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| 2013-11-05 14:05:13 |
Le sol de Labé a encore vibré des chocs sourds des pas cadencés des lourds brodequins de la soldatesque du régime Angbansanlé d'Alpha Condé. C'est dans les principales villes de garnison, mais surtout dans la capitale du Fouta que l'armée tribale du "Pr" menteur a célébré le premier Novembre 2013 ses 55 ans de crimes et exactions, que certains qualifient par euphémisme de "bavures", au camp El-hadj Omar Tall. Un camp qui n'a certainement pas laissé des souvenirs impérissables au philosophe Keïta Kapet de Bana, entre autres.
Nous ne sommes pas, nous ne serons jamais partie prenante de la malhonnêteté ou du manque de courage, ou des deux, qui consiste à coller le qualitif national à une bande grassement payée d'assassins multirécidivistes ethniques provenant en quasi-totalité d'une seule région, ou à fêter ses « anniversaires » de crimes et de sang.
Par définition, les forces armées guinéennes devraient être l'armée nationale de la Guinée, responsables de la sécurité et la défense du pays et de ses citoyens contre les menaces intérieures et extérieures. Elles sont divisées en 5 branches : une armée de terre transformée en milice de répression, une marine de guerre avec des contre-amiraux de flottes qui n'existent pas, même sous forme de pirogues, une armée de l'air avec ses généraux qui n'ont vu les avions de combat que lors des défilés aériens à l'étranger, sans aéronefs autre que les carcasses de Mig19 à 21 qui rouillent calmement à Gbessia et un seul hélicoptère aux pales exténuées, datant de l'ère soviétique, encore vaillament en activité. Il ne faut pas lui demander plus que des sauts de puce d'une dizaine de kilomètres en ligne droite.
Enfin une gendarmerie de tueurs jamais inquiétés, particulièrement efficaces, ainsi qu'une Garde Républicaine, en fait des geôliers militaires spécialisés en instruments de torture et pelotons d'exécutions, comme au Camp Boiro.
Leur plus illustre victime c’est évidemment Diallo Telli , mais aussi une foule de guinéens plus ou moins anonymes, à majorité peulhe.
Pourquoi alors cette fête en plein cœur du Fouta meurtri par les hordes Angbansanlés? Cela n'est en rien du hasard:
-Officialiser la présence massive de Donzos déguisés soit en militaires et gendarmes, soit en Gardes forestiers dans cette région surtout connue pour ses "Bowé", étendues caillouteuses parsemées de buissons de lianes et lessivées en permanence par des précipitations d' une pluviométrie abondante, peu propice au développement de massifs forestiers. En tout cas moins que les autres régions, en particulier la savane de la Haute-Guinée.
-Montrer la force du pouvoir pour tenir les populations tranquilles à la veille de la proclamation de résultats d'une élection législative aussi propre que la présidentielle qui l'a précédée.
-Et surtout démontrer la persistance d'Alpha Condé, PD élu (président démocratiquement élu) à considérer le Fouta comme une province, dite Mandén Djalloh, de la Haute-Guinée dont il serait originaire.
Le commandant en chef de la troupe de criminels est l'actuel président Alpha Condé. L'armée guinéenne est fondée en 1958 après l'indépendance du pays vis-à-vis de la France. Cette vision quelque peu idyllique de l'armée de service guinéenne ne résiste pas à une analyse, même rapide:
La nation, selon le Larousse, étant définie comme " Ensemble des êtres humains habitant un même territoire, ayant une communauté d'origine, d'histoire, de culture, de tradition, le plus souvent de langue et constituant une entité politique". Il n'existe pas de nation guinéenne. Une armée sans nation est une troupe de mercenaires qui ne connait que les assassinats et exactions comme moyen de se faire connaitre et respecter. C'est exactement ce que fait l'armée d'un Etat qui, lui aussi selon Alpha Condé, n'existe pas.
En ce sens on peut parler de nation Zouloue, Peuhle, etc. La "Nation guinéenne" est plus une vision, un devenir possible, qu'une réalité de nos jours, surtout avec les forces centrifuges potentialisées ou crées de toute pièce par Alpha Condé. Cette troupe de milice officielle est bien entendu à composition très déséquilibrée, de prédominance malinké (90% selon les estimations) depuis l'indépendance.
On comprend l'effort d'Alpha pour construire sa nation mandingue, en retirant toute réalité historique au Fouta avec le Mandén Djalloh , puis à la Forêt, considérée comme simple "banlieue" de la Haute-Guinée. Ensuite en assimilant avec mépris les soussous à des "mandén Fou" que l'on peut corrompre avec quelques sacs de riz et des baluchons de billets d'une monnaie dont la valeur de la veille est toujours supérieure à celle du jour.
La réponse des citoyens dans la région de Conakry a été sans appel. Une catastrophe que le "Pr" aurait vécu dans toute la Basse-côte n'aurait été la triche à caractère industriel déployée avant, pendant et après les élections législatives.
Ne demandons pas l'impossible à Cellou, ce sont des choses dont la complexité qui semble dépasser ses capacités d'analyse. Une "Deuche" ne peut pas remplacer un camion de chantier, de quelque façon qu’on la tourne.
Dans son délire négationniste, Alpha Condé n'est pas fou . Comme les Nazis, il rêve d'une solution finale à sa manière. Il peut s'appuyer pour cela sur une troupe majoritairement d'incultes analphabètes coiffée de semi-lettrés imbus d'eux-mêmes. Leur seule dialectique connue est celle de la brutalité dans sa forme la plus primaire.
L'Armée sénégalaise a eu pour premier CIEMGA le Général Jean-Alfred Diallo, un intellectuel de haut-vol, comme ses successeurs, sans exception. Une armée à la Française.
Vous chercherez en vain son équivalent dans le premier Etat-major guinéen. Idem des officiers et hommes de troupe. Si le Sénégal a utilisé beaucoup d'intellectuels issus de l'université de Dakar, Sékou Touré a plutôt utilisé, à part ses parents proches, des officiers issus de l'université de torture du Camp Boiro du Capitaine Siaka Touré.
-Tous les citoyens arrêtés lors des complots imaginaires ou fantasmés par Sékou Touré ont été torturés à mort par l"armée nationale" guinéenne et la gendarmerie. Au moins 50.ooo morts, que Cissé de Bma continue de minorer en le multipliant par un coefficient de malhonnêteté bien personnel à lui et ses semblables.
-Tous les pendus et fusillés de Conakry et ailleurs sont l’œuvre et les victimes de l’armée des pouvoirs ethniques de Sékou à Alpha Condé. Cela continue de nos jours, avec les descentes musclées, comprenez barbares, dans les familles peulhes de Conakry bet ailleurs, comme les pogroms de Siguiri, Kankan, Nzérékoré, ,Kouroussa, etc.
-Les victimes aux frontières qui parfois ne faisaient que chercher à aller travailler chez nos voisins sont des faits de la même armée. Combien de Navétanes à jamais disparus entre Koundara, Ziguinchor et Tambacounda ? Presque pareil sur toutes nos frontières.
-Les massacrés du Stade du 28 Septembre en 2009, les violées, sont le fait de la même armée dirigée à l'époque par Dadis, Konaté Sékouba et Toumba Diakité.
-Les morts lors des marches pacifiques de l'opposition, symbolisés par Zakariaou, sont le fait de la même armée.
- Les 33 jeunes torturés au Camp de Séronkoni à Kankan, avec un mort par hémorragie interne, sont des victimes de la même armée de criminels endurcis, soit disant en formation sous la direction du Général Cissé , pour lequel les guinéens ont une très grande reconnaissance...
L'insécurité de nos jours est , depuis l'Alpha de Sékhoutouréyah jusqu'à l'Oméga obscur et criminel de Soronkoni, le fait de l'armée dite guinéenne et de son chef.
Bref, la plus grande menace pour la sécurité des guinéens est justement cette armée qui est censée les protéger.
Que cette armée de tueurs ethniques et ses dirigeants comme Kabèlè Camara, vice-ministre et co-criminel d'Alpha Condé se rappellent à notre bon souvenir en cette occasion, on peut le comprendre. Qu'ils n'attendent pas qu'on les applaudisse pour autant. Pour nous, c'est une occasion de commémoration de nos morts.
Thierno A DIALLO
VOS COMMENTAIRES | |
| abou | 08/11/2013 17:55:22 |
| Je suis au repgret que tu ne connaisse pas ton armee mon frere | |