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Lettre Ouverte au Président et aux membres de la Cour Suprême.


2013-10-31 14:10:53

Monsieur le Président, messieurs les membres.

Les élections législatives guinéennes tant attendues depuis 2010, tant de fois reportées et dont on attend à tort selon moi monts et merveilles (j’ai déjà dit pourquoi) ont eu le jour mémorable du 28 Septembre 2013. Les résultats provisoires ont été proclames par la CENI.

Les partis en compétitions ont ou vont déposer leurs recours. A force de prière et de pressions de toutes sortes, Dieu merci tout jusqu’ici s’est passé certes dans l’angoisse, mais dans le calme. Tant bien que mal, tout le monde joue la légalité, tant mieux.

A présent, Monsieur le Président, monsieur les membres, comme on le dit dans le jargon footballistique, «  la balle est dans votre camp ». Le sort de la nation - peut être celui de la sous-région est entre vos mains. Et croyez moi, j’exagère à peine.
Lourde et terrible responsabilité ! A vous et vous seul de jouer. Ceux, d’autant plus que le Président de la république dans une récente a Guineenews, vient je dirai astucieusement, voir vicieusement de vous enlever- tout au moins en parole- « les entraves » supposé ou réelles du pouvoir exécutif. Cadeau empoisonnée !! Mais couteau à double tranchant.

A vous donc monsieur le Président et les membres de la cour suprême de saisir « la balle au bond », et dire devant la nation et l’opinion internationale chiche !
On y va, on fait notre boulot en toute indépendance. Nous allons dire le droit, tout le droit, rien que le droit.

C’est ce pari que bon nombres de vos concitoyens attendent de vous. C’est ce qu’ils ont attendu de vos prédécesseurs depuis que votre institution existe.
Contrairement à quelque Guinéens, je ne veux pas présumer de votre attitude. J’attends de voir.
Et par souci de vérité, mais nullement pour vous exonérer individuellement et collectivement le cas échéant, je note que de 1958 à nos jours (Octobre 2013), toute les institutions, sensés être républicaines et tous les hauts cadres sensé être au service de l’état et de la nation se sont comporter-consciemment ou inconsciemment, volontairement ou involontairement - en supplétif, miliciens, voir mercenaires personnels du chef de l’état. Ce qui en soi constitue une faillite collective et la cause fondamentale de la crise endémique de la Guinée.

Nous voilà encore à la croiser des chemins, nous voilà encore devant un rendez-vous qui peut s’avérer historique. Nous voilà, vous voilà pour nous et en notre nom devant un choix important pour notre avenir commun et solidaire.

  1. Vous pouvez emboiter les pas de vos devanciers, en proclament avec des modifications cosmétiques, les résultats annoncés par la CENI (pour moi Commission Electorale Non Indépendante). Et la Guinée, comme par le passe continuera dans l’indifférence coutumière son douloureux chemin de croix, son interminable descente aux enfers.
  1. Vous pouvez faire ce que le peuple attend de vous, c’est-à-dire dire le droit. C’est à la foi énorme et tout petit. Simple devoir de citoyen honnête. Vous aurez alors en notre noms et pour nous tous crie suffisamment fort HALTE à la dictature au multiple visage qui a toujours sévi dans notre Guinée depuis l’indépendance. Ce sera une PREMIERE.

D’aucun crieront au miracle, a l’inespéré. On vous dira que vous entrés dans l’Histoire par la grande porte. Que nenni ! Vous aurez tout simplement fait votre devoir.
Bien sûr, ce ne sera pas la victoire avec un grand V que les rêveurs impatients et impénitents ainsi que quelque malin qui attendaient leurs tours autour de la mangeoire ne manqueront pas de proclamer. Ce ne sera qu’un déclic, un exemple de courage que tous les autres Guinéens devront suivre pour sortir le pays de l’ornière.
Ce sera une luciole qu’il faudra entretenir et transformer en lumière

 

Elhadj Kolon Diallo
Instituteur à la retraite
Kolondiallo2007@hotmail.com


 

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VOS COMMENTAIRES

minerai noir31/10/2013 16:22:37
Elhadj Kolon Diallo

Nous espérons tous comme vous que le bon sens primera un jour sur l'égarement de ceux qui nous gouvernent, que la tempérance l'emportera sur la démesure , mais depuis la première république des années ont coulé sous le pont; nous savons que nous attendons en vain et que nos voeux se réaliseront peut-être jamais.C'est l'espoir qui permet à vous, à moi , à notre peuple de tenir malgré toutes les déceptions déjà passées.

Et croyez- moi et sincèrement ce que je suis entrain de faire maintenant , je le regrette déjà car, j'en fais souvent: je veux parler des fautes qui sont au moins une vingtaine dans votre texte.Je suis persuadé d'ailleurs que vous les corrigérez en erratum la prochaine fois.Je vous prie de pardonner mon audace qui est en rapport avec votre ancienne profession. bien à vous. ..
Ibrahima-Kankalabé31/10/2013 21:59:48
Minerai "Blanc", des fautes? Une vingtaine! Puisqu'il est instituteur? Est-ce nécessaire de le relever? Cela peut bien etre des lapsus calami, et alors? Vous vous offusquez ou jugez utile de relever une vingtaine de fautes. Ce commentaire est inutile et pédant d'autant plus que l'auteur a un email! Pourquoi ne pas prendre la peine de lui envoyer un email personnel a ce sujet?
THIERNO SAMBA31/10/2013 22:48:37
Je suis d'accord avec vous Ibrahima-Kamkalabé
midadou01/11/2013 10:53:21
Minerai "blanc",nous pensons que c'est le message véhiculé qui est important,le sens de responsabilité du président de la cour suprême a dire le droit et rien que le droit pour non seulement prouvé son indépendance vis-a-vis du pouvoir exécutif et non de parler des d'orthographes.
Thierno01/11/2013 11:01:59
@ minerai pâle:
Vous voulez corriger M. Kolon? Selon vous combien de fautes, toutes natures confondues, avez-vous fait dans cet extrait: "des années ont coulé sous le pont; nous savons que nous attendons en vain et que nos vœux se réaliseront peut-être jamais"?
Si vous ne les voyez pas, c'est grave.
Fraternellement, je vous adresse mes condoléances grammaticales les plus attristées.