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CEAMI de copains à l’ambassade de Guinée en France


2013-09-05 11:40:34

Contrairement à ce que stipule l’article 16 de l’accord du 03 juillet sur la neutralité de l’administration, l’Ambassade de Guinée à Paris se comporte comme un véritable  agent électoral.

Non content de tenir les partis représentés en France en dehors du jeu, elle s’est donné comme unique interlocuteur la CAGF.(Coordination des associations guinéennes de France).

Alors qu’elle a reçu un courrier de la CENI le13 aout lui demandant de mettre en place les CEAMI, elle adresse  à la seule CAGF un courrier le 22 août lui demandant d’informer la communauté Guinéenne en lieu et place des partis politiques.

   Tout indique que le représentant de la société civile a été désigné par l’Ambassadeur en personne.

L’ on se retrouve donc  avec une CEAMI composée de deux représentants du pouvoir Arc- en- ciel, le représentant de l’ambassade et celui de la société civile désignés par l’ambassadeur face deux membres de l’opposition. Ce qui ressort du comportement de l’administration c’est un recul net par rapport aux élections présidentielles de 2010.

Là où ça devient complètement ubuesque c’est quand l’UFDG parti d’opposition joue les utilités dans une absence totale de stratégie en  ayant en vue non pas les rapports de forces politiques mais son besoin d’avoir un représentant  dans une CEAMI de 6 personnes, donc 4 sont plus ou moins désignés par le pouvoir.

En effet, l’UFDG  profitant de ce que le délégué de la CENI est issu de ses rangs, s’est contenté de profiter des informations qu’il lui a réservés  au lieu de s’adresser à l’ensemble des acteurs politiques présents en France  pour désigner un représentant  et s’arranger pour coopter un membre de l’UFR  pour ne pas être seule.

    Tout ça pour presque rien, car ici à Paris aucun rapporteur de CEAMI n’osera inverser les résultats d’un vote sans conséquence. Il suffit d’un SMS sur les listes de la communauté pour provoquer des manifestations spontanées  à l’Ambassade.

   L’Ambassadeur est allé jusqu’à recevoir les délégués de la CAGF pour parler de l’organisation des élections alors que les représentants des partis font le pied de grue à l’accueil.

  Il faut juste espérer que celle –ci ne devienne pas un simple rouage administratif au service de l’Ambassade, alors que la direction sortante en avait fait un espace de dialogue où toutes les sensibilités  pouvaient s’exprimer.

  Le fait d’accepter un rôle qui n’est pas le sien et de refuser d’organiser un débat pour désigner le représentant de la société civile avec l’ensemble de celle-ci est caractéristique d’une démocratie de copains.

  Tout le monde sait ici que l’association de la Haute Guinée c’est Badenya, que celle de la Basse Guinée c’est  Rio pongo et parfois La Moréanaise. Que celle de la Moyenne Guinée c’est la coordination du Fouta. Compte tenu de ce qui se passe chez nous toutes ces associations devraient avoir leur mots à dire sur la façon dont le élections  sont organisées ici.

   Les gens devraient être libres de choisir ceux qui parlent en leur nom.

Ousmane Baldet


 

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