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Guinée: la dernière sortie de Diallo Sadaka. Un nouvel espoir pour le changement ?2013-11-07 08:10:15 Quand on a le pouvoir, on peut chercher le prestige et le prix de la paix. L'inverse n'est pas possible, car une fois qu’on a le prix d’une autorité morale et homme de paix, on ne peut plus faire de la bagarre. On devient celui sur lequel on compte pour éviter les confrontations. On devient la personne qui doit encaisser et se résigner. Certains leaders guinéens sont tombés dans ce piège face aux Wadas (bêtes féroce en langue malinké) qu’ils ont aidés à avoir le pouvoir en Guinée. Frustré des fautes en série de l’opposition qui a abandonné ses anciens amis et soutiens au bon vouloir du pouvoir (aucune solidarité à l’égard des persécutés politiques et autres victimes de l’arbitraire), de peur de voir le RPG se maintenir au pouvoir à la prochaine présidentielle par des fautes de cette même opposition, l’homme d’affaires guinéen Diallo Sadaka refuse désormais d’être un observateur résigné à distance. En peu de mots, il expose ses motivations : « La Guinée est tellement favorisée par la nature que certains ont souvent parlé de scandale géologique. En réalité, le véritable scandale du pays est la médiocrité de son leadership ». A propos de l’Accord du 3 juillet 2013, il déclare : « L’opposition n’a pas simplement commis une erreur d’appréciation mais une faute stratégique en acceptant le maintien de Waymark pour le départ duquel beaucoup de manifestants se sont battus, ont été grièvement blessés et ont perdu la vie. Un sacrifice inutile qui pèsera longtemps sur la conscience des signataires de l’opposition ». Pour nous, ces raisons, sans parler des derniers zigzags de l’opposition et son communiqué de capitulation du 30 octobre 2013, sont suffisantes, pour tout Guinéen voulant aller à la prochaine présidentielle dans des conditions d’équité et de transparence normale, de ne plus laisser la classe politique actuelle le représenter et en définir les modalités. Diallo Sadaka : « Mes compatriotes souffrent énormément et leur souffrance ne me laisse pas indifférent. J’ai envie de partager avec eux ce que j’ai et ce que je sais, en leur proposant une alternative politique ».
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Diallo Sadakaadji annonce sa rentrée en politique !
« J’ai la ferme intention de susciter un mouvement politique d’envergure nationale ». C’est en ces termes que le richissime guinéen, Diallo Sadakaadji, annonce pour la première fois son entrée en politique, dans une interview exclusive qu’il a accordée à l’hebdomadaire guinéen « La Lance », paru ce mercredi (6 novembre 2013). Jusque-là, on le savait opérateur économique et reconnu surtout pour sa générosité envers les démunis, d’où son pseudonyme « Diallo Sadakaadji » ou « Diallo des sacrifices ». Forcé à l’exilé dès le lendemain de l’attaque du 19 juillet 2011 contre le domicile privé d’Alpha Condé, Diallo Sadakaadji s’est depuis établi au Sénégal, où il partagerait sa vie entre les affaires et la lecture. Alors qu’ils le prenaient pour un analphabète (c’est le cas de la plupart des opérateurs économiques guinéens), bien de ses compatriotes sont surpris de ses belles analyses, son esprit critique et surtout sa virulence vis-à-vis de la gouvernance du président Alpha Condé. Des critiques, en voici un échantillon : « La Guinée est tellement favorisée par la nature que certains ont souvent parlé de scandale géologique. En réalité, le véritable scandale du pays est la médiocrité de son leadership », a-t-il déclaré dans les colonnes de La Lance. Autre fait nouveau. Jusque-là pressenti (à tort ou à raison) comme l’un des financiers du principal parti d’opposition guinéenne, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, à travers l’interview, on constate Sadakaadji aussi critique envers l’opposition. Parlant de l’Accord du 3 juillet 2013 qui a vu maintenir l’opérateur de saisie sud-africain Waymark, il a déclaré : « L’opposition n’a pas simplement commis une erreur d’appréciation mais une faute stratégique en acceptant le maintien de Waymark pour le départ duquel beaucoup de manifestants se sont battus, ont été grièvement blessés et ont perdu la vie. Un sacrifice inutile qui pèsera longtemps sur la conscience des signataires de l’opposition ». Certes, il fallait « aller aux élections à tout prix, mais l’opposition y est allée à n’importe quel prix, constate Diallo Sadakaadji. Sans exiger la libération sans condition de tous ses militants. (…). L’opposition a ainsi accompagné une mascarade orchestrée par un pouvoir en quête désespérée de légitimité ». A propos du score de 37 députés obtenu par Cellou Dalein Diallo aux législatives du 28 septembre dernier, Sadakaadji trouve qu’il est difficile de parler: « de vote d’adhésion en faveur de celui qui est à la tête de ce parti et qui semble pressé de siéger à la nouvelle Assemblée ». Les raisons de l’option politique de Sadakaadji Au-delà de l’argent et autres biens que Diallo Sadakaadji distribuait aux Guinéens démunis, il propose : « Mes compatriotes souffrent énormément et leur souffrance ne me laisse pas indifférent. J’ai envie de partager avec eux ce que j’ai et ce que je sais, en leur proposant une alternative politique ». Et de justifier les raisons qui l’ont poussé à se lancer en politique : « Entre d’un côté, un pouvoir dictatorial fondé sur le mensonge et la haine dont le bilan n’est fait que de sang et de larmes d’innocents et de l’autre, une opposition molle et accommodante qui inspire peu d’espoir, il faut offrir aux Guinéens une autre vision, donc une espérance. Comme je peux le faire, je vais le faire. ». Quel est le nom du parti ? « Je dévoilerai sous peu le nom de ce mouvement et surtout son projet et sa stratégie. Le combat ne continue pas; il commence maintenant et rien ne l’arrêtera, s’il plaît à Dieu » martèle-t-il.
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