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Mutineries en Guinée :Communiqué de l’association Pottal-Fii-Bhantal
A l’attention des partis politiques, des syndicats et des organisations de la société civile guinéenne. A l’attention de tous les groupements associatifs de la diaspora guinéenne.
Notre pays a été récemment le théâtre de nouvelles mutineries d’une fraction de l’armée qui réclame le rétablissement de subventions alimentaires et le payement de primes. Ces événements ont dévoilé aux Guinéens un visage inconnu et alarmant d’une frange de son armée. Il en découle que si cette frange s’empare du pouvoir, notre pays risque de continuer la longue nuit dans laquelle il est plongé depuis son indépendance. L’association, Pottal-Fii-Bhantal, se joint à l’opinion guinéenne toute entière pour condamner avec vigueur le climat d’impunité et de manipulation qui permet l’émergence de ce genre de soldats sur la scène politique. Nous en appelons à toutes les organisations civiles, politiques, militaires, religieuses pour organiser des marches et des meetings pour dénoncer le comportement des militaires et de leur « chef ». Nous en appelons à tous les juristes guinéens et africains pour qu’ils entament des réflexions pour déterminer les procédures judiciaires nécessaires contre les mutins et tous ceux qui auront participé aux récents actes criminels et des violations gratuites des droits de l’homme. Nous demandons au gouvernement guinéen et aux autorités militaires de prendre toutes les mesures nécessaires pour neutraliser et radier les éléments criminels des rangs des forces de sécurité. Devant l’opinion publique nationale et internationale ainsi que devant les cours internationales de justice, ils sont et demeureront responsables de toute faillite au maintien de la sécurité des biens et des personnes. Le silence et l’inaction de la part des représentants de l’opinion guinéenne (partis politiques, syndicats, organisations civiles et religieuses) favoriseraient la montée d’aventuriers d’un autre temps sur la scène politique guinéenne pour un temps encore indéfini. Ils représenteraient un discrédit de la mémoire des nombreuses victimes qui ont fait le sacrifice ultime afin que la démocratie prenne racine dans notre pays.
Washington DC le 11 Juin 2008. Le bureau de Pottal-Fi-Bhantal
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