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“NON” à la servitude involontaire et “oui” l'education de nos filles


2013-10-09 19:54:13

 La journée internationale de la fille, officialisée le 19 Décembre 2011 par les Nations Unies dans sa résolution 66/170, est là pour nous rappeler ces victoires mais aussi pour nous inviter à réfléchir sur la condition de la fille dans le monde entier. Depuis des siècles que le monde existe, cette couche de la société reste très négligée et marginalisée  par des législateurs dans la plupart des pays du monde. 

  Le 11 octobre est désormais une journée consacrée à la promotion de la lutte contre les discriminations et les violences subies par des millions de jeunes filles. 
C'est aussi l'occasion d'identifier les difficultés que les filles doivent surmonter dans la société et de se pencher sur les moyens à prendre pour améliorer la condition de la Jeune filles afin de reconnaître les droits  et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde.

Il concerne chaque année près de 10 millions d'adolescentes et de fillettes, parfois dès l'âge de 8 ans, comme en témoigne le déroutant reportage de la photojournaliste américaine Stephanie Sinclair, "Too young to wed: the secret world of child brides", qui a enquêté huit ans durant en Inde, au Yémen, en Afghanistan, au Népal et en Ethiopie, hauts lieux des mariages d'enfants.

    En Visionnant ce Reportage, on est tous persuadé que ces unions représentent une forme d'"esclavage" des temps modernes,  elles sont appelées  à disparaitre et  à criminaliser.
Le mariage forcé et précoces en dépit de l'existence de coutumes, comme toutes les formes d'esclavage, ne peuvent en aucun cas être justifiés par des motifs traditionnels, religieux, culturels ou économiques.  Cette année, la Journée internationale de la fille est l’occasion pour tous les hommes et toutes les femmes de s’unir pour défendre les filles et Exiger  a tous les Gouvernements et Organisations un Programme  «d’Innovation  en faveur de l’éducation des filles ». Elle est l’occasion de réfléchir aux mesures concrètes qui peuvent et doivent être prises pour prévenir et éliminer leur marginalisation habituelle.
La réalisation du droit des filles à l’éducation est en premier lieu une obligation et un impératif moral. D’innombrables études montrent en outre que l’éducation des filles, notamment dans le secondaire, est un puissant vecteur de transformation des sociétés et des filles elles-mêmes : c’est le facteur déterminant dont dépendent quasiment tous les objectifs de développement, de la réduction des taux de mortalité et de fécondité et de la pauvreté à la croissance équitable, l’évolution des normes sociales et la démocratisation.

Si des progrès importants ont été réalisés dans l’amélioration de l’accès des filles à l’éducation au cours des vingt dernières années, de nombreuses filles, en particulier parmi les plus défavorisées, continuent d’être privées de ce droit fondamental. Dans beaucoup de pays, les filles n’ont toujours pas la possibilité d’aller à l’école et d’achever leur scolarité du fait de problèmes de sécurité ou d’obstacles d’ordre financier, institutionnel et culturel. Même quand elles sont scolarisées, le peu d’attentes à l’égard du système scolaire, dû à un enseignement de faible qualité, le manque d’ambitions ou les corvées ménagères et autres responsabilités les empêchent d’aller à l’école ou d’atteindre un niveau adéquat d’instruction. Le pouvoir de transformation des filles et des sociétés que présente l’éducation des filles reste à réaliser.

Constatant la nécessité d’adopter de nouvelles perspectives créatives en vue de faire progresser l’éducation des filles,  cette Journée internationale de la fille 2013  devrait etre consacrée à l’importance des nouvelles technologies, mais également à l’innovation dans le domaine des partenariats, des politiques, de l’utilisation de ressources, de la mobilisation communautaire et, surtout, de la participation des jeunes eux-mêmes.
Tous les organismes des Nations Unies, États Membres, organisations de la société civile et acteurs du secteur privé disposent de moyens potentiels d’innover pour et avec les filles, en vue de promouvoir l’éducation de ces dernières.   De mon Point de vu, des Mesures  Importantes doivent  etre prises par nos Etats et nos Institutions,…  comme entre autres:

  • L’amélioration des moyens de transports publics et privés qu’empruntent les filles pour aller à l’école, des routes, bus, cyclomoteurs, vélos aux bateaux et canoës ;
  • La collaboration entre les systèmes scolaires et le secteur bancaire afin de faciliter le versement sécurisé et pratique des salaires des enseignantes et l’octroi de bourses aux filles ;
  • L’offre de cours de sciences et technologies destinés aux filles dans les établissements scolaires, universités et programmes d’éducation technique ;
  • Des programmes de parrainage en entreprise qui aident les filles à acquérir des compétences professionnelles et de direction essentielles et facilitent leur transition de l’école au monde du travail ;
  • La révision des programmes scolaires de façon à intégrer des messages positifs sur les normes sociales relatives à la violence, au mariage des enfants, à la santé sexuelle et procréative et aux rôles assignés aux hommes et aux femmes dans la famille ;
  • Le déploiement de technologies mobiles dans l’enseignement et l’apprentissage afin d’atteindre les filles, notamment en milieu rural; etc.

C’est aussi l’occasion de saluer le courage et les succès des Organisations Féminines, de s Hommes de bonne volonté et autres acteurs  Privés, qui continuent de pousser pour que les choses changent, et de lutter pour que la violence, la discrimination,… fondées sur les Filles apparaissent au grand jour et cesse enfin, de sorte que tous les droits de l’homme deviennent une réalité effective pour elles et pour tous. Que Dieu Protège nos Filles.

               Joyeux Anniversaire aux Filles du Monde.

Amadou Saikou Diallo
Depuis, Washington DC.
diallongr@yahoo.com


 

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