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| Hadja Safiatou Bah |
1- Mme Bah, à Dakar, nous avons appris au sein de la communauté guinéenne que vous avez joué un grand rôle au moment des évènements de janvier-février 2007. On dit que vous avez été très active dans le cadre d'aide aux victimes qui ont été évacuées sur Dakar vu la gravité de leur cas. Avant tout, voudriez-vous vous présenter aux Guinéens qui, dans leur majorité, ne vous connaissent pas ?
Merci M. Barry de me donner l'opportunité de m'exprimer sur votre site. Pour répondre à votre question je me nomme Safiatou Baldé, je suis opérateur économique et je réside au Sénégal. Pour plus de précision, je suis économiste de formation avec une maîtrise en sciences économiques option gestion (Université de Paris I - Sorbonne et Université Cheikh Anta Diop Fann Dakar - Sénégal) et un 3éme cycle en Finances et Banques au Centre de Formation d'Etudes Bancaire de l'UEMOA - COFEB.
En ce qui concerne les victimes des répressions lors des évènements de janvier-février 2007, j'ai été prévenue par des étudiants guinéens en formation à Dakar de l'arrivée de blessés par la route avec ou le plus souvent sans familles d'accueil dont les moyens limités ne permettaient pas la prise en charge des soins au niveau des centres hospitaliers de Dakar. Pour en savoir plus je me suis rendue sur place, l'émotion était grande et je mesurais mes limites, une grande tristesse m'habitait et comme un film le sort peu enviable de millions de guinéens défilait dans ma tête et j'étais mal. Le moment le plus fort a été quand ces mêmes étudiants m'ont présenté le montant qu'ils avaient déjà pu réunir et les contributions de El Hadj Alpha Amadou Diallo, de Mme Siradiou Diallo, de M. Ibrahima Diallo un ami résident à Bamako etc. Là j'ai compris qu'il fallait faire quelque chose et rapidement.
Mon appel sera entendu par tous et nous avons manifesté notre solidarité, je profite de cet interview pour remercier les membres de l'association du Forum d'Etudes et de Réflexion sur la Guinée (FEREGUINEE) au Sénégal, les associations de femmes ressortissantes de guinée au Sénégal, la société civile des ressortissants guinéens au Sénégal, les étudiants et l'ensemble de la jeunesse, la RADHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme) en la personne de son secrétaire général M. Alioune Tine, le CONGAD ( Conseil des ONG d'Appui au Développent ) en la personne de M. Mignane Diouf, le président Abdoulaye Wade, et tous nos amis sénégalais qui nous ont soutenus pendant cette période douloureuse.
Comme dans toute entreprise, nous avons déploré le comportement de certains de nos compatriotes qui ont détourné l'objet et une partie des fonds collectés nous le regrettons profondément.
La leçon que j'ai retenue dans ces moments intenses, c'est l'élan qui animait tous ces Guinéens, la soif du changement et le désir de faire comprendre que nous sommes un seul peuple, rien ni personne ne doit l'oublier, nous avons un pays si merveilleux que nous n'avons plus le droit de perdre encore du temps et....la vie est si courte... !!!
2- Qu'est-ce qui vous a vraiment motivée dans cette entreprise alors qu'en tant que femme d'affaires, vous devriez avoir beaucoup à faire à travers le monde ?
Certainement la fibre nationale et mon instinct de sœur, mère, épouse.......
3- On dit que vous aidez également des étudiants guinéens ici. Nous avons rencontré deux qui l'ont affirmé mais en tenant à rester sous anonymat !
Je ne pense pas avoir jamais fait un geste exceptionnel en direction des autres; nous avons tous appris enfants le partage avec les autres; ce comportement constitue d'ailleurs une des qualités que nous devons reconnaître aux foutankès que nous sommes. En effet j'ai beaucoup voyagé à travers le monde pour mes affaires en général mais l'hospitalité légendaire du Foutah me manque toujours et j'en parle souvent avec des amis qui sont allés chez nous, qui ont été enchantés et parfois surpris du naturel et de la spontanéité de l'accueil qui leur était réservé dans toutes les familles dans tous les villages ou villes que nous avons eus le plaisir de visiter ensemble ou visités par eux seuls tout simplement. C'est donc naturel et cela ne peut en aucun cas être compatible avec une publicité. Le plaisir est personnel à ce niveau.
Feue ma chère Nènè me disait et je le répète souvent à mes enfants "En donnant à manger aux personnes qui ont faim, la récompense d'Allah se manifestera à toi et ce jour là tu comprendras qu'il est tellement bon de partager ce que notre seigneur nous offre, parfois en abondance, mais le plus souvent il nous donne des biens matériels pour nous tester."
4- Venons-en au festival de Pulaaku qui a eu lieu à Dakar entre le 27 au 30 mars 2008. Bien que vous ne fassiez pas partie des organisateurs, quand vous avez entendu que la trentaine de Guinéens venus spécialement pour les festivités avaient des problèmes de déplacements, vous avez réagi spontanément en mettant un bus et son équipement à leur disposition. On était tous surpris dans la salle, même El-hadj Alpha Amadou Diallo, le Président de Tabital Pulaaku International. Car, jusque-là, vous passiez presque inaperçue, tellement effacée ! Qu'est-ce qui vous a interpellée ? Le patriotisme aurait pris le dessus sur l'humilité qui vous caractérise en général ?
Le Festival de Tabital Pulaku International du mois de mars à Dakar était la deuxième manifestation de cette grande rencontre à laquelle je participais. Autant vous dire que pour moi, le bonheur était total de me retrouver là dans ma communauté et ma culture dans toute sa diversité. Il y a quelques années un ami avec qui je partage le besoin de lire pour mieux comprendre notre histoire, l'histoire des peuples, cet ami m'a offert un livre qui est une thèse de doctorat écrit par un de nos compatriotes, l'imminent historien Ismaila Barry dont le titre "Le Foutah Djalon“; ce livre comblait un grand vide car permettant à nos enfants de savoir qui ils sont. Eh bien, moi aussi j'ai eu ce sentiment de comprendre enfin, d'avoir la réponse aux questions que je n'ai pas pu poser à mon père l'enseignant qui est parti trop tôt...sans avoir écrit sur la Guinée, l'Afrique !
Ma petite contribution a eu un juste retour car j'ai appris beaucoup de choses et j'ai rencontré des personnes intéressantes, des chercheurs des mécènes venant du monde entier qui nous ont fait des exposés en pular lors du symposium, c'était magique.
5- On dit également que vous avez un grand et noble projet pour la Guinée. Pouvez-vous nous en parler ?
Avant les journées tragiques de janvier-février 2007 mon idée c'était de tout faire pour favoriser une entraide entre pays voisins à travers notre association FEREGUINEE, qui est une ONG et l'ordre des médecins sénégalais en créant un centre de traumatologie au Foutah en raison du nombre très important des accidents de la circulation (terrains escarpés, routes étroites et en mauvais états, manque de personnels de santé et surtout de médecins spécialisés et compétents).
Après les bavures de 2007 et leurs conséquences douloureuses, le problème de la nécessité de création d'un vrai centre hospitalier nous est apparu dans toute son urgence.
Dakar est devenu par la force des choses un mouroir pour nos compatriotes; en effet, l'accueil des évacués sanitaires guinéens est devenu notre lot quotidien. Le plus dur c'est de voir ces malades en phase finale reçus dans des hôpitaux ou cliniques moyennant des sommes d'argent en CFA exorbitantes pour le commun des guinéens tout en sachant que ces dépenses inutiles seront doublées d'un rapatriement de corps tout aussi coûteux me révolte au plus haut point.
Je fais appel à toutes les bonnes volontés pour que nous nous mobilisions afin de permettre à nos parents de se soigner correctement en Guinée.
6- Mme nous vous remercions.
Merci à vous.
SADIO BARRY
VOS COMMENTAIRES | |
| Thierno A. DIALLO | 09/06/2008 11:31:34 |
| Remercier Mme bah, c'est reconnaître le travail inlassable des femmes guinéennes pour le changement de nos mentalités et partant, de nos réalités. Travailler en silence, sans relâche, pour aider à résoudre les problèmes concrets, la guinéenne le fait tous les jours, à l'intérieur du pays, de Lagbara à kanfarandé, et à l'extérieur. Si le pays "tient" aujourd'hui, c'est en grande partie grâce à leur sagesse et dévouement dans tous les domaines : politique, syndical, économique.. De même, par des actes concrets, nos voisins démontrent dans la discrétion que si nous vivons dans des états autonomes, nous ne sommes pas séparés. Tout le monde sait que nous formons en réalité un seul peuple, le Sénégal, le Mali, et la Guinée... Nous partageons deux grandes cultures, la peuhle et la mandingue, mandé tan et mandé fou (malinké et soussou).Les hommes politiques et scientifiques du Sénégal, du Mali, de la Côte-D'ivoire, de tout bords, sont très concernés par notre situation, et s'impliquent dans la résolution de nos problèmes. C'est tout à leur honneur. Je ne suis donc pas du tout étonné que des médecins sénégalais se mettent à notre disposition. L'esprit de départ de la faculté à Dakar était de former des cadres pour toute l'Afrique de l'ouest. Cet esprit demeure vivace de nos jours, de la part de frères de sang. Une part de mon cursus médical s'est déroulée au Sénégal. Vous comprendrez la peine d'un Interne guinéen devant les évacuations sanitaires, parfois pour des pathologies simples, de ses concitoyens. Ce n'est pas nouveau. Vous me donnez ainsi l'occasion de faire connaitre les jeunes guinéens en formation dans les centres de ce pays et ailleurs, qui se dévouent constamment pour leurs compatriotes. C'est la fierté de notre pays. Malgré le "désert médical", en termes de moyens que nous vivons tous les jours, il est anormal qu'un pays de dix millions d'âmes manque, au 21° siècle, d'un seul centre de chirurgie cardio- vasculaire. C'est un fait établi que les pathologies congénitales et acquises font chez nous des ravages, faciles à contenir et éradiquer. Toutes les spécialités médicales sont concernées. Ce n'est pas un simple problème de moyen, mais de carence politique. Tout se tient : il est illusoire de construire ou entretenir un centre médical moderne, quand l'électricité et l'eau sont aux abonnés absents, que l'analphabétisme bat des records, et que la sécurité est aux mains de personnes de la qualité du "Dr" Beau Keita, ou de Pivi. Thierno A. DIALLO, cardiologue. | |
| amayelle | 09/06/2008 18:54:40 |
| L'utopie serait de ne pas agir à mon humble avis. Un forage doublé d'une grande reserve suffirait pour alimenter un centre hospitalier. dans cette ère d'energie renouvelable que nous vivons la plupart des bâtiments de la grande Université de Georgetown à Washington sont alimentés par des plaques solaires installées sur les toits. En fait les centres hospitaliers guinéens ont besoin d'une administration privée.la création d'une gestion privée de l'hôpital en tant qu'entreprise, c'est à dire un fonctionnement classique : Budgets d'investissement,de fonctionnement etc...) Comptes d'Exploitation previsonnels, un bilan annuel et des résultats;....Les recettes generées par les prestations devront servir non pas à alimenter les poches du personnel soignant mais au paiement correct et régulier des medecins et de l'ensemble du personnel, à l'entretien du matériel , son renouvellement, à l'achat des medicaments et appareils necessaires pour soigner les malades; ainsi qu'à l'entretien de l'hôpital. En tout cas l'idée est géniale. | |
| Sadio Barry | 09/06/2008 20:08:41 |
| Pour les plaques solaires et ordinateurs, on peut les avoir avec l'Université de Aachen et avec le soutien social de beaucoup de fondation ici. En cas de besoin, notre Association pourrait faire les démarches et obtenir des faveurs de prix et multiples soutiens pour le caractère social du projet. | |
| Thierno A. DIALLO | 09/06/2008 23:39:33 |
| Madame(ou monsieur) Amayelle Je suis d'accord avec vous, mais réservé sur un point : relisez mon texte, il ne s'agit pas seulement de construire, mais aussi d'entretenir. Un centre médical moderne coûte cher à construire, et beaucoup plus à entretenir, le matériel, surtout les consommables, étant dans leur quasi-totalité produits ailleurs. Dans les pays développés que vous citez, des mécènes riches à milliard et en grand nombre subventionnent ce genre d'activités. Le milieu est stable et sécurisé. Le prix d'un équipement solaire ou éolien capable de fournir suffisamment d'énergie (pompage d'eau et production d'électricité) pour un centre de la taille de l'hôpital de Labé par exemple, ou même moins important, est hors de prix. Sans compter qu'il posera tôt ou tard (généralement tôt) le problème de son propre entretien, talon d'Achille de toutes nos réalisations. En revanche, pour une petite structure, c'est possible. J'ai participé pendant deux ans à la construction du centre médical de Dioffior, dans le Sine-Saloum, sous l'impulsion des Eclaireurs et Eclaireuses du Sénégal. Malgré leur dynamisme, il a fallu en plus une année avant que la ligne électrique soit disponible. De cette façon, en prenant les précautions indispensables, c'est réalisable. Mais ne compter ni sur un moteur diesel, pour cause de renchérissement des prix du pétrole, ni sur l'action d'un gouvernement, dans l'état actuel, pour des raisons que vous connaissez. Il ne s'agit pas de ne rien faire, mais d'agir avec beaucoup de prudence, pour que tout ne s'arrête pas quelques mois après l'inauguration. Ce n'est pas de l'utopie, mais du réalisme. | |
| Lamine | 10/06/2008 00:42:12 |
| Je m'excuse d'avance de ma reaction un peu violente mais je pense que le scepticisme et le pessimisme est a la source du sous-developpement de notre Afrique adoree. En effet, a mon avis, la vrai difference entre le peuple sous-developpe et celui qui est developpe est la confiance en soi-meme. Les pays comme les USA enseignent a leurs enfants que tout est possible et qu'ils sont les elus de Dieu. Un bon exemple de cet enseignement est que les americains ne veulent toujours pas reconnaitre qu'ils ont perdu au Vietnam ou en Irak, donc refusent categoriquement de considerer la defaite comme une alternative. De l'autre cote, nous (les africains) sommes convaincus que nous ne sommes pas capable de realisations concretes. Cela est peut-etre une consequence du colonialisme à tel point que nous nous accablont sur nos pertes apres une victoire. Le cas du projet de l'hopital confirme mon hypothese quand je lis certains commentaires precedents. Voila une entreprise qui a tout ce qu'il faut pour reussir. Rien n'empeche notre communaute de mettre en place un edifice hospitalier qui pourrait representer une competition aux hopitaux occidentaux. Cet hopital ciblerait la population ouest africaine aisee et creerait des programmes sociaux durables pour les plus demunis avec une partie de ses profits. Ceci permettrait a des familles, devant sauver un malade, d'economiser leur epargne en evitant un voyage en occidant vers un lieu qui exploite le fait qu'ils ont tres peu de droits en tant que citoyens. De plus, le rassemblement des familles aux cotes du malade serait beaucoup plus facile la ou le besoin de visa n'existe pas et ou l'acceuil est chaleureux... Bref, pour ne pas m'eterniser sur le sujet... j'ose esperer que certains d'entre nous prendront un jour cette initiative ou alors l'AUTRE le fera a notre place!!! | |
| Sadio Barry | 10/06/2008 01:08:33 |
| Cher Lamine, votre commentaire est une analyse qui mérite d'être largement diffusée pour le public africain. Tellement vous avez raison et vous comprenez la situation qui nous paralyse en Afrique. Une telle réalisation, bien faite, pourrait bien s'autofinancer et soutenir même des programmes sociaux comme vous dites. Nous remercions Hadja pour ses bonnes intentions et l'encourageons à tout mettre en oeuvre pour que ce projet démarre. Comme dit, étant quelque chose de sociale, on pourrait se battre ici pour des soutiens de certains organismes. Pour les panneaux solaires, l'université technique de Aachen les fabrique et installe. Un tel projet pourrait bien l'intéresser dans le cadre des activités d'aide au développement. Elle était prête à me donner des ordinateurs pour l'équipement des écoles en Guinée l'année passée. Mais mon stage ne me permettait pas de m'en occuper. Car, je devrais me charger de tout: recupérer et transporter etc. | |
| Thierno | 10/06/2008 01:50:15 |
| M. Lamine Je ne trouve pas votre réaction violente, mais excessive. Or, comme dit l'adage, tout ce qui est excessif est insignifiant. Calmez vos nerfs. Vous ressemblez à ces révolutionnaires de salon qui font et défont le monde au gré de leur humeur du jour, avec des solutions toutes prêtes, du style "y a qu'à". Mettez la main à la pâte, et vous saurez de quoi il retourne. Vous faites fausse route à partir du moment où, même avec beaucoup de moyens, vous ciblez, selon vos propres termes, "la population ouest-africaine aisée". Ce n'est pas de cette façon que vous "créerez des programmes sociaux durables pour les plus démunis", ni que vous soignerez le plus grand nombre. Ou alors vous avez des notions bien particulières des lois de l'économie, que je serai ravi de connaître. Sinon c'est ce qu'on appelle un vœu pieux. Ou tirer des plans sur la comète. Si vous trouvez que ne pas reconnaître la perte du Viêt-Nam comme un bon exemple, votre proposition de concurrencer des hôpitaux occidentaux sans étude sérieuse de faisabilité relève du folklore. Vous confirmez ainsi que vous, M. Lamine, "êtes convaincus que vous n'êtes pas capable de réalisation concrète", car vous fonctionnez à l'émotion. Les problèmes de famille, d'épargne ou de visa n'y changeront rien. Au fait, sincèrement, combien avez-vous déjà donné pour une action sociale ? | |
| M. Soumah | 10/06/2008 14:11:57 |
| "Au fait, sincèrement, combien avez-vous déjà donné pour une action sociale ?" M. Diallo, c'est quoi cette question ? Si vous ne connaissez pas les gens, vous devez soigner votre langage envers eux. Cette question n'est pas innocente ni de bonne foi. Vous me donnez l'impression d’être ce type d'africains qui, dans leur préférence de rester en Occident, décourage toute initiative en Afrique. Nous voulons des gens optimistes qui pensent qu'il est temps que les Africains se mettent au travail maintenant. Lamine, veuillez prendre contact avec cette brave dame pour l'aider dans son projet. Il faut bien que nous pensions à avoir un centre hospitalier chez nous aussi, même si c'est au niveau sénégalais. Ce qui a été possible au Sénégal peut bien l’être en Guinée. Et cette dame sait de quoi elle parle: son niveau d’études et sa profession actuelle le prouvent bien. Je préfère l’élève qui va à l’examen et échoue à celui qui tombe "malade" à l’approche de l’examen. Mme, Si vous commencez, toute la Guinée vous soutiendra j’en suis persuadé. | |
| Temoin | 10/06/2008 14:42:26 |
| Thierno, Lamine que je reconnais dans ce texte est un jeune entrepreneur qui est revenu des usa après ses études pour investir et créer en Afrique. contrairement à beaucoup qui ne pensent jamais au retour en partant. Il fait partie des gens qui ont aidé à soigner des victimes guineennes qu'ils ne connaissent pas à Dakar ici et il aide des étudiants guineens à pouvoir vivre et terminer leurs études ici. Maintenant, à toi de nous dire ce que tu as deja consacré à une action sociale sincerement.je ne parle pas de soins (remunerés) que tu donnes aux vieux francais la-bas. Soyons d'accords que dans tous les cas, Lamine est plus utile à l'Afrique que toi.merci! | |
| Solo Keita | 10/06/2008 14:55:13 |
| Si Thierno est le cardiologue que j'apprecie bien, alors je ne le comprends pas ici. Cette femme est à encourager et féliciter. Docteur Diallo devrait plutôt lui apporter son soutien au lieu de chercher à convaincre qu'une telle réalisation n'est presque pas possible. En tout cas son intervention est de nature à décourager l'initiative. sachant que la femme n'est pas une débutante ni simple rêveur, mais une patriote ayant des connaissances et de l'expérience et peut être même de quelques moyens si elle est opérateur économique, ce n'est pas le langage approprié à lui tenir. | |
| Th.Hamidou Barry U.S.A | 11/06/2008 07:43:01 |
| Mr Diallo franchement,vous essaye de ternir votre propre image.L`analyse de Mr "Grand" lamine est tres reflechi.Je pense il faut etre grand par le coeur que d`etre grand par le verbiage.Meme Sadio Barry appreci son analyse! Lamine you`re best! | |
| Thierno | 11/06/2008 10:28:12 |
| Depuis quelques jours, je suis devenu "la bête noire" de presque tous les intervenants. Personne ne discute ou n'apprécie plus les différents points de l'interview, mais la mise en garde que j'ai eu le malheur de faire. Je suis littéralement voué aux gémonies et tout le monde se défoule, c'est très bien, mais cela fait oublier les enjeux. Relisez attentivement tout mon texte. Je souligne, entre autres, de la difficulté dans les conditions actuelles, de mener un projet d'envergure dans notre pays. On me fait passer pour quelqu'un contre le projet, ou d'intellectuel coupé de ses réalités. Et de beaucoup d'autres qualificatifs peu amènes. J'ai préféré dire ma vérité, ayant conscience que je peux absolument me tromper. Je réitère que dans les conditions politiques actuelles, les réalités sur le terrain, de sécurité, un projet économique viable, quelqu'en soit le type, c'est-à-dire pas seulement médical, a peu de chances de réussir. Non pas seulement pour sa mise en place, mais pour la suite. Rien d'autre. Ce n'est pas une invitation à baisser les bras, comme beaucoup l'ont compris, mais à bien se préparer, car les blocages sont souvent inattendus et insoupçonnés, tant qu'on n'a pas mis la main à la pâte. Je m'y suis déjà essayé. Ce n'est pas une recherche d'estime, de mésestime ou de reconnaissance de la part de qui que ce soit. Ou de manque de patriotisme comme certains l'ont lourdement fait sous-entendre. Je suis peiné de la tournure et de l'intolérance qui se manifeste, entrainant le rejet de tout esprit de critique, positive ou négative. Certains m'ont directement écrit, pour me traiter entre autres d'anti-peulh, et se posent des questions sur ma prétendue "foulanité". J'estime que tout cela prend une tournure imprévue. Sur ce point précis, la discussion, pour moi, est close. Méditez ce proverbe de chez nous :" tougna fö tériyé, wo tè tériya saa". | |
| GuineePresse.info | 11/06/2008 13:03:02 |
| Bonjour à tous ! Nous sommes consternés d'apprendre que certaines personnes sont allées jusqu'à adresser des injures à monsieur Diallo pour une discussion aussi normale ! Nous tenons à préciser et nous rejouir que toutes les réactions à notre adresse sont publiées ici et il n'y a eu aucune rejetée par le système de censure. Ce qui montre déjà la qualité et le niveau de ceux qui communiquent sur ce site. Nous vous en remercions tous ! | |
| F. Condé | 11/06/2008 13:18:04 |
| Monsieur Diallo, avec tout le respect que j'ai pour vous, je ne crois pas à vos dernières affirmations. Ce débat n'a rien d'ethnique comme on le voit bien dans les réactions. Pourquoi cherchez-vous à tourner les choses dans ce sens? Et cette phrase en malinké?Esperez-vous être sécouru par des Malinkés? Si bêtes, nous ne sommes pas Docteur! Je suis d'accord que vous émettez des reserves fondées. Mais la facon dont vous avez parlé à Lamine fait comprendre le contraire et douter de votre bonne foi. C'est comme si vous êtes hostile au projet. En tout cas vous ne l'encourager pas et c'est ce qui étonne tout guinéen. Vous vous referez à la sitution politique. Mais ce projet est social et concerne le bien de toutes les composantes guinéennes. Là où des Universités privées ont réussi, pourqoi pas un hôpital? Je me demande si vous faites pas tout ca parce qu'il s'agit d'empêcher toute personne de réaliser un projet auquel vous pensiez vous-même à des fins commerciales? | |
| Thierno | 11/06/2008 14:09:23 |
| M. Condé Je n'ai pas, et n'ai jamais eu besoin d'aide pour dire ce que je pense. C'est vous qui l'interprétez de cette façon. Ceci dit la langue mandé n'appartient à personne en propre, et je ne vous demanderai pas la permission pour utiliser une langue de mon pays.Il y a vraiment à faire dans notre pays. | |
| Lamine | 11/06/2008 18:52:22 |
| Bien, je vais faire de mon mieux pour que ce commentaire aie une allure plutot positive... Je commence donc par encourager a nouveau Mme Ba dans ses projets ambitieux et nobles. Je remercie tous ceux qui m'ont felicite dans mon intervention (mon premier commentaire) et je les felicite a mon tour d'avoir pris ce projet d'hopital autant a coeur. Ceci prouve que le desir de notre communaute de realiser ce voeux est aussi brulant qu'un feu qui emporte tout ce qui ose s'y oppose. Cela dit, Dr. Diallo a parfaitement raison de nous prevenir des challenges a venir tel que l'inaction ou la mauvaise gestion. En effet, Dr. Diallo ne pourra jamais nous prevenir assez de ces adversaires redoutables. L'histoire de notre peuple nous assure deja que nous les rencontrerons sur notre chemin. Ce sera donc notre prevoyance, notre perseverance, et surtout la volonte de Dieu qui nous permettra de vaincre ces ennemis incontournables. Je regrette tous les malaises que les commentaires precedents aient pu creer a Dr. Diallo et a d'autres. Cependant, j'ose esperer que ces temoignages seront a la source d'initiatives diverses qui permettront a ce voeux si precieux de devenir realite. Et je pense que tel resultat sera sans doute une tres belle nouvelle pour notre communaute, Dr. Diallo en premier. Merci, Lamine. | |