URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=13008
2013-10-10 16:51:20
A en juger par le flot des manifestations depuis quelques années, la Guinée est devenue le rendez-vous de situations fâcheuses et des frustrations de ses habitants, conduisant le plus souvent à des conséquences d’une violence inouïe.
Fatigués d’encaisser et de payer injustement les frais de la mauvaise gestion de ses dirigeants, le contribuable vide le trop plein qui l’habite comme il peut. Il exprime le plus souvent son mécontentement avec frénésie et vigueur. Et ça ne plaît pas au pouvoir en place. Comme d’habitude, celui-ci envoie dans la rue, muscles et armes bousiller avec ardeur et dans le sang, toute manifestation qui le dérange, lui et ses acolytes.
Des victimes de ces répressions il y en a. L’une d’entre elles, Abdoulaye Diallo vit encore. Mais pour combien de temps. Un jour de 4 novembre 2010, cris de colère des habitants de Conakry. La cause, une hausse du prix du carburant à la pompe.
Ici, l’on est habitué et l’on s’adapte avec le temps des situations difficiles. Pour dire leur réprobation, les populations de Conakry manifestent ce jour-là pour dire non à la hausse du prix du carburant à la pompe.
La rue est envahie par une horde de gens, c’est la mode quand on n’est pas d’accord avec une décision. C’est dans cette ambiance délétère qu’Abdoulaye Diallo reçoit ce jour au marché de Koloma, des balles de force de sécurité sensées protéger les populations. Admis d’urgence au CHU de Donka, il subira trois interventions chirurgicales en 3 semaines afin d’extraire les balles qui se sont logées dans sa colonne dorsale.
Depuis, M. Diallo va mieux. Mais il a toujours des balles qui l’habitent. Les médecins qui l’ont soigné, juge son cas préoccupant. Selon M. Diallo, ils lui auraient recommandé de se faire soigner par des spécialistes, car M. Diallo dit ressentir un terrible mal journalier au niveau des nerfs. Mais faute de moyens, M. Diallo gère comme il peut sa santé fragile. Il passe le plus clair de son temps couché, une fatigue récurrente le domine et des troubles l’empêchent même parfois de s’asseoir.
Le certificat médical fait foi de son état de santé qui se détériore tous les jours. M. Diallo est confiné à son domicile, il ne peut vaquer à ses occupations comme par le passé car il ressent le mal jusque dans sa colonne dorsale. M. Diallo est marié à 2 femmes et père de 6 enfants.
Il est domicilié à Kaporo-Rails/ Koloma dans la commune de Ratoma. Il ne peut subvenir aux besoins de sa famille, le pauvre. Il souffre énormément et ne demande qu’à être tiré du mal à chaque instant. Il a demandé du soutien, jusqu’ici, en vain. Malgré la pluralité des organisations de soutient de malades ou victimes des différentes manifestations sociopolitiques, ce père de famille à toujours passé de porte à porte pour être soutenu mais ses efforts restent toujours sans suite favorable.
Aux bonnes âmes, il demande de l’aide pour pouvoir se soigner à l’étranger.
Source: http://focusguinee.info/news_fiche.php?id=2702
Pour ceux qui veulent aider, nous sommes prêts à les mettre en contact direct avec la famille.
VOS COMMENTAIRES | |
| Anonyme | 10/10/2013 20:46:55 |
| Je n ai pas trop de moyens en ce moment pour aider le monsieur, mais j aimerai apporter une petite contribution, et peut être qu'avec la contribution des autres, nous pourrons apporter de l'aide a ce pere de famille. Vous pouvez m'envoyer a travers mon email vos coordonnees pour savoir comment envoyer ma contribution.Merci. | |
| gassim | 11/10/2013 03:23:32 |
| Bonjour, vs pouvez m envoyer les coordonnées d la famille pr une petite contribution. | |
| Bah Souleymane | 11/10/2013 07:59:31 |
| Salut à tout le monde,je pense qu'on peut venir en aide à mr diallo à travers des associations dont nous disposons à travers le monde .je propose que sadio Barry face un appel au dons pour essayer de d'aider au mieux. | |
| Ke Jallow | 11/10/2013 16:23:05 |
| La presse milite tres bas tant qu'elle ne fait pas parler des victimes et des coupables. Si les victimes parlaient a tout moment, je crois que les bourreaux trouveraient leurs lecons et les victimes se libereraient un peu. La presse doit faire parler ceux qui n'ont pas la chance de se faire ecouter. Plutot que de toujours faire entendre ceux qui ont tjr acces aux trones. Guineepresse doit creuser pour denicher d'autres encore. En Guinee il y a plus d'innocentes victimes directes/indirectes que de saufs. | |
| KABA | 12/10/2013 07:05:06 |
| Je souhaite rentrer en contact avec la famille de ce monsieur. Je pense qu'il serait bien de mettre un contact téléphonique pour joindre la famille. | |