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2013-07-14 22:39:26
Au nom de la société civile Régionale de Labé, nous nous faisons le devoir d’exprimer notre profonde indignation face au comportement déviant de certains dirigeants représentants au niveau national.
En effet au moment où le CNOCS est appelé à jouer un rôle crucial eu égard à la situation actu sociale politique et économique ; des scandales à répétition se révèlent au grand jour.
Ainsi, le trafic d’influence accompagnée de transhumance politique et de détournement de fonds gangrènent le CNOSC à tel point que sa crédibilité est remise en cause par l’opinion nationale et internationale.
Le combat citoyen de tous les jours, c’est pour le rendez-vous de l’histoire.
Chaque organisation est comptable de ses actes, elle doit découvrir sa mission.
Le cœur qui parle (cri de cœur) n’est contre personne, le civisme et la citoyenneté peuvent nous sortir de cette situation,
Le comportement bouffon de nos leaders est à réprimer, seul le mérite vaut la récompense sur la base de la logique des faits,
Travailler ensemble, c’est convertir les connaissances en technologies appropriées,
Malgré le coup de froid, redonnons du cœur à l’ouvrage,
Les enjeux et les défis stratégiques auxquels nous restons confronter sont :
En cette étape de transition, la société civile guinéenne doit se concentrer sur des tâches de médiation, d’éducation à la citoyenneté, d’Information du public, de Surveillance du processus électoral…
L’emphase doit être mise sur la raison, l’ouverture d’esprit, l’équité, la pratique de la modération, des négociations, du compromis et de l’accommodement.
Pour jouer pleinement son rôle au sein du processus de démocratisation, les O S C, elles mêmes doivent adopter des comportements démocratiques. Ses composantes peuvent alors devenir de véritables UNIVERSITES de la démocratie en facilitant l’apprentissage de compétences civiques.
La force et la spécificité de la société civile résident dans son engagement volontaire autour des valeurs partagées et une vision commune et mobilisatrice.
La raison d’être et la légitimité de la société civile résident sans sa capacité de promouvoir les intérêts de la société.
Les valeurs procédurales qui sous tendent la démocratie sont entre autres:
Le pluralisme,
Le civisme,
Le pacifisme et le respect entre les individus et les groupes.
S’inscrire dans une démocratie de sincérité, de loyauté, de partage du sens commun de la responsabilité, de collaboration harmonieuse empreinte de collaboration réciproque, c’est :
Promouvoir les mécanismes de dialogue, de culture de la solidarité, de la fraternité.
Les actes qui sont les siens doivent se traduire en comportements novateurs pour bâtir un Etat de droit.
La société civile se doit de cristalliser son énergie pour renforcer la synergie dans le travail.
Lors que le temps du renouvellement d’une organisation s’annonce, il faut y faire face pour améliorer, voire innover.
Le point de départ de toute tentative efficace de changement organisationnel réside dans un diagnostic correct des problèmes.
Un conseil de tout ordre et de toute nature doit constamment :
Renouveler sa force ;
Bâtir le plan d’amélioration de sa performance ;
Améliorer son image et sa visibilité;
Cerner les enjeux et développer la complémentarité ;
Restaurer son autorité et son crédit civique ;
Prendre les raccourcis utiles et créer un espace de tolérance et de confiance ;
Afficher une volonté féconde de cohésion, d’ouverture, de respect des valeurs civiles.
Le CROSC de Labé reste convaincu que le CNOSC a plus que jamais besoin des valeurs qu’il incarne à savoir :
des personnes de trempe, engagées, convaincues et conséquentes ;
des tâches comprises et bien accomplies avec solutions durables ;
des stratégies délibérées au cœur de l’innovation ;
des conseillers intègres dont l’esprit d’équipe est centré sur une vision commune.
Etant entendu que les conseillers ne sont nullement des parvenus mais des valeurs, une mise à jour nous interpelle au travers une révolution mentale et un mode de penser afin d’impulser les changements attendus.
Il se trouve que les CROSC ne sont pas associés ni consultés par la hiérarchie supérieure et par conséquent leurs points de vue ne sont pas souvent pris en compte dans la prise de décision.
Le plan de communication est occulté, or sans communication, il n’y a pas de communauté, il n’y a pas de compréhension commune ni de consensus autour des projets à mener.
Il sied de faire remarquer que l’amateurisme est de mise an niveau national, toute chose de nature à ternir l’image de marque de la société civile.
Il nous revient d’exprimer toute l’indignation requise quant aux prestations fallacieuses du CNOSC ces derniers temps. Ce serait une erreur grave de considérer la société civile comme un espace résiduel, comme un tiers secteur au sens de tierce personne, c'est-à-dire presque comme un intrus entre les forces du marché et les autorités politiques. La société civile est en fait le domaine des citoyens, un espace de médiation entre le marché et le gouvernement. C’est à point nommé qu’au titre de l’accord relatif à la préparation et l’organisation des élections législatives signé par les parties prenantes le 3 /7/2013 ; un appel pressant a été lancé à la société civile guinéenne pour qu’elle accompagne en toute responsabilité le processus électoral et apporte sa contribution au maintien d’un climat apaisé et à la préservation de la cohésion sociale
Ayant la conviction des choses, le courage nourrit la lutte, la compétence couplée à la bénédiction est gage du travail bien accompli.
Membres des OSC ne soyons pas les suppôts de la zizanie, ni de l’hérésie, tenez vous fermement au support de l’unité de la communauté et des bases de l’allégeance.
Au demeurant, l’histoire qui avec le recul juge nos actes avec plus d’objectivité c'est-à-dire avec les yeux non humectés des passions humaines ; elle aura son mot à dire à savoir qui a raison qui a tord.
Les pratiques antidémocratiques eurent pour effet de créer et d’accentuer les divergences au sein du CNOSC, au niveau du quel se sont retrouvés des éléments hétéroclites, manquant de considération, de confiance et de respect les uns en vers les autres.
Il est grand temps que les choses se clarifient eu égard à la situation qui fait la une de l’actualité. Le Secrétaire exécutif du CNOSC a certes été aussi maladroit qu’injuste comme le remarque l’opinion guinéenne dans sa très grande majorité. Mais, il n’a fait, comme chacun le sait, qu’accomplir une mission, exécuter un ordre qui le dépasse.
Le CROSC de Labé fait part de son amertume et de ses inquiétudes devant un tel dérapage du CNOSC qui mine aujourd’hui les débats quotidiens des guinéens dans les différentes sphères de la vie publique et face à des pratiques qui font remonter à la mémoire collective la mal gouvernance.
A juste raison, le CROSC de Labé n’entend pas être complice de pratiques violant les principes fondamentaux de la Société civile. IL déclare rompre avec la société civile de façade qui use des pratiques, méthodes et reflexes d’antan.
Vouloir maintenir le système entretenu est plus qu’une erreur, une faute majeure à la quelle le CROSC ne saurait s’associer .Cela doit être clair pour tout le monde. De même, le conseil régional ne couvrirait pas la corruption, les détournements de fonds, la violation de la loi qui, malheureusement est devenue monnaie courante en Guinée.
Somme toute, pour que les idées, les démarches, les stratégies et les modes de gouvernance changent, il faut que les personnes changent et maintenant.
C’est pourquoi, il serait logique et intéressant de soutenir que le non renouvellement des instances entretenu est voulu par certaines personnes en est la cause principale. Alors, c’est le lieu et le moment d’interpeller cette cohorte d’escrocs à la solde du déséquilibre économique et social de la Guinée ; car ils ne représentent rien absolument si ce n’est que des simples parvenus
Ainsi le CROSC de Labé souhaite vivement que :
Labé, le 11 /07/2013
Le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Labé