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Guinée: après la Cour Suprême, l’opposition a choisi la démission !2013-11-25 02:08:16 La décision de l’opposition guinéenne était attendue de tous après l’auto-récusation de la Cour Suprême pour trancher dans le contentieux électoral comme lui en exige la Constitution guinéenne. Comme d’habitude, l’opposition guinéenne, condamne des exactions et l’impunité, déplore les violences, et, fait nouveau, confirme sa détermination de poursuivre le régime guinéen devant des juridictions supranationales non pas pour les dizaines de victimes par balles dont certains dans leurs maisons, mais plutôt pour la répartition des sièges à l’Assemblée Nationale ! Au point 5 de son communiqué, elle prend acte de la dissolution du Comité de suivi de l’application de l’accord politique inter-guinéen du 03 juillet 2013. Ainsi, Alpha Condé s’est permis aussi de dissoudre cette commission internationale garante de l’application de ces accords qui définissent et doivent préparer les conditions d’organisation de la future présidentielle sans qu’elle ne fasse son travail et l’opposition l’accepte tout bonnement comme ça, comme elle l’a fait, après la présidentielle 2010, contre le Groupe de Contact sur la Guinée qui devait veiller à l’application des accords de Ouaga jusqu’à la fin de la transition ? Cette commission a été mise sur pieds par le pouvoir, l’opposition et la communauté internationale ensemble. Donc Alpha Condé ne devrait pas avoir le pouvoir de le dissoudre. C’est ce que l’opposition devrait lui instruire et non l’accepter en prenant acte de l’arbitraire qui la livre à nouveau au bon vouloir du pouvoir. Par ailleurs, l’opposition a fait savoir qu’elle consulte d’abord sa base pour savoir ce qu’il faut faire. Donc, malgré toutes les menaces qu’elle avait proférées pour le cas où les résultats de la Ceni seraient confirmés, elle n’a rien prévu de concret et ne sait pas encore ce qu’elle doit faire ! Cette opposition peut-elle encore se fâcher quand on affirme qu’il lui manque un vrai leadership ? Comme réaction contre l’acte irresponsable et lourd de conséquence de la Cour Suprême, nos opposants appellent les Conakrykas à une journée ville morte ce lundi 25 novembre 2013. En un mot, ils ont décidé de ne rien faire. En effet, l’expérience a montré que les villes mortes réussissent difficilement en Guinée. Mais là aussi, comme le cas de la dissolution du Comité de veille, nos opposants apportent la preuve qu’ils ne tirent jamais une leçon du passé. Espérons au moins qu’ils vont décréter cet immobilisme politique à toutes les occasions d’ouverture d’une assise de l’Assemblée Nationale ! En effet, si l’opposition ne siège pas, l’Assemblée ne peut pas se constituer et choisir son président par faute de quorum nécessaire. Alpha Condé aurait perdu et la communauté internationale ne pourrait pas conclure la fin du processus de transition en Guinée.
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