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Guinée: les diplomates et observateurs étrangers donnent raison à l’opposition, mais veulent lui faire changer d'avis


2013-10-09 09:25:16

Suite à la demande de l’annulation du scrutin sélectif et tribal organisé par le régime angbansanné le 28 septembre 2013, les diplomates et observateurs étrangers donnent raison à l’opposition, tout en cherchant à sauver l’essentiel du scrutin. Ils demandent ainsi une annulation partielle au lieu de tout le scrutin (Lire l’article ci-dessous de l’AFP).

C’est faire fi du recensement tribal dont ils ont eux-mêmes reconnu et du remplacement illégal du fichier de base qui remettent tout le processus électoral en cause. Aussi, demander à la même Ceni qui est actrice principale de ces irrégularités et manquements graves volontaires, relève de l’hypocrisie diplomatique que l’opposition doit rejeter poliment mais fermement. Demandez à ces diplomates si un tel scrutin peut être validé chez eux !

Veut-on demander à cette même Ceni, incompétente, corrompue, partiale et malhonnête, de corriger ces crimes qu’elle vient de nous faire subir ?

Cette Ceni a-t-elle quelle crédibilité encore pour qu'on compte à nouveau sur elle ?

L’opposition ne doit pas gâcher cette chance de disqualifier Bakary Fofana et son équipe qui feraient pire à la présidentielle que ce qu’ils ont fait à ces législatives qui sont relativement moins importantes. L’opposition doit comprendre que cette crise vient de sa légèreté dans les négociations récentes au cours desquelles elle a accepté des compromis en violation de la Constitution et d’aller aux élections sur la base des mêmes promesses qu’on lui répète maintenant.

Que les acteurs de la communauté internationale arrêtent leur démagogie voire le racisme de vouloir faire accepter aux Guinéens ce qui n’est pas admissible chez eux-mêmes ! Par ce comportement, ces diplomates et partenaires étrangers contribuent à faire plonger la Guinée dans une crise interminable qui peut conduire à la guerre civile dans ce pays. Car si on n’assainit pas le fichier et on n’impose pas le respect des règles maintenant où l’enjeu est moins important pour Alpha Condé, la crise sera plus profonde à la future présidentielle et plus personne ne serait crédible pour être écouté comme médiateur.

Encore une fois, que les leaders de l’opposition ne se laissent pas impressionner par des discours diplomatiques ! Les diplomates sont obligés de tenir ce langage dans un premier temps, même si c'est contraire à leur propre conviction et souhait dans ce genre de situation.

En opposant fermement le droit aux partenaires européens et américains (nous ne parlons pas des émissaires africains qui ont tété la dictature jusqu’à vieillir dedans), l’opposition bénéficiera de leur respect et de leur soutien obligatoire dans cette crise. Ce qui vient de se produire en est une preuve. Commentaire de RFI:

"Faute de se faire entendre par la communauté internationale, l’opposition avait décidé lundi de rompre le dialogue. Saïd Djinnit et les ambassadeurs étrangers ne pouvaient donc rester muets. Ils viennent de montrer aux opposants qu’ils partagent une partie de leurs préoccupations".(Lire). 

Alpha Condé dit que les accusations et constats de fraudes massives aux élections législatives du 28 septembre 2013 ne l'impressionnent pas ne le gènent pas. Cela doit étonner qui ? Alpha Condé sait que lui-même est une fraude humaine en Guinée et que c'est par la fraude et la corruption qu'il est arrivé à la présidence de notre pays.

 

GUINEEPRESSE.INFO

L’article de l’AFP

Législatives en Guinée: des "irrégularités" et "manquements"

Conakry (AFP) - Les représentants de la Communauté internationale chargés du suivi des législatives en Guinée (ONU, France, USA, UE, Cédéao) ont fait état mardi soir d'un certain nombre de "manquements" et "irrégularités" lors du scrutin du 28 septembre, dont l'opposition a réclamé l'annulation pour fraudes.

"Des manquements et des irrégularités ont été observés dans un certain nombre de circonscriptions empêchant la prise en compte d'un nombre significatif de suffrages exprimés, pouvant ainsi remettre en cause la sincérité de certains résultats", ont estimé ces diplomates dans une déclaration commune, citant huit circonscriptions concernées sur 38 au total.

Ils "recommandent" en conséquence à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de "circonscrire ces cas et d'en faire état dans le document de transmission des résultats provisoires à la Cour suprême".

"Ils recommandent en outre que la Céni dresse un rapport circonstancié sur chacun de ces cas et les transmette à la Cour suprême dans le délai le plus court possible après la proclamation des résultats provisoires et en tout état de cause avant l'expiration du délai prévu par le code électoral pour le dépôt des recours". Ils demandent également "la publication des résultats par bureau de vote dans le même délai".

Les diplomates membres du comité de suivi des élections en Guinée sont le représentant spécial de l'ONU Saïd Djinnit, facilitateur dans le dossier guinéen, les ambassadeurs de France, des Etats-Unis, ainsi que les représentants de l'Union européenne et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Dès lundi, les observateurs de l'UE avaient regretté d'"importantes carences organisationnelles" dans le processus électoral, citant en particulier un fichier électoral "ni épuré ni consolidé", le "manque de transparence" et la "politisation" de la Céni, un recours "massif" du parti au pouvoir aux moyens de l'administration, des anomalies dans la cartographie électorale etc.

Mais le climat s'est encore alourdi au fil des jours face à la lenteur de la Céni qui n'a toujours pas publié les résultats complets, onze jours après le scrutin.

Depuis, les opposants ont dénoncé des fraudes "massives" et "généralisées", et menacé d'appeler à des manifestations si le scrutin n'était pas annulé.

Ils ont notamment mis en cause la non prise en compte de nombreux bureaux de votes dans certaines circonscriptions, l'invalidation de milliers de votes dans des circonscriptions réputées favorables à l'opposition et a contrario une participation extraordinairement élevée (jusqu'à 92%) dans les fiefs du parti au pouvoir.

Le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple de Guinée, a lui aussi annoncé qu'il introduirait des recours, accusant à son tour l'opposition de fraudes.

Selon une source diplomatique à Conakry, les huit circonscriptions citées par les représentants internationaux du "Comité de suivi" (Boffa, Boké, Dubréka, Gaoual, Kaloum, Lélouma, Matam et N'Zérékoré) font l'objet de contestations ou de l'opposition ou du parti au pouvoir, voire des deux camps à la fois, principalement en raison de l'absence de procès-verbaux. 

Les législatives du 28 septembre, repoussées à plusieurs reprises depuis trois ans faute de consensus entre pouvoir et opposition, doivent permettre de tourner la page d'une transition agitée en Guinée.

Depuis le début de l'année, les violences liées au processus électoral ont fait une cinquantaine de morts et des centaines de blessés, sur fond de tensions communautaires.

Mardi, le président Alpha Condé, devenu le premier président démocratiquement élu de Guinée en 2010 à l'issue d'un scrutin déjà contesté, a déclaré, dans un entretien à l'AFP, n'être "ni impressionné, ni gêné" par les accusations de fraudes de l'opposition, réaffirmant son engagement pour des élections "transparentes, libres et démocratiques".

Selon des résultats provisoires portant sur 36 des 38 circonscriptions, le RPG du président Condé est en tête du scrutin. Mais, selon les experts électoraux, le caractère mixte du scrutin (uninominal pour 38 députés et proportionnel au plus fort reste pour les 76 autres) empêche pour l'instant de dire si le RPG disposera ou non d'une majorité absolue au parlement.


 

4 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Ibrahima-kankalabé09/10/2013 12:51:49
Pour etre gêné, il faut avoir de la dignité et de l'éducation or Alifa Condé n'a ni dignité, ni honneur, ni éducation. Il a passé toute sa misérable vie a tricher jusqu'a sortir de la misere financiere grace a Konaté, J.M.Doré et la naiveté de CDD.
Et puis pas étonnant qu'il est choisi les couleurs de l'arc-en-ciel comme symbole, couleurs du mouvement pro-homosexuels dans le Monde!
Chris09/10/2013 15:11:08
Honte à Saïd qui après avoir dénoncé un fichier électoral ni épuré, ni consolidé, souhaite désormais que les résultats de ces élections soient validés. S'il avait du respect pour les guinéens, il n'allait pas demander la reprise des élections dans huit circonscriptions avec la même CENI et le même fichier électoral, mais la reprise de l’ensemble du processus avec une nouvelle CENI et un nouveau fichier préparé sous l'égide de la communauté internationale.
L'opposition tient le bon bout du bras de fer qui s’amorce, car elle se trouve du bon côté de la barrière. On ne peut lui reprocher d'être à l'origine de cette crise. La situation de blocage actuelle est une aubaine à saisir pour disqualifier de bon le monstrueux boiteux Alpha Condé. Messieurs les leaders de l'opposition, sachez que vos électeurs méritent que vous vous battiez pour que leur vote soit respecté.
minerai noir09/10/2013 17:12:39
Une annulation partielle comme choix de la part des diplomates ne devrait surprendre personne.Alpha condé est leur homme qu'ils ont mis au pouvoir pour defendre leurs interêts.Une annulation totale des votes signifrait la fin annoncée de condé et la fin de leurs magouilles et privilèges en guinée.Voilà pourquoi je ne suis point surpris de leur proposition surtout lorsqu'on a en face des maillons faibles sous le vocable d'opposition. bien à vous.
amadousdialamba09/10/2013 21:25:52
C’est sont ces élections législatives qui mettront à nu la complicité des agents que l’opposition guinéenne considère à tort comme Communauté internationale. Ces personnes ne défendent que leur propre intérêt en Guinée. Même leurs mandataires ne sont pas au courant de leur mauvais agissement sur le terrain. Alpha le faussaire les a tous mis dans sa poche depuis les élections de 2010. Donc ils défendront bec et ongle les intérêts du bonhomme pour sauver le leur. Prenez comme exemples les circonscriptions de Boffa, Boké, Dubréka, Gaoual, Kaloum, Lélouma, Matam et N'Zérékoré, dont ils citent pour des cas de contestations, c’est une liste fournie par le pouvoir lui-même. Plus ahurissant, aucune localité de la Région de la Haute Guinée ne figure sur cette liste. Région qui, pourtant, a enregistré plus de fraudes que toutes les autres. A mon avis, la survie ou la mort de l’opposition guinéenne dépendra de l’issue qu’elle réservera à ce hold up électoral. En cas de complaisance devant ces mafieux, comme ils ont l’habitude de le faire, leur mort politique ne souffrira d’aucune contestation.