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Ismaël BAH, au Diner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF)


2013-03-21 18:46:20 

« Alpha Condé n’est plus le Président de tous les Guinéens, il règne par la division ! »

Les plus hautes autorités politiques et religieuses avaient fait le déplacement pour le diner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France.

Le traditionnel dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), l’un des moments forts de la «saison» médiatico-politique. La cuvée 2013 a confirmé la règle. Tout ce qui compte de responsables politiques s’y pressent et s’y montrent. Au pavillon d’Armenonville, dans le bois de Boulogne, il faut pourtant une dose certaine de patience pour affronter les scrupuleux contrôles de sécurité.

L’année dernière, le candidat François Hollande avait fait sensation et créé l’événement en venant saluer à la table d’honneur son concurrent, alors président de la République Nicolas Sarkozy. Des deux, cette année, il n’y en avait plus qu’un. Devenu président, François Hollande, entouré de quelques poids lourds du gouvernement (le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ou encore le ministre de l’Intérieur Manuel Valls) avait pris, mercredi soir, la place de Nicolas Sarkozy au milieu des autorités religieuses et politiques.

Invité à cette cérémonie par Monsieur Jean Pierre ALLALI, coordinateur du CRIF –Afrique, j’ai profité de l’occasion pour demander aux membres présents de soutenir la Guinée.

Dans mon intervention en tant que Président de GuinéeCodéveloppement/ Fédération des Associations des Guinéens de France (FAGAF), j’ai tenu a rappeler que le président actuel Alpha Condé, est un président clivant, un président qui règne par la division.

Les Guinéens eux, sont dépités. Plus encore ceux qui ont voté pour lui. Les autres attendent. Normalement après l'élection, c'est le temps de l'infaillibilité du vote. Quelle pire impression que d'avoir été trompé ? Et nous sommes dans ce moment-là. Dans ce doute-là. Monsieur Condé Impuissant. Irrésolu.

Condé Alpha ne parvient pas à éviter ce double défi : rassurer son ethnie et ne pas trop inquiéter sa famille. Ses résultats, trois ans après la présidentielle, sont marqués du sceau de l'inefficacité. De l'indigence. Du désordre des discours. Son équipe gouvernementale est faible, divisée, incompétente, taraudée déjà par les excès de langage. Quel piètre bilan !

Pour réagir, Condé Alpha en appelle à la communication : lui depuis qu’il a été porté au pouvoir n’a jamais jugé utile de se rendre au cœur de son pays,  invente des déplacements internationaux dont l'artificialité n'échappe à personne. Déjà au plus bas dans l’opinion, confronté à la fronde des trois quarts de la population, il annonce le recours, à des, aux décrets qui se contredisent d’un jour à l’autre. Epuisement de sa légitimité.

Il se voudrait omniprésent. Qu'on le prenne vraiment pour un président. Mais, avec son verbe saccadé, la solitude que l'on sent dans cette étrange pratique du pouvoir, cet habit que définitivement ne parvient pas à revêtir, il voudrait nous soumettre à un pouvoir vieux jeu communiste, triste et tout compte fait dangereux.

C'est une vieille histoire. Le roi patelin. Marchant cahin-caha, cachant sa dureté et, par moments, jaillissant de sa boîte pour punir. Cet homme n'avait jamais gouverné. Les Guinéens le découvrent. Ils comprennent chaque jour que le chef de l'Etat est un chef de bande, qui nomme les siens et ignore les autres. Pire, pour lui, un bon Guinéen est un Guinéen Malinké ou une d’autre ethnie à sa botte.

En vérité, pas de surprise. La ruse du détour, avec des décrets dont il  joue comme avec des accessoires, est éventée. La posture et les rodomontades vis-à-vis de la cote d’Ivoire et du Sénégal,  résignent quotidiennement l'échec de notre Pays. Et cette incapacité à affronter la crise politique et économique, à lutter contre la misère... C'est le règne de la contrefaçon. On peut se résoudre à obéir mais un peuple libre ne sert pas. Il refuse. Il se révolte. Il peut avoir des chefs mais ce ne sont pas des maîtres.

Que faire ? Il reste, et c'est énorme, la Guinée et les Guinéens, intelligents, curieux, insaisissables, originaux, sur la voie d'une démocratie vivante que quiconque jamais ne pourra museler, interdire, étouffer.

Car tous ces pouvoirs assemblés en quelques années n’ont pas l’empêcher de rater son rendez-vous avec l'histoire.

Dons, nous avons un nouveau récit à écrire tous ensemble. Une révolution tranquille à engager. Une figure inédite de nous-mêmes, une Guinée nouvelle à faire émerger. C'est un long travail. Depuis des années maintenant, nous traversons une crise terrible. Nous devons nous rassembler pour renverser la table, retrouver l'envie de nous engager, de dire non pas seulement aux vieilles habitudes, mais aussi  à cette classe politique de nos grands frères  qui nous épuise, tue les différences. A nous de redécouvrir l'honneur d'être nous-mêmes et penser que la Guinée est notre chance.

Aujourd’hui,  Condé Alpha ne peut plus être considéré comme le Président  de tous les Guinéens. S’il n’organise pas les élections législatives (crédibles et transparentes) avant la fin de l’année, il doit partir !

Ismaël Bah

 


 

Excellent travail M. Bah. C’est ça un vrai travail de leader politique.


 

5 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

le guinéen22/03/2013 10:29:38
merci Mr Bah en tout cas on dois prendre notre avenir en main mais pour le faire on a besoin d1 chef capable car la population es près
aujourd’hui c la désespoir qui es notre quotidienne on dois c révolté on a perdu trop de temps
sow alpha boubacar23/03/2013 07:45:42
Monsieur Bah

Je ne vous connais pas,vous êtes sans doute un compatriote d'une grande qualité si je me fie aux commentaires que je lis à votre propos. Ne vous connaissant pas, je ne peux me permettre de vous critiquer gratuitement.
Mais permettez moi de vous dire ceci: Si vous côtoyer le CRIF, alors vous serez encore plus dangereux pour la GUINÉE que Alpha condé. Si vous côtoyer le CRIF, vous ne serez plus dans une démarche qui consiste à défendre les intérêts de notre pays. Pour ne pas etre accusé d’antisémite, je ne vais pas aller plus loin, mais je vous résume ma pensée par ceci: CE NE PAS PARCE QU’ON SE NOIE, QU'ON DOIT S'ACCROCHER A UN PYTHON. Sauf si vous etes un kamikaze bien sur.
Djikoro Kaba23/03/2013 10:50:22
Tout ce que vous faites croire à l'opinion de vos compères est excellent. Mais cette excellence ne vous ait jamais profiter encore en Guinée, pourquoi? Ce n'est ni le crif ou ni sarko qui pourront faire peur à la Guinée. Ce sont les oiseaux de même plumage qui voltigent ensemble et tel père tel fils. Dites aux uns et aux autres de régler leurs conflits qui les opposent avec le peuple Palestinien et avec le peuple Français au sujet du profit tiré de la vieille dame Mme Betencourt. Salut
Bangaly Traore23/03/2013 14:58:50
Pour etre veridique les deux partis ethniques en guinee est le RPG et l'UFDG.C'est pourquoi,les methodes de combinaison ethnique servant a la composition des directions d'un parti politique,d'un syndicat,ou a la formation d'un gouvernement,ne sauraient pretendre a toute l'efficacite desirable en raison de leur caractere irrationnel et meme opportuniste.Les Etats africains ou s'exprime encore le tribalisme ne sont pas devenus des nations au sens veritable du mot,ces Etats vegetent dans les contradictions heritees de leur passe feodalo-colonial.Enfin le remede capable d'extirper definitivement le tribalisme et toute autre forme de division arbitraire dans notre pays,c'est la justice et la democratie.En effet,seule la democratie,a travers une correcte application de ses principes et de ses methodes peut permettre a une nation de se depasser,de s'elever au-dessus des considerations tribales,raciales et religieuses.
Djikoro Kaba23/03/2013 21:19:18
Merci Bengaly Traoré, mais faut-il que les radicaux de Guinée vous entendent, d'un côté ou de l'autre.

D'autre part, faut-il faire disparaitre les ethnies ? Si oui comment?

Quant à moi je dirai que l'ethnie ne cause nullement pas de problèmes, sauf son utilisation politique, sinon chacun de nous est fier de ce qu'il est.

Mon cher Bengaly, en Guinée c'est notre seul fonds de commerce en politique, l'ethnie. Surtout avec la nouvelle race d'hommes politiques guinéens.

Et pire, nos intellectuels sont incapable d'endiguer au contraire.