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Enquête : Les vérités sur les tractations politiques des premières semaines après l’indépendance de la Guinée en 1958


2013-07-20 20:37:48

Connaissez-vous, certainement, les publications du magazine « Sélection Reader’s Digest » ? C’est un magazine familial, généraliste et mensuel américain. Il compte plus de 40 millions de lecteurs. Il est traduit dans 35 langues (dont le français, l’anglais, l’espagnol, et l’allemand) pour plus de 200 pays dans le monde. Son premier numéro fut publié le 5 février 1922.

Sélection Reader’s Digest  joue un rôle éminemment utile, ouvrant de large perspective d’un accès facile sur les sujets les plus variés : sciences, médecine, biographie, histoire et voyage.

Dans sa publication datant du mois de février 1961, il y a un article intéressant,  qui résume les tractations politiques des  premières semaines qui suivirent l’indépendance de la Guinée. L’article « La Guinée, tremplin du communisme en Afrique ? », a été rédigé par Charles Stevenson, reporteur américain.

 Lisons ensemble, cet article long, presqu’un roman, mais très émotionnant,  qui pourrait peut-être  nous permettre, nous fils de Guinée, de connaître une fois pour toute, la vérité sur notre propre histoire.

N’est-ce pas que l’histoire  permet d’éclairer l’avenir ? Lisons plutôt :

La Guinée, tremplin du communisme en Afrique ? (Moscou n’a rien épargné pour s’assurer une tête de pont sur le continent noir. Que faisaient les occidentaux pendant ce temps ?).

La salle d’attente de l’aéroport est bondée de Russes, d’Allemands de l’Est, de Bulgares, de Chinois… rien que des communistes. Dehors, un gros appareil soviétique attend une haute personnalité du bloc oriental. «  Pas de photos, circulez ! » jappent les policiers en armes. Plus loin, des tchèques qui viennent d’arriver de leur baraquement en scandant des  chants communistes, surveillent l’allongement d’une piste destinée à recevoir les gros appareils à réaction soviétiques de la nouvelle ligne de Moscou.

Enfin les employés de la douane se lassent de fouiller nos bagages, les inspecteurs de police cessent de nous questionner d’un air soupçonneux, et nous obtenons, ma femme et moi, notre visa d’entrée. Eh bien ! Non. Nous ne sommes pas derrière le rideau de fer. La scène se passe à 7500 km au sud- Ouest de Moscou, en pleine Afrique occidentale. Nous sommes à Conakry, capitale de la Guinée, cet ancien territoire de l’Union française qui, à la suite d’un référendum, a choisi en 1958 de devenir une république indépendante.

En l’espace de onze ans, Les français avaient déversé sur ce pays et ses deux millions d’habitants  plus de 75 milliards d’anciens francs, sous forme de subventions, d’investissements productifs et de travaux d’infrastructure. Aujourd’hui, seules les quelques entreprises françaises qui sont restées, avec les Noirs en boubous qui parlent français, les avenues bordées d’arbres  et les villas coloniales blanches , roses ou jaunes , entourées de haies d’hibiscus, rappellent la présence, récente encore, de la France.

Si les français ne sont plus là, d’autres étrangers sont arrivés, qui ne sauraient passer inaperçus. Vous ne pouvez pas traverser le grand hall du luxueux Hôtel de France sans que les agents soviétiques, qui se dissimulent d’un air gêné derrière leur journal, épient le moindre de vos gestes. Dans les bureaux des ministères, des techniciens soviétiques dressent avec assurance les plans du nouvel Etat. Le gros des exportations, traditionnellement dirigé vers les pays occidentaux, part maintenant pour les pays de l’Est. En ce moment même, les communistes amènent le matériel et le personnel nécessaires pour créer une grande imprimerie et un  émetteur de radio, dont la puissance leur permettra d’inonder de propagande la quasi-totalité du continent africain.

La terrible vérité est que , sous couleur de fournir à la Guinée l’assistance dont celle-ci a le plus urgent besoin, Moscou fait de l’ensemble du pays la base de départ d’une offensive dont l’objectif est la domination de l’Afrique. Et le tragique, c’est que les événements de Guinée prouvent de façon éclatante que les méthodes diplomatiques de l’Occident et son système d’aide aux pays sous-développés sont parfaitement incapables, sous leur forme actuelle, de barrer la route aux communistes quand ceux-ci se mettent en frais pour séduire une nation qui vient d’accéder à l’indépendance.

Comment on en est arrivé là.

Il y avait en Guinée une colonie française d’environ 7000 personnes. Les 2/3 d’entre elles se hâtèrent de quitter le pays aussitôt après le référendum. 500 fonctionnaires français abandonnèrent leur poste presque du jour au lendemain, paralysant les administrations et les services publics. Avec eux disparurent d’importantes archives administratives et de stock complet de cartes du pays, y compris les plans des installations et lignes téléphoniques. La totalité des uniformes de la police et des troupes indigènes, leurs armes portatives, leurs jeeps et jusqu’aux machines à écrire furent réexpédiées en France.

Or les guinéens capables de mettre sur pied un gouvernement et de faire fonctionner une administration ne couraient pas les rues. Privée d’armes, la police n’était plus en mesure d’assurer le maintien de l’ordre. En désespoir de cause, le président Sékou Touré (un homme de trente-huit ans, à la stature imposante) sollicita de toute urgence l’aide des Etats-Unis. Il demandait en particulier des armes légères pour les policiers. Peine perdue ! A ce jour, le Département d’Etat américain n’a même pas accusé réception de cette demande. Le gouvernement des Etats-Unis, au début, se berçait de l’espoir que Français et Guinéens finiraient par ce mettre d’accord. Cette attente fut déçue, mais la lourde bureaucratie américaine ne parvint pas à se mettre en mouvement.

Pendant que Washington tergiversait, le Kremlin s’empressa de faire des offres de service. La Guinée possède les gisements de bauxites les plus riches du monde (500 fois les réserves de l’U .R.S.S et des Etats-Unis réunis) et son sous-sol recèle un minerai de fer d’une teneur exceptionnellement élevée. Or la Russie a besoin des deux.

Quelques semaines plus tard, des avions soviétiques pilotés par des tchèques apportaient les armes, les munitions et les uniformes désirés. En chemin, les appareils avaient posés les jalons d’une nouvelle ligne aérienne, qui allait relier non seulement la Guinée, mais aussi le Ghana voisin, au monde soviétique. Tous les pays de derrière le rideau de fer (ligne qui isole les pays communistes des pays non communistes) et la Chine communiste ouvrirent des ambassades. On signa des accords commerciaux prévoyant l’échange de banane, pamplemousses et ananas guinéens contre des produits manufacturés. Faute d’expérience, les Guinéens n’étaient pas à même de préciser les catégories de spécialistes dont ils avaient besoin pour remettre en marche leur service public. Toutes les trois ou quatre semaines, les pays de l’Est purent ainsi leur expédier par la voie aérienne une nouvelle fournée d’administrateurs, d’ingénieurs et de techniciens, prêt à prendre les emplois qu’on leur confierait.  Ils ne venaient pas en mission officielle, mais soi-disant à titre individuel, pour y trouver du travail, et étaient prêts à vivre de leur salaire, à l’hôtel ou chez l’habitant.

Aujourd’hui (nous sommes en 1961), des fonctionnaires tchécoslovaques sont les éminences grises des ministères de l’économie et des Finances. Des Tchèques règlent le trafic aérien à l’aéroport de Conakry. Une mission militaire tchécoslovaque instruit l’armée guinéenne. Au bureau des Mines, un Polonais occupe un poste des plus importants. De Chine, une soixantaine au moins de spécialistes est arrivée pour s’occuper de l’agriculture. Quant aux Russes, ils établissent les cartes du pays. Une douzaine d’entre eux sont déjà solidement retranchés dans l’enseignement, et six ou sept autres détiennent des postes clés dans l’administration du port de Conakry, où il suffirait d’installer une base de sous-marins pour tenir sous la menace une grande partie de l’Atlantique. Le seul service d’information qui existe  dans le pays est celui de la propagande  officielle soviétique.

Washington tarde à réagir. 

Il y avait déjà cinq mois que la Guinée avait proclamé son indépendance, lorsque le Département d’Etat américain se décida à y ouvrir une ambassade et envoya, pour préparer l’opération, un de ses anciens fonctionnaires de Chine, accompagné d’un jeune adjoint. Pendant quatre mois, les  deux « chargés d’affaire des Etats-Unis » vécurent et travaillèrent dans une chambre d’hôtel, avec pour tout matériel leurs valises et une machine à écrire portative. C’est seulement à la fin de juillet 1959 qu’arriva l’ambassadeur en titre, John Howard Morrow, un professeur noir très représentatif. L’ambassadeur fut finalement autorisé à offrir 5000 tonnes de riz et 3000 tonnes de farine, à condition que le gouvernement Sékou Touré montât en épingle ce geste généreux de l’Amérique. Quand arriva la première cargaison (1500 tonne de riz), le ministre guinéen des Affaires étrangères vint consciencieusement au port  se faire photographier devant le navire qu’on déchargeait. Tout à côté, un second cargo était en train de s’amarrer, chargé de 5000 tonnes de riz expédiées par la Chine communiste : « Surtout pas de publicité, nous voulons que vous venir en aide. »

Le président Sékou Touré a longtemps milité dans les syndicats africains affiliés à la C.G.T, la centrale communiste française, mais il a finalement rompu avec cette organisation. Nationaliste farouche, rêvant d’une Afrique unifiée dans la liberté, ce n’est pas un simple chef d’Etat. C’est aussi l’inspirateur et l’animateur d’un mouvement syndical africain indépendant qui a poussé des racines dans toute la Communauté française, du nord du Sénégal  au Congo. En la circonstance, Sékou Touré persista à frapper à la porte du Département d’Etat. A une époque où la Guinée n’était pas encore indépendante, la Compagnie internationale, dans laquelle la société américaine de produits chimiques Olin Mathieson détenait 48% du  capital et Péchiney-Ugine 26%, avait mis sur pied près de Fria une usine d’extraction de bauxite et de fabrication d’alumine, et malgré les bouleversements politiques survenus par la suite, elle n’avait pas interrompu ses travaux (à l’heure actuelle le total des sommes que cette société a investies en Guinée s’élève à 72 millions de dollars).

Sékou Touré souhaitait que d’autres bailleurs de fonds imitent cet exemple et contribuent à la mise en valeur du pays.

De plus il y avait besoin de cette aide pour faire contrepoids à l’influence grandissante des Soviétiques et pour résister aux pressions de certains de ses collaborateurs, qui le poussaient à adhérer au bloc oriental en reconnaissance de l’appui reçu.

Malheureusement il ne s’est rien produit. Quand Sékou Touré demanda qu’on lui envoie des techniciens américains pour l’aider à faire fonctionner la machine gouvernementale, l’administration de Coopération internationale (l’A.C.I), qui dispose chaque année de plusieurs milliards de dollars de crédits, répondit que ses agents n’étaient autorisés en aucun cas à participer directement à l’administration d’un pays. Il ne pouvait servir que des conseillers.

L’A.C.I fit établir un rapport détaillé sur l’économie guinéenne, mais refusa d’indiquer à Sékou Touré quelle aide elle pourrait lui fournir tant qu’il n’aurait pas signé un accord relatif à l’installation d’une mission de coopération  et étendu à la totalité de son personnel les immunités et privilèges dont jouissent les diplomates en poste à l’étranger.

    -Si je leur concède ces prérogatives, protesta le président guinéen, je devrais en accorder autant aux Russes, aux Tchèques, aux Polonais et à tous les techniciens. Vos représentants ne peuvent donc pas se soumettre au droit commun ?

L’A.C.I ne voulut pas en démordre.

Sékou Touré s’est rendu aux Etats-Unis en octobre 1959, pour tenter d’obtenir à la fois des crédits d’équipements, un soutien officiel qui l’aiderait à attirer les capitaux privés  et une assistance en matière d’enseignement. Mais, parce qu’il refusait d’accorder l’immunité diplomatique au personnel de l’A.C.I., il n’a ramené en tout et pour tout qu’un assortiment de 150 bourses d’études aux Etats-Unis.

Voulant faire de l’anglais la deuxième langue de la Guinée, il lança également un appel dans la presse américaine, pour recruter trente professeurs. Quelle fut la réaction ? L’Agence de Renseignement du gouvernement lui envoya un (au lieu de trente). Et c’est seulement au cours de l’été de 1960 qu’il reçut cinq américains expédiés par l’A.C.I. pour faire un bref cours de perfectionnement à l’intention des professeurs d’anglais guinéens.

Pendant ce temps, Saifoulaye Diallo, président de l’Assemblée guinéenne, un homme au visage émacié, était parti lui aussi chercher des appuis, mais à Moscou. Et il en est revenu avec un prêt d’une valeur de 175 millions de NF en poche.  Sa photo est accrochée à présent dans tous les bâtiments publics de Guinée, à côté de celle du président Sékou Touré et dans le même format.

L’emprise communiste se resserre.

L’influence soviétique l’emportant à Conakry, la Guinée adopte de plus en plus les procédés communistes. La jeunesse y est embrigadée dans une organisation militante dont les dirigeants vont suivre des stages de formation idéologique de l’autre côté du rideau de fer. Plus de 300 guinéens sont instruits dans les pays communistes. De plus en plus, les commerçants sont invités à écouler les marchandises que le gouvernement importe des pays de l’Est par grosses quantités, en vertu des accords de troc et grâce aux crédits russes. Les importations ont été suffisantes au début pour remettre à peu près sur pied l’économie chancelante de la Guinée. Puis, brusquement, le nœud coulant s’est resserré.

Le 1er mars 1960  (le « sombre mardi », comme les gens l’appellent encore) la radio annonça à l’aube que le franc C.F.A. avait cessé d’avoir cours légal et que les billets devaient être échangés immédiatement contre de nouvelles coupures guinéennes, apportées, disait-on, de Tchécoslovaquie par avion. Il était stipulé que la nouvelle monnaie était réservée aux transactions intérieures et ne pourrait servir aux opérations avec l’étranger. Par cette manœuvre adroite, les auteurs de la manipulation monétaire ont contraint les pays situés en deçà du rideau de fer à commercer avec la Guinée uniquement dans le cadre d’opérations de compensation. Du coup, un cargo qui amenait en Guinée 100 automobiles françaises à dû les décharger à Bordeaux. Plusieurs compagnies de navigation de pays non communistes ont rayé Conakry de la liste de leurs escales. La France, qui avait continué à acheter la moitié de la récolte guinéenne de bananes, même après que le pays eut accédé à l’indépendance, se fournit maintenant ailleurs. Le trafic maritime a beaucoup baissé et le chômage s’est accru.

Tout compte fait, le résultat a été de placer pratiquement le pays sous la coupe des communistes. Pour consoler les guinéens, on les nourrit de brillantes promesses : une cimenterie, une usine de bois de placage, une autoroute, une conserverie, un entrepôt frigorifique, un hôtel de luxe, un stade de 25 000 places, une exploitation collective de riziculture  de 7000 hectares (que créeront 400 Chinois) ;

La Guinée s’est laissé entraîner récemment à donner l’hospitalité à un congrès ayant pour objet la solidarité des peuples afro-asiatiques. Ce congrès, dont les communistes tiraient les ficelles, a adopté des résolutions dénonçant « les crimes et les méthodes barbares de répression et de génocides perpétrés par les impérialistes français, anglais et américains ». En fait, le pays est à ce point sous l’influence communiste que 19 individus, accusés de complot contre le gouvernement, ont été condamnés à mort, il y a quelques mois, non par des cours de justice ordinaires, mais par des « tribunaux populaires » de style communiste, composé de militants du parti et des mouvements de jeunesse.

Dans ces émissions destinées à l’ensemble de l’Afrique, la radio communiste chinoise multiplie les mises en garde : «  Attention, Afrique ! L’Amérique essaie d’acheter votre âme. Ne laisse pas l’Occident vous inonder de ces capitaux. Par ses investissements assortis de lourds taux d’intérêt, l’Amérique blanche essaie de faire de vous les esclaves de son industrie. L’Amérique tente de suborner vos dirigeants. » La Guinée a reçu pour son compte l’assurance que la Chine viendrait à son secours «  dans les quarante-huit heures en cas d’agression impérialiste ».

Ces temps derniers enfin, les communistes se sont servis de la Guinée comme d’un tremplin pour tenter de réaliser leurs desseins au Congo. Des Guinéens dûment endoctrinés ont été introduits subrepticement à Léopoldville, pour influencer Lumumba en faveur de Moscou. La Guinée a été réduite au rôle de pion sur l’échiquier soviétique.

Si les communistes transforment ce pays en une sorte de stand publicitaire, le cancer du communisme risque de se propager partout. Les populations africaines sont pour ainsi dire prêtes à adopter n’importe formule qui promette de transformer en tournemain leur inexpérience et leur incapacité économiques en richesse et en bien-être.

Washington doit de toute évidence considérer ces problèmes dans une nouvelle perspective. L’entreprise privée est la seule arme que les communistes ne puissent pas lui emprunter. C’est si vrai que, dans le temps même où le gouvernement des Etats-Unis laissaient la Guinée dériver vers le communisme, la société Olin Mathieson et d’autres géants de l’industrie américaine se tenaient prêts à investir quelque 150 millions de dollars, pour poursuivre la mise en valeur des gisements de bauxites guinéens et ouvrir la voie à d’autres grandes réalisations « notamment  à la construction d’un gigantesque barrage). Ils demandaient seulement que le gouvernement américain leur versât une légère aide à titre d’appoint. Or, c’est seulement récemment que le Département d’Etat, cédant aux instances des industriels et de ses spécialistes des questions africaines, a fait à la Guinée une offre de participation au financement de son plan de développement.

Malheureusement, quand cette offre est arrivée, Sékou Touré s’était tellement rapproché de l’Est qu’on ne pouvait plus guère espérer le voir s’en détacher (à son passage à Pékin, il avait obtenu un crédit de 150 millions de roubles). Dans de telles conditions, l’aide américaine aurait été tout au plus le levier qui tient la porte entrebâillée. Ce n’est pas  ce que souhaitait Sékou Touré, qui désirait recevoir des propositions émanant d’entreprises industrielles, Si le Département D’Etat avait donné son accord dès le début, la Guinée serait sans doute aujourd’hui en train d’édifier son économie sur des bases capables d’assurer son indépendance.

Pourquoi ne pas adopter partout cette méthode, pour faire face à la menace soviétique à travers le monde ? Des missions dirigées par des spécialistes américains de l’économie privée pourraient venir rapidement au secours des pays dans le besoin. Exempte des servitudes diplomatiques et de paperasserie dans laquelle les fonctionnaires s’enlisent, l’intervention de ses techniciens aurait sans doute un effet considérable. S’ils étaient directement responsables devant le président des Etats-Unis, ils pourraient imaginer des modalités permettant de combiner les ressources de l’entreprise privée et une aide d’appoint du gouvernement fédéral, et engager ainsi les pays sous-développés dans la voie d’une indépendance réelle.

La défaite, voisine du désastre que l’Occident a subie en Guinée ne doit pas se reproduire. Il faut absolument agir vite et faire preuve d’esprit inventif.   (Nous sommes en 1961).

Naby laye Camara

Bruxelles

Notes : - Après le départ précipité des français,  cinquante-trois russes et onze tchèques sont venus moderniser la ligne de chemin de fer Conakry-Kankan et agrandir la piste de l’aérodrome de Conakry. Une ligne aérienne Moscou-Prague-Tunis-Conakry fut mise en projet. Sur les lignes intérieures, Air-Guinée a remplacé la compagnie française U.A.T.


 

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