à la providence en voyant les militaires sortir des casernes pour s’intéresser au jeu politique. Peu de temps après, en 1993, le vent du multipartisme souleva le couvercle hermétique du parti unique d’où sortirent des marchands de rêve ou leaders assoiffés de clientélisme ethnique et obnubilés par le mysticisme du pouvoir en lieu et place d’un clairvoyant et courageux engagement politique au service de leur pays.    

En janvier et février 2007, la République chancela, et le système conté vacilla sous le rejet par le peuple de la gouvernance négative sous laquelle la mafiaguinée ôtait impunément tout aux citoyens jusqu’au minimum vital. Et l’amour du changement gagna le cœur des patriotes ! C’est à ce stade que vint un PM, qui conduisit honteusement la patrie à l’Etat purgatoire voué à une oppressante misère à la couronne ethnique. A sa suite, des syndicalistes, arrosés accidentellement par la confiance des populations, se fourvoyèrent en occupant l’arène politique en lieu et place des mystificateurs leaders d’une opposition politique chroniquement en panne de vision réaliste de leur société et de son devenir. Tous devinrent des sourds, des muets et des aveugles à la souffrance du peuple parce que seul le fauteuil présidentiel qui compte à leurs yeux. Cependant, ils sont tous des couards.

Aujourd’hui, la seule voix qui est audible aux faisant-fonctions de leaders politique demeure l’écho de l’appel lointain du pouvoir pour lequel ils ont mis les pieds dans les starting-blocks. Maintenant, ils attendent le signal du départ pour occuper des fauteuils ministériels contre toute attente et sans même solliciter leurs militants.

En face ou à côté d’eux, le vieil athlète, célèbre des fuyard aux frontières de son pays et émérite escaladeur de murs, oblige son parti, par instinct de singularisation que d’une vraie politique, à jouer la musique de la chaise vide.

De ces différents positionnements, aucune idée, aucun programme, aucune clairvoyance, aucune lumière, aucune voix courageuse ne s’en dégagent. Ils nous parlent tous d’élections, d’une voix atone, off et nasillarde de transparences, de démocratie, mais à observer leur posture, ils ne sont des tyrans en puissance, des dictateurs en devenir et des prédateurs en gestation, le temps d’accéder au fauteuil pour éclore et prospérer comme le sont aujourd’hui les membres de la mafiaguinée. Certains ont fait de leur titre d’opposants un fonds de commerce si bien que des palais présidentiels ne veulent plus les recevoir, d’autres font fructifier, tout bonnement, leurs affaires sous le couvert de ce label. Tant pis pour les populations !

L’arène politique, qu’ils devaient être les acteurs et animateurs, est laissée vacante parce qu’ils manquent tous du courage politique, de réelle conviction qui pourrait libérer leurs énergie et dynamisme au service du pays.

Faute d’analyse lucide, de proposition des perspectives et issues pour sortir des impasses où la Guinée risque d’épuiser ses dernières ressources, les leaders politiques ont démontré plus que jamais leur immense panne politique en acceptant de s’associer à la souche des maux guinéens ou en lançant péremptoirement un communiqué. Ne sont-ils pas tous à bout de souffle ?

Si la réponse est oui, alors autant, il est réclamé la chute du système conté, autant, il faut balayer ces clans politiques dont les dissentiments et les clivages sont aussi la gangrène qui ronge la Guinée en l’empêchant de connaître la liberté, source génératrice du développement individuel et collectif donc du progrès de la Nation, elle-même créatrice de l’Etat de droit.

Donc, il appartient aux patriotes de stimuler leur fibre patriote pour qu’ensemble, la solution la plus fiable soit trouvée afin que finisse le calvaire guinéen. Ce combat ne peut plus être du domaine du discours simple, il faut passer à l’action concrète de libération de nos populations du joug de la mafiaguinée.

Paris 05 juin 2008

Jacques KOUROUMA
jacques.kourouma@aliceadsl.fr

 

8 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

kamano05/06/2008 16:27:29
au moins l escaladeur kom vou le dite a de la dignite de point associe a des malfrats. le peuple prend acte . et vou que faite vou a l aventure? venez donc vivre la realite au lieu d tjrs critiquer.
Kamin Souh Mahomy05/06/2008 18:53:07
Jacques,

Si tu aimes écrire et tu veux te faire connaitre, commence dèjà par écrire un roman d'illusions plein de rêves plolitiques.

Ou encore par écrire des histoires de cow boy dans des bandes dessinées, sinon fait comme ton frère de sang Cécé Roger Haba, casses-toi de l'UFR et rejoint la foret sacrée pour représenter cette région dans ce gouvernement fantoche de couleur peulh
Solo Keita05/06/2008 23:55:00
Ah, le gouvernement est déjà en place ? Je croyais que c'est encore les hommes de Kouyaté qui constituent toujours le gouvernement guinéen. Seul le chef n'est plus Kouyaté mais Souaré. Au temps de Kouyaté, vous n'auriez jamais parlé de couleur malinkée ni le qualifier de fantoche. Arrêtez ces comportement de division s'il vous plait ! Faisons le dicernement entre information et campagne ethnocentrique ! Faites vos analyses et soutenir Kouyaté voir si ce site ne va pas le publier. Cela m'étonnerait.
camara06/06/2008 00:29:26
Je n 'ait pas l'honneur de connaitre Mr. Kourouma, mais il faut qu'on s'arrete un peu sur certain éléments de son analyse au lieu de lui tirer dessus. Qu'elles sont ou qu'elles ont été les propositions e nos partis politiques sur la situation en Guinée tant sur le plan économique que sociale.Tous veulent le départ de Conte mais pour mettre quelle politique en place . Que gagnera la guinée si demain ces responsables de partis se retrouvaient au pouvoir?D'aiileurs qui sont ils? ou sont ils? que font ils? Voila les questions qu'on doit se poser, alors de grace laisser Mr Kourouma tranquille
Kylé06/06/2008 10:59:25
Kamin Souh,

Faites attention à ce que vous dites ! Vous n'êtes pas obligé d'aimer J. Kourouma mais respectez-le !
Si on vous comprend, vous voulez un gouvernement monocolore pour une Guinée hétérogène !
Merci pour votre conception de la démocratie.
Bonne guérison !
Barry A.06/06/2008 14:50:19
Kamin Souh Mahomy (peut être Fakolykoumba?), essayez de relever votre niveau d'éducation. En intervenant sur de tels forums, apportez votre modeste contribution en faveur du Pays, sinon, ce serait mieux pour vous de vous abstenir d'écrir si c'est pour insulter ceux qui le font. Soyez sages en critiquant les idées et non les auteurs ou leurs éthnies. Respecter les autres n'est pas du tout synonyme de faiblesse, détrompez-vous. Mais chacun est ambassadeur de sa famille!!!
kamin souh mahomy06/06/2008 20:38:17
Messieurs,

Je remercie tout un chacun pour sa réaction reservée à mon écrit à Jacques

Justement il faut appeler le chien par son nom, j'accepte. Mais ce que vous me reprochez, vous êtes le double de ça. A parcourrir votre site, on s'en compte. j'ai dit pire que ça sur vous, mais jamais parru. Et pourquoi contre mon frère Jacques c'est parru. Il doit en tirer des leçons.
GuineePresse06/06/2008 22:10:57
Kamin dit :
"j'ai dit pire que ça sur vous, mais jamais parru" ?

Cher Kamin,
comme vous dites, vous avez écrit pire que ça avant ! Et vous vous étonnez que ce ne soit pas publié ? Pire que ça n'est pas acceptable dans un dialogue. C'est des injures. Même contre vous, nous n'allons pas l'accepter. Ici, vous avez parlé pour blesser Jacques, sans utiliser cependant des mots injurieux. Alors le système ne peut pas le censurer. C'est bien notre objectif : que les gens puissent se parler, mal s'il le faut, mais sans s'adresser des injures directes. Ce site est vôtre. Ecrivez tout ce que vous voulez, flâter Sékou Touré, Mamadou Sylla ou Conté si vous voulez, sans injures, vous serez publié sans aucune restriction. Nous vous le garantissons! Regardez bien notre équipe: nous sommes un groupe de Guinéens de toutes les régions, au cas où cela compterait pour vous !