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Le Wahhabisme: une secte "criminelle" devenue respectable à cause des pétrodollars, selon un Professeur de sciences politiques à l’Université de Tunis.2013-07-07 15:31:21 Vu que le Wahhabisme est la doctrine qui se pratique aujourd’hui à la Mecque en Arabie Saoudite, beaucoup de musulmans pensent que cette doctrine est le vrai Islam hérité du Prophète de Mohammad (PSL). Beaucoup ignorent que le Wahhabisme n’a même pas été connu par le Prophète à plus forte raison pratiqué à son temps. Les gens ignorent que le Wahhabisme est un mouvement politico-religieux qui était à la conquête du pouvoir en Arabie et qui a combattu et même pillé la famille et l’héritage du Prophète Mohammad en s’emparant de la Mecque. Après les crimes et la profanation des Lieux Saints de l’Islam, le Wahhabisme a pu acheter du respect et se rependre dans le monde musulman grâce à l’argent selon ce que nous révèle ce professeur tunisien se référant aux faits historiques. L’argent, c’est du « Cheytan » qui peut faire égarer un homme et toute une société. C’est bien parce que le Wahhabisme a un fondement politique qu’il se comporte comme un impérialisme arabe visant à détruire les cultures et mœurs de toutes les sociétés musulmanes au profit de leur culture et intérêts arabo-saudien. Ces dernières années, les Wahhabiyas ont ainsi poussé jusqu’à déclarer la Tabala de Timbo (utilisée par tous les Almamy et grand érudits du Fouta pour rassembler le peuple) d’illicite. Ils interdisent de fêter les baptêmes et de préparer à manger aux pauvres. Ils veulent qu’on distribue plutôt du pain arabe et des dates à cette occasion, comme cela se pratique dans le désert d’Arabie etc. Nous connaissons tous le Wahhabisme et la façon dont nos parents Wahhabiyas sont embêtants pour leurs familles, leurs parents, leurs voisins et nos coutumes. Lisez la parole de Dieu enseignée par le Prophète de l’Islam et jugez si les agissements de ces Wahhabiyas sont conformes aux commandements d’Allah qui dit: « Alors, s'ils croient à cela même à quoi vous croyez, ils seront certainement sur la bonne voie. Et s'ils s'en détournent, ils seront certes dans le schisme ! Alors Allah te suffira contre eux. Il est l'Audient, l'Omniscient. » (Coran, 2:137) « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin est distinct de l’égarement. Quiconque, donc, rejette le faux et croit en Allah saisit l’anse la plus solide, celle qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. » (Coran, 2:256) « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (Coran, 10:99) « S’ils te contredisent, dis-leur : « Je me suis entièrement soumis à Allah, comme l’ont fait ceux qui me suivent. » Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux illettrés : « Avez-vous embrassé l’islam ? » S’ils embrassent l’islam, ils seront bien guidés. Mais s’ils se détournent… Ton devoir n’est que la transmission du message. Allah, sur Ses serviteurs, est Clairvoyant. » (Coran, 3:20) « Il n’incombe au Messager que de transmettre le message. » (Coran, 5:99) Nous invitons nos compatriotes et les fidèles musulmans à lire attentivement ce récit ci-dessous d’Ian Hamel du 19 février, 2008 !
Le wahhabisme peut-il devenir l’islam majoritaire ? Hamadi Redissi, auteur du « Pacte de Nadj » Professeur de sciences politiques à l’Université de Tunis, l’intellectuel tunisien Hamadi Redissi tente d’expliquer comment le wahhabisme, longtemps considéré comme une secte, sinon comme une hérésie (ses adeptes ont profané La Mecque au XIXe siècle) est parvenu peu à peu à s’imposer comme la nouvelle orthodoxie islamique grâce à la manne pétrolière. Hamadi Redissi ne se cache pas derrière les mots. Il raconte qu’au tout début du XIXe siècle, les wahhabites prennent La Mecque. Ils détruisent les dômes érigés dans l’enceinte sacrée, les tombeaux de Khadîdja, la première épouse du Prophète, de son oncle Abu Taleb, de Hassan et Hussein ainsi que les tombes et les mausolées du cimetière de Ma’ala à La Mecque. A Médine, outre la démolition des tombes, le sanctuaire renfermant le tombeau du Prophète est profané (toutefois, il ne subit pas de dommages irrémédiables). Les trésors déposés dans la Chambre sont pillés. Saoud, l’ancêtre des souverains qui règnent actuellement sur l’Arabie Saoudite, s’empare des pierres précieuses, des bracelets, des colliers, donnés par les pèlerins depuis la nuit des temps à leur Prophète. Il faudra soixante chameaux pour transporter ces rapines. Hamadi Redissi, auteur du « Pacte de Nadj » (*) pose clairement la question : Comment donc une secte belliqueuse qui a tué, saccagé, profané et pillé les lieux sacrés a-t-il pu obtenir un certificat de bonne conduite, octroyé par ceux-là mêmes qui l’ont combattue ? A la lecture de ces quelques lignes, on comprend facilement que l’écrivain tunisien ne porte pas dans son cœur les wahhabites. Toutefois, le livre n’est absolument pas un pamphlet. Hamadi Redissi a passé plusieurs années à se documenter. Il s’est rendu en Arabie Saoudite, il a eu accès à des sources anglaises, allemandes, américaines. Il raconte avec précision comme Ibn Abd al-Wahhab (1703-1792), fondateur d’un mouvement politico-religieux, a scellé une alliance indéfectible avec un chef de guerre, Ibn Saoud, vers les années 1744-1745. C’est le fameux « Pacte de Nadj ». Une version musulmane de la fameuse alliance chrétienne du sabre et du goupillon. L’objectif d’Ibn Abd al-Whahhab ? Réformer une religion « abîmée » par la « fausse religion ». En fait ce prédicateur, que l’auteur présente comme un personnage secondaire, a réussi à imposer un islam radical, fanatique, sectaire, austère, puritain, réactionnaire, partout où les Saoud sont arrivés au pouvoir. C’est-à-dire sur toute l’Arabie Saoudite depuis 1932. Ensuite, grâce à l’argent du pétrole, le wahhabisme est parti à la conquête du monde musulman, au détriment des religiosités traditionnelles, beaucoup plus ouvertes. En Afghanistan par exemple, Oussama Ben Laden et les Saoudiens ont aidé les moudjahiddins les plus rétrogrades, au détriment notamment du commandant Massoud. Pour Hamadi Redissi, le pacte de Nadj institue deux pouvoirs en un seul. Ils « dorment dans le même lit », sans qu’on sache s’ils font le même rêve. Pendant très longtemps, la tradition sunnite s’est défendue avec une incroyable virulence contre le wahhabisme. Mais ce qu’il appelle « l’hérésie », a été réhabilitée grâce au nerf de la guerre. « Le pacte de Nadj » souligne que l’Arabie saoudite fixe désormais l’ordre du jour. Elle « met en place un dispositif de recrutement des ulémas traditionnels. Elle sponsorise une pléthore d’institution ». Dans l’ordre, le Congrès islamique mondial, le Haut Conseil des Affaires musulmanes, l’Organisation de la Conférence islamique, la Ligue du Monde musulman, l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane. L’Arabie Saoudite détient aujourd’hui près de 30 % de l’enveloppe financière satellitaire arabe, irrigant une cinquantaine de chaînes et autant de titres dans la presse écrite. Pour le chercheur Pascal Ménoret, ce n’est pas l’islam qui a été « wahhabisé », mais plutôt le wahhabisme qui a été propagé une échelle mondiale. Bref, l’Arabie saoudite ne devient-elle pas le Vatican de l’islam ? Au Pacte de Nadj, Hamadi Redissi rajoute le Pacte du Quincy, signé le 14 février 1945 entre le président Franklin D. Roosevelt et le roi Abdelaziz Ibn Saoud. Dans ce pacte, les Saoudiens échangent leur pétrole contre la protection militaire américaine. Le Quincy est un croiseur, l’un des fleurons de la marine américaine, qui mouille alors dans l’un des lacs du canal de Suez. L’écrivain tunisien révèle que les deux chefs d’Etat n’ont, en fait, qu’assez peu parler de concessions pétrolières. Ibn Saoud a surtout marqué sa totale opposition à l’implantation des Juifs de Palestine. « Quel mal les Arabes ont-ils fait aux Juifs en Europe ? Ce sont les chrétiens allemands qui leur ont volé leurs maisons et leurs vies. Laissez les Allemands payer ! », aurait déclaré le roi d’Arabie Saoudite. Sur le moment, Franklin Roosevelt semble convaincu. Il prend un triple engagement : * Faire du règlement de la question palestinienne la priorité de son gouvernement Mais le président américain va mourir deux mois après cet entretien. Et le triple engagement est resté lettre morte. De son côté, l’Arabie saoudite n’a jamais pris les armes contre Israël, comme Ibn Saoud le déclarait à Franklin Roosevelt. (*) « Le pacte de Nadj, ou comment l’islam sectaire est devenu l’islam », Hamadi Redissi, Le Seuil, 329 pages. Source: http://oumma.com/Le-wahhabisme-peut-il-devenir-l
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