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Pour qui nous prennent Sékouba et ceux qui veulent nous le revendre à nouveau en Guinée ?
<< Je crois qu’Alpha Condé n’a pas les capacités d’être chef d’Etat dans un pays comme la Guinée. >>. A dit l’homme d’affaires italo-guinéen Guido Santullo le 1 mai 2012. Un court temps lui a donné raison. Même le lobby malinké s’est réuni à Conakry chez Sorry Doumbouya pour se pencher sur la succession d’Alüha Condé. Le 16 mars passé, nous avons sorti un article titré « Sékouba Konaté multiplie les manœuvres pour être au 1.er plan d’une nouvelle transition » (Lire). Nous ne sommes donc pas étonnés de la nouvelle sortie de Sékouba, condamnant les violences en cours à Conakry contre l’opposition ou plutôt contre la population peule. Cependant, plus d’un Guinéen sera étonné de lire certains passages de son communiqué : « En ce moment grave de notre histoire et d'interrogations pour chacun d'entre nous face aux périls communs, j'exprime ma compassion à l'endroit de toutes les victimes parmi les populations ou au sein des forces de défense et de sécurité... Mes pensées vont à leurs familles que j'invite à la retenue et au recueillement dans la foi face à la tentation de se rendre justice. J'exprime également ma sympathie et ma solidarité à tous nos compatriotes blessés, hospitalisés, ceux dont les biens acquis au prix d'un dur labeur et d'innombrables sacrifices ont été pillés et incendiés » (Lire). L’auteur de ces propos est bien Sékouba Konaté qui était le président par intérim de la transition ratée de 2010. C’est son beau-frère qui était préfet de Siguiri quand les milices tribales du RPG violentèrent et chassèrent les Peuls de cette ville, de Kouroussa, de Kissidougou et de Nzérékoré. La RTG n’en a jamais fait cas, parce que ni Sékouba ni le ministre de l’information d’alors, Aboubacar Sylla qui est l’actuel porte parole de l’opposition, ne l’ont voulu. Ils ont fermé les yeux devant des agressions ethniques qui remettent en cause les fondements de la République et de la Nation guinéenne, semant ainsi les bases de ce que nous vivons aujourd’hui: encouragement et l’assurance d’impunité aux bandes d’extrémistes malinkés en Guinée et la frustration légitime de la communauté peule. D’ailleurs, les militaires penetraient dans les quartiers pour commettre des exactions contre les Peuls jusque dans leurs maisons sous l’autorité de Sékouba lui-même. Ce n’est pas Bah Oury ni Aliou Barry de l’observatoire des droits de l’homme qui démentiront. Par ailleurs, l’ancien PM de la transition, Jean Marie Doré, a publiquement révélé dans sa conférence de presse organisée le 20 août 2012, que lui il avait pris des mesures contre le préfet de Siguiri et d’autres lors des violences anti-peules à Siguiri, Kouroussa, Kissidougou et en Forêt, mais que c’est Sékouba Konaté et Tibou Kamara qui l’ont refusé. Pire, il accuse explicitement Sékouba Konaté, étant son seul chef hiérarchique de l’époque, d’être derrière le complot d’empoisonnement qui a servi de déclencheur des agressions anti-peules en Haute Guinée (Lire). C’est ce même Sékouba qui déclara à Guido Santullo en 2010 à Nice que jamais un Peul ne mettra le pied au pouvoir tant que lui il est là (Lire). La gestion de général Sékouba Konaté fut également marquée par des contrats douteux de gré à gré et un népotisme insolent : en juin 2009, il passe deux contrats à sa famille directe (dont son épouse) pour un montant totalisant 30,5 millions US. Information publiée à l’époque par Guineenews (Lire). Pourquoi Sékouba boycotta l'intervention d’Alpha Condé le samedi 25 mai à Addis-Abeba ? Des participants au cinquantenaire de la création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) ont été étonnés de l’attitude de Sékouba Konaté, boycottant le discours de son président Alpha Condé. Pour les proches du général Sékouba Konaté, il aurait ainsi protesté contre le fait qu’Alpha Condé a quitté la Guinée qui se trouve en crise (Lire). C’est à en rire quand on sait que Sékouba fuyait toujours la Guinée lorsque ce pays traverse des crises. Il tenta même d’être absent du pays le jour de la publication des résultats qu’il connaissait déjà. Au fait, il y a une grave crise qui oppose le délinquant Sékouba Konaté au bandit tribaliste Alpha Condé. Le 15 mars 2013, Sékouba a appelé deux personnalités mandingues sénégalaises (K. H. et B.T) pour reclamer le solde de 10 milloms US qui reste des 25 milloms US du marché de la cession du pouvoir à Alpha Condé sous l’hégide de Jacob Zuma. Alpha Condé aurait retorqué qu’il n’a plus peur de Sékouba. Car il aurait mis de l’ordre dans l’armée et procédé à la purge de ceux qu’il considère comme aussi vil que sans honneur que Sékouba Konaté. C’est ce Sékouba que des individus tapis dans l’hombre voudraient ramener au devant de la scène à la faveur d’une éventuelle transition en Guinée ? Il n’est point besoin de rappeler que le Peuple de Guinée ne va plus accepter le retour de ce délinquant et corrompu à la tête du pays. De nos jours, même Dadis serait plus facile à accepter que Sékouba dans ce sens en Guinée. Le vendredi passé, l’imam dela grande Mosquée qui qualifie le RPG de grande mafia, conclut que quand un peuples est faible, il aura un nullard à sa tête.
GUINEEPRESSE.INFO
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