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Énergie: un projet pionnier pour électrifier les pays de l’Union du fleuve Mano


2013-11-07 14:45:42

Interconnexion des réseaux électriques de Côte d’Ivoire, du Liberia, de  Sierra Leone et de Guinée (CLSG)

TUNIS, Tunisie, 7 novembre 2013/ -- Le Conseil d’administration du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a approuvé le projet d’interconnexion des réseaux électriques de Côte d’Ivoire, du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée (CLSG). Le financement total du Groupe de la BAD (impliquant le Fonds africain de développement, la Facilité des Etats fragiles et le Fonds spécial du Nigeria) s’élève à 145 millions d’euros, soit 40 % environ du coût total du projet. Cette interconnexion, qui permettra de sécuriser l’approvisionnement en énergie des quatre pays de l’Union du fleuve Mano, sera mise en œuvre entre 2014 et 2017.

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CLSG implique la construction d’une ligne à haute tension (225 kV) de quelque 1 400 km de long pour connecter les réseaux domestiques des quatre pays, de 11 sous-stations électriques et deux postes régionaux de répartition. Dans un premier temps, ce projet structurant permettra au Liberia, à la Sierra Leone et à la Guinée d’importer de l’électricité en provenance de Côte d’Ivoire.

« La Banque est heureuse d’avoir joué un rôle crucial dans ce projet précurseur, qui a ainsi bénéficié de sa connaissance approfondie du secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest et de sa longue expérience en matière de définition et de mise en œuvre de projets régionaux. Notre implication, depuis l’étude de faisabilité, nous a permis de faire les bons choix techniques et de tenir compte de tous les aspects du projet – aux plans environnemental et social notamment. Notre intervention a aussi facilité la mobilisation d’importantes ressources auprès d’autres bailleurs », a expliqué Alex Rugamba, directeur du Département énergie, environnement et changement climatique à la BAD.

Le secteur de l’électricité fait face à de nombreux défis dans les pays de l’Union du fleuve Mano : (a) un faible taux d’électrification ; (b) un déficit dans l’approvisionnement en électricité ; (c) une prépondérance thermique dans le mix énergétique ; et (d) des compagnies nationales d’électricité aux faibles capacités financières et institutionnelles. CLSG devrait améliorer le taux d’accès à l’électricité dans les quatre pays, le faisant passer de 28 % à 33 %, en raccordant à l’électricité 125 villages le long de la ligne à haute tension, 70 écoles, 30 centres de santé et quelque 1 500 petites entreprises artisanales, commerciales et industrielles (dont 25 % gérées par des femmes). Au total, près de 24 millions d’habitants bénéficieront directement du projet, avec un accès à une énergie fiable et à un coût compétitif.

La construction de la ligne formera la dorsale des pays de l’Union du fleuve Mano, l’un des projets prioritaires du plan directeur du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain, une initiative de coopération qui lie les sociétés d’électricité nationales en Afrique de l’ouest. CLSG est le premier projet de l’initiative de l’Union du fleuve Mano et en a même influencé la structuration. L’idée d’une dorsale électrique a été répliquée dans la conception du projet d’autoroute transafricaine. Le projet a aussi introduit l’idée d’un fonds dédié au renforcement des capacités des Etats fragiles, afin de préparer des projets dans des délais raisonnables.

CLSG compte également une composante dédiée au renforcement des capacités, pour assurer un transfert des connaissances aux structures nationales, et améliorer la gestion des futures interconnexions en Afrique de l’Ouest. Plusieurs études de planification et de faisabilité de centrales hydro-électriques sont aussi prévues afin d’améliorer les échanges d’énergie.

Les pays de l’Union du fleuve Mano sont fragiles et sortent de longues crises socio-politiques. Les faibles investissements dans le secteur des infrastructures électriques ont rendu celles-ci obsolètes, avec pour corollaire un niveau de service très faible. Le coût de la production d’énergie par kWh demeure très élevé dans ces pay, qui affichent des taux d’accès à l’énergie parmi les plus bas au monde (2 % au Liberia et en Sierra Leone, 10 % en Guinée). La construction de cette ligne favorisera le développement du potentiel hydroélectrique de la sous-région, en permettant l’échange d’énergie électrique entre les pays au sein du grand marché ouest-africain et en contribuant ainsi à l’intégration régionale.

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

Contacts        
Technique : Elise Akitani, ingénieur sénior en énergie, e.akitani@afdb.org
Média : Pénélope Pontet de Fouquières, chargée de communication, T. (+216) 71 10 19 96 / P. (+216) 24 66 36 96 / p.pontetdefouquieres@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 34 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux.
Pour plus d’information : j.mp/AFDB_Media

SOURCE 
African Development Bank (AfDB)


 

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VOS COMMENTAIRES

minerai noir08/11/2013 13:45:32
De l'électricité pour la sous-région avec 10% pour la guinée.Le savez-vous et aussi bizarre que cela puisse vous paraître ce pourcentage correspond aux pertes en lignes de la production de l'électricité à sa consommation dans les pays développés avec des postes de tranformation et d'interconnexions performants.

Vous savez aussi que chez nous ces pertes sont nettement plus importantes au point de couvrir la moitié de la production.Sur une ligne haute tension donc triphasée ça fait beaucoup de longueur de cables et les pj(pertes par effet joule)=rI2 resistance du cable par le carré de l'intensité du courant.En europe et dans le continent américain ces pertes sont payées par les abonnés.Une installation normale de haute tension admet en moyenne un km entre deux pylones pour minimiser les pertes.Si nous avions des installations dignes ça seraient vues et connues de tous.Pas d'énergie pas de développement " La BAB:" je cite est heureuse d'avoir joué un rôle crucial dans ce projet précurseur, qui a ainsi bénéficié de sa connaissance approndie du secteur de l'électricité" ; elle a mis du temps pour se manifester et pour mieux nous dévorer.Une manière encore de plumer notre pays. Alpha condé en trois ans a été incapable de fournir l'électricité à la guinée, le voilà maintenant avec la dame de fer et son équipe de l'union du fleuve Mano et d'autres sbires sous l'appelation contrôlée de BAD boys pour amener la guinée de son obscurité à la lumière d'ici 2014 à 2017. D'ici là notre 24ème salopard aura trépassé en laissant la guinée dans la pire catastrophe de son histoire. De qui se moque-t-on encore? De l'aveugle opposition?. Pour l'agriculture lorsqu'il est venu au pouvoir, il a voté pour 200 milliards de fg pour ce secteur et tout le monde a vu le transport des engrais depuis le pays natal de sa mère et sa ville natale kankan.Les choses se sont arrêtées là.Ils se sont partagés le butin et l'agriculture n'a jamais décollé et la population continue de vivre dans la précarité et ce sont ces mêmes salaupards qui veulent encore trauander en s'attaquant à la production et surtout au transport de l'électricité d'un autre pays vers chez nous où il n'y a aucune infrastructure.Avouez que cela dépasse l'entendement. Je devais dire à guinéepresse info ce que j'en pense: de l'arnaque et rien d'autre. bien à vous..
Nino08/11/2013 13:56:53
"....Dans un premier temps, ce projet structurant permettra au Liberia, à la Sierra Leone et à la Guinée d’importer de l’électricité en provenance de Côte d’Ivoire...."

Quelle honte. Guinée devrait pas avoir à importer de l'électricité. Plutôt, la Guinée devrait être un exportateur.

L'argent que le gouvernement à englouti depuis que le Koro est au pouvoir aurai pu financer tout ce projet.
minerai noir mi08/11/2013 14:03:01
j'appelle.....appellation en erratum merci
minerai.noir08/11/2013 20:23:58
lire: si nous avions des installations dignes, elles seraient vues et connues de tous.

salopards au lieu de salaupards.

merci
Ibrahima210/11/2013 19:06:11
En tous cas La Cote d`Ivoire aliment
quelque pays de la sous region actuelement ici un exemple d`interconnection CI-Mali long de 235Km.
Si on ne le produit pas ,on doit l`acheter chez nos voisin.
Le Senegal aussi pouvait nous assurer
en matiere d`huile d`arachide et du ``Maafe`` ndobbo tiga.