URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=1224
![]() |
| Uni. de Conakry |
L’intersyndicale de l’Education Fspe/slecg, décide du déclenchement d’une grève générale et illimitée, sur toute l’étendue du territoire national dans le secteur de l’éducation et de la recherche scientifique, à compter du 19 juin 2008, jusqu’à la satisfaction totale de ses légitimes revendications. Elle demande à tous les travailleurs du système éducatif d’observer le mot d’ordre de grève en restant à domicile.
D’un mouvement de grève à l’autre, le pouvoir du Président Conté est assailli de part et d’autre. Après donc les militaires, les enseignants entrent dans la danse. Ils constatent les violations au plus haut sommet de l’Etat du protocole d’Accord de mars 2006 et des Procès Verbaux de négociations de juin 2006 et de janvier 2007. A la veille des examens de fin d’année programmés pour le 17 juin, les syndicalistes de l’éducation réclament : le reclassement et la prise en charge des enseignants admis aux examens professionnels, le paiement avec rappel, à la fin du mois de mai, des 25 points d’indice, des primes et indemnités, prise en charge salariale des contractuels déjà engagés, doublement du niveau de salaire, relèvement immédiat de la prime de transport.
L’intersyndicale avait déposé un préavis de grève qui n’a pas trouvé satisfaction du côté du Gouvernement. Sans doute que le pouvoir de Lansana Conté, qui a satisfait récemment les mutins du Camp Alpha Yaya Diallo, prendra en compte l’avis de grève. En tout cas, on ne peut pas distribuer des millions à des soldats improductifs et refuser de tenir compte des revendications des travailleurs.
Quant au Premier ministre, il ferait mieux de mettre son nouveau gouvernement en action maintenant. La situation de crise et l’incertitude ne doivent pas trop durer pour un pays à l’économie délabrée comme la Guinée.
Namory Condé