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Guinée : les métastases de la honte
Il y a déjà un indésirable avant la formation du prochain gouvernement Comme un cancer généralisé, le mal qui ronge la Guinée frappe un corps coriace, résistant comme une peau de vieux crocodile. J’ai déjà écrit à plusieurs reprises que le mal guinéen se ramène en dernière instance à une crise de leadership. Ce mal est devenu un malheur du fait de l’âge avancé des acteurs politiques. Or mon ami médecin m’a expliqué un paradoxe du cancer. Il est foudroyant chez les jeunes car les cellules atteintes de cette saloperie étant jeunes, elles se multiplient plus rapidement. Alors qu’il traînaille chez les personnes âgées. Et donc la solution finale, si l’on me pardonne cette horrible expression, arrive vite. Le parallélisme des formes fait qu’il en va de même en politique. Mais à l’envers. Ainsi s’explique cette longue Le mal est généralisé, puisque après l’Etat, il a frappé les syndicats, la société civile un peu avant le pronostic peu favorable signalé chez les Partis dès 1995 quand, après une journée folle de « siégera siégera pas », ils finiront par légitimer une assemblée née des fraudes massives qui ont marqué les élections de ses membres. Le virus avait été inoculé en 1993, avec le « considérant » historique de maître Sidimé, sous la bonne garde de la loi anti-casseurs de maître Silifou Sylla et de M. Alséni René Gomez, qui a tétanisé les leaders, comme frappés d’amnésie. « Pour préserver la petite paix qui règne en Guinée disent les uns » . Nos leaders comme tout le monde, adorent ce Bembeya. Après la paix du lafidi, voici la paix des mangues à l’huile rouge, au beurre de karité, mais sans piment, car le piment est devenu inaccessible, comme le bonga, tous envolés avec l’euro à la vitesse de 7800 mille marins pour rejoindre en haute mer le baril de pétrole et le sac de riz qui conduit le peloton de tête avec 230 à 250 000 mille à l’heure. Prix dopés par les accords tripartites censés sécher les larmes et le sang versés des martyrs de janvier-février 2007. Ils veulent du pognon. Point barre. Pas d’hypocrites lamentos patriotards. Ils tirent sur tout ce qui bouge, et on leur donne le flouze, ils rentrent dans leurs casernes. Quant au peuple, qu’il prennent garde, s’il bouge pendant qu’ils ont les poches pleines, ils reprendront leurs cagoules importées de Guinée Bissao et reviendront pour massacrer la chair fraîche comme en janvier-février. Puisque la Guinée s’est « westernisée » ( I. Kyké ) ! « Pas de quartier ! ». Elles ne distinguent plus le cousin de la nièce, comme en enfer, le jour des comptes. Mangez, mais pensez aux poubelles de l’Histoire, sinon aux fins dernières comme c’est dit dans les saintes écritures, pour ceux qui sont croyants. Pour les autres, songez aux domiciles saccagés jusqu'aux carreaux emportés. Et cette fois encore, il se trouvera un hurluberlu qui dira : WO FATARA ! NGONGA NGONGA ! ou autres aplodossos de nos idiomes vernaculaires. Pas de compromis avec les caciques
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