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Guinée: la CENI, sous les ordres d’Alpha Condé, refuse de collaborer dans l’application des accords du 3 juillet 2013 !2013-08-30 11:05:28 Selon Conakry-infos, les experts de l’UE reçoivent des données incomplètes de la CENI (lire ci-dessous). Après une douzaine de morts pour obtenir le départ de Louncény Camara, qualifié d’agent d’Alpha Condé, de la tête de la CENI et pour l’obtention d’une CENI équilibrée et neutre, nos malins leaders de l’opposition ont accepté Bakary Fofana et une CENI à la majorité absolue RPG-arc-en-ciel. Bien que le choix de Bakary Fofana n’ait pas été conforme aux règlements de la société civile et que ce choix ait été fait par Alpha Condé, nos malins leaders de l’opposition l’ont légitimé, applaudi et ont publiquement demandé à la Communauté Internationale de soutenir l’homme qu’ils disent être un choix consensuel et démocratique. Après une soixantaine de morts et des milliards de francs guinéens de dégâts pour le départ de Waymark/Sabari, un instrument d’apartheid importé d’Afrique du Sud, ils l’ont légitimé et maintenu pour la gestion des législatives qui sont le test et l’étape décisive pour la présidentielle 2015. Bien que de 3 millions d’électeurs en 2010 (fichier qui devrait être celui des législatives selon la loi) on soit passé à plus de 5 millions d’électeurs sans participation des militants de l’opposition à l’enrôlement, bien que l’enrôlement supplémentaire de 15 jours pour l’opposition n’ait pas été respecté, bien que de 9 000 bureaux de vote en 2010 (conditions qui devaient être celles des législatives selon la loi), on soit passé à 12 000 bureaux de vote avec augmentation en Haute Guinée et suppression dans les fiefs de l’opposition, nos malins opposants ont fermé les yeux sur les violations des accords du 3 juillet 2013 en acceptant des étapes suivantes du chronogramme (ouverture des campagnes) alors que les points précédents (conditions) n’ont pas été satisfaits (lire). En principe, on ne devrait passer à une étape supérieure que si les précédentes sont effectivement franchies dans le respect des accords, sinon on est obligé de bâcler le processus ou d’en sauter des points au détriment de l’opposition parce que le rattrapage ne concerne qu’elle. Alors pourquoi a-t-on repoussé les législatives au mois de septembre pour y aller aux conditions de mai ? Dans l’émission d’hier de Jacques Roger, Fodé Oussou Fofana qui se présente comme le vice-président de l’UFDG, affirme qu’Alpha Condé « veut tripatouiller le fichier électoral » et que la CENI ne fonctionne pas depuis les accords du 3 juillet. Il informe donc qu’ils vont recommencer les manifestations de rue dès la semaine prochaine. Alors, à quelle élection veulent-ils engager leur parti et pourquoi son président continue-t-il de faire campagne en promettant la victoire à ses militants ? On parle de corriger le fichier truqué. Comment Fodé Oussou peut-il dire qu’Alpha Condé VEUT tripatouiller le fichier électoral ? Ce qui suppose que ce n’est pas fait encore. Nos malins opposants, dans leur panique de voir plusieurs d’entre eux échouer à leur entrée au Parlement, annoncent de reprendre les manifestations, non pas pour exiger l’enquête et la justice pour les 54 morts et les milliards francs guinéens de dégâts, mais encore pour des intérêts électoralistes. Avant la crise de la CENI et le lourd bilan précité, le leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, avait menacé de demander le départ d’Alpha Condé si ce dernier s’entêtait à ne pas respecter la Constitution. On aimerait bien savoir le seuil qu’il se fixe pour mettre ses menaces en exécution. Que chaque Guinéen appelle sa famille et ses amis pour leur dire de ne pas participer à une nouvelle manifestation en Guinée, sauf si c’est pour obtenir le départ d’Alpha Condé.
GUINEEPRESSE.INFO
Article de Conakry-infos
Suppression des doublons: Les experts de l’UE découvrent des données incomplètes reçues de la CENI Malgré les promesses tenues ça et là par le gouvernement guinéen, les élections législatives du 24 septembre prochain sont loin d’être organisées dans des conditions de transparence tant souhaitées par l’opposition. Et pour cause ! Le dé-doublonnage multi-biométrique qui devrait être fait par un opérateur externe sur les données de 2010, conformément aux accords politiques du 3 juillet 2013, risque de ne pas voir le jour à cause de ‘’la mauvaise foi de la CENI’’. En effet, il y a quelques jours, les experts techniques de l’Union européenne auprès de la CENI, ont découvert à Bruxelles en Belgique des données incomplètes sur les doublons inscrits sur le fichier électoral fait par l'opérateur technique Waymark/Sabari. Cette situation se présente, alors qu’ils (experts) avaient reçu auparavant l’assurance de cette institution sur la présence de la totalité des doublons sur un support magnétique qu’ils auraient préalablement reçu de la CENI pour corriger tous les doublons sur le fichier électoral, a appris Conakryinfos de bonnes sources. "Les experts de l’UE étaient très en colère contre la CENI quand ils se sont rendus compte à leur arrivée à Bruxelles qu’ils étaient en possession d’un support magnétique contenant des données incomplètes sur les doublons du fichier électoral. Pourtant avant de quitter Conakry, la CENI les a assurés de l’authenticité des données complètes sur la situation des doublons inscrits sur la liste électorale", ont expliqué nos sources qui ont ajouté que l’étape de dé-doublonnage devrait être suivie par l’impression des listes électorales par une société sud-africaine. Informé de la situation, soutiennent nos sources, le président de la CENI, Bakary Fofana aurait envoyé un message à la société sud-africaine d’imprimer les listes électorales sans numéros de série ; ce que les bailleurs de fonds des élections législatives en Guinée, auraient catégoriquement refusé, en exigeant la présence obligatoire des numéros de série sur les listes électorales. Le 14 Juin 2013, les experts de l'UE auprès de la CENI, Stephanie Vergniault et Axel Gysel Codjo Kangala avaient menacé de suspendre leur assistance technique à cause de "l’absence de transparence de l’information et d’amélioration de la collaboration entre l’assistance technique et la CENI". Avec ce dernier incident survenu à quelques semaines des législatives, l’on se demande si les experts de l’Union européenne sont parvenus à entrer en possession de la totalité des données sur la situation des doublons inscrits sur le fichier électoral qui doit être corrigée pour des besoins de transparence du scrutin législatif. La CENI réussira-t-elle à relever le défi avec l’organisation des élections libres et transparentes dont les résultats seront acceptés par tous, conformément aux accords du dialogue inter-guinéen du 3 juillet signés entre la mouvance Présidentielle et l'opposition qui avait organisé une série de manifestations pour obtenir ce accord? Attendons de voir les prochains jours. Boua Kouyaté Lien :
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