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| Dr T. Madjou Sow |
2008-06-30 17:39:57
L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen – OGDH constate avec amertume et inquiétude que pendant la mutinerie qui a accompagné les revendications mouvementées des Forces Armées, des atteintes graves aux droits à la vie, à l’intégrité physique de la personne, à la propriété et à la quiétude ont été perpétrées.
Ces crimes s’analysent en violation graves des droits de la personne dont la République de Guinée est partie.
Ce sont, notamment :
1. Le droit à la vie et à l’intégrité physique reconnu et protégé dans :
a) - la Loi Fondamentale (L.F) art. 6
b) - la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) art. 3
c) – la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) art. 4
2. le droit à la propriété
Art 13 in L.F., Art 17 DUDH, Art 14 CADHP
La République de Guinée reconnait en son art. 5 de la Loi Fondamentale que ces droits sont universels, inviolables et imprescriptibles donc absolus.
Certes, l’Armée guinéenne a eu ses nombreux martyrs comme les civils aussi bien sous la 1ère République que sous la 2ème, alors que cette dernière est le fruit de leur « coup ».
Notre pratique des forces armées nous a permis aussi de constater qu’elles ont les mêmes difficultés de vie que la population, parfois même pire. Mais cela ne leur donne aucunement la licence de violer les droits de la personne.
Une des missions fondamentales de l’armée est de protéger les personnes et leurs biens. Mais cette armée doit être disciplinée, compétente, composée de citoyens de haute moralité. Les Officiers doivent avoir une vraie autorité, non fondée sur un décret seulement.
L’OGDH condamne sévèrement ces crimes et demande aux autorités militaires de prendre toutes les mesures utiles pour que les armes des soldats ne se tournent pas contre le peuple. Elle demande que les coupables soient jugés.
Suite à ces évènements, l’OGDH a constaté agréablement que le droit de manifester pacifiquement, d’exprimer ses idées a été respecté et que les forces de sécurité ont laissé agir librement ces mères inquiètes pour la vie de leurs enfants pendant ces tirs dangereux qui ont endeuillé des familles. Et les medias d’Etat ont même couvert ces manifestations en présentant le micro pour l’expression des sentiments.
C’est là un signe positif d’un Etat de droit qui se caractérise par sa fondation sur le droit et sa soumission au droit.
Il serait louable que les forces de sécurité et les médias renforcent et pérennisent cette louable pratique.
Nous attendons que les victimes du « camp Boiro », les mères des milliers de victimes : (morts, mutilés, blessés, arrêtés, torturés etc…) de Janvier et février 2007 ainsi que les familles des victimes de 1976, celles de 1984 et 1985, puissent exprimer publiquement, dans les mêmes conditions, leur profonde douleur.
Cela est une nécessité pour notre quiétude, notre solidarité et fraternité.
La démocratie a pour fondement la liberté et l’égalité des citoyens ainsi que de leurs organisations.
Cette liberté et cette égalité se manifestent dans la jouissance des droits élémentaires de l’homme.
Aussi, l’OGDH en appelle à l’Armée guinéenne – appelée armée populaire - afin qu’elle respecte les droits de ce peuple dont elle doit être partie intégrante car elle partage avec elle les bonheurs et malheurs. Il ne faut pas qu’elle se trompe de cible.
Tout le monde connaît aujourd’hui les raisons de nos malheurs. Ce peuple qui a trop souffert et continue à souffrir mérite qu’on l’aide à alléger sa souffrance.
L’OGDH en appelle aux forces de sécurité et aux médias afin qu’ils respectent leur mission reconnue.
Dans un Etat de droit, les forces armées et de sécurité, l’administration et les médias sont au service unique du peuple, non d’un individu, d’un groupe ou d’un parti politique.
Réalisons ce rêve. Ce sera alors la paix pour notre pays.
Pour le Bureau Exécutif
Le Président
Dr. SOW THIERNO MAADJOU
DECLARATION du 27 Mai 2008
D’énormes Sacrifices pour Rien ?
L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen – OGDH est une Organisation civique, mais aussi une Association politique car les principes qu’elle défend et les positions qu’elle avance l’amènent à prendre position sur les causes et remèdes à apporter aux dysfonctionnements qu’elle combat.
Elle est non partisane n’ayant aucune vocation à la prise ou à la conservation du pouvoir ; elle est indépendante des Partis Politiques et des Structures de l’Etat.
En tant que contre pouvoir – tout en n’étant pas contre le pouvoir - l’OGDH inscrit son action dans le cadre d’une organisation politique et sociale qui assure un certain degré d’Etat de droit et de démocratie.
C’est dans cette philosophie et ce cadre que l’OGDH constate avec amertume, regrets, grande inquiétude et consternation la situation actuelle créée par le limogeage de Monsieur Kouyaté et la désignation d’un nouveau Premier Ministre.
Cette situation peut s’analyser de plusieurs points de vue selon des positions politiques, ethniques, administratives et le niveau intellectuel.
Aujourd’hui, le peuple de Guinée se pose des questions :
¯ les critères de choix du premier ministre ne sont ils plus pertinents.
¯ les accords de février le sont – ils encore ?
¯ tous les sacrifices tragiques et énormes restent ils vains ?
¯ le changement donc ne se fera – t- il plus ?
Voilà des questions pertinentes qui préoccupent tout le monde conscient aujourd’hui.
Quelles seront les conséquences de cette situation, peuvent elles conduire à une crise majeure, comme en Janvier-Février 2007 ? Avec des conséquences tragiques ?
Cette situation était à prévoir, toutes les personnes clairvoyantes et objectives s’y attendaient avec angoisse. Tout ce qui se faisait semblait précipiter, comme une fatalité, sa venue.
L’OGDH a joué plusieurs fois les cassandre.
Dans ses déclarations du 4 Septembre 2007, et 6 Janvier 2008, elle avait sonné l’alarme et appelé les Forces vives du pays à prendre conscience des réels problèmes et aussi l’opinion internationale pour accompagner ces Forces vives dans la lutte pour le changement.
Mais, hélas, on continuait à chaque évènement mettant en cause le protocole d’accords de Janvier 2007 à s’enfoncer plus profondément.
Nous avons soulevé les problèmes rendant difficile le changement souhaité. L’étonnement devant l’échec de l’application de la feuille de route est justifié par le manque de connaissance de la gouvernance ou le refus de s’y pencher avec objectivité. L’OGDH avait constaté, en se fondant sur l’expérience vécue dans la conduite d’affaires d’Etat par les pouvoirs successifs, un manque d’approche objective des faits et des solutions à apporter à nos problèmes socio-politiques.
Dans les conditions actuelles, il est connu de tout observateur averti que seul l’exécutif (ou le Chef de l’Etat) détient le pouvoir, tout le pouvoir. Il est le seul à avoir une autorité constitutionnelle incontestable sur les Forces armées et de Sécurité. C’est une énorme concentration du pouvoir !
Ce rapport de force déséquilibrant entre les trois (3) principaux pouvoirs républicains, est perçu clairement et accepté par toutes les institutions. Ce qui donne une nature autocratique au pouvoir exécutif et grève de façon dommageable et la République et la Démocratie, dans leurs principes même.
Cet environnement politique et institutionnel agit sur la volonté politique au sommet condition sine qua non de tout changement.
Un autre problème de taille fut la non définition du changement, rendant difficile la détermination des taches et moyens pour leur réalisation. Ainsi, chacun voit le changement à sa façon selon ses intérêts. Ce qui sème la confusion dans l’esprit, paralyse les acteurs. Alors que dans la société guinéenne, il y a deux (2) groupes distincts, ceux qui veulent le changement et ceux qui le refusent.
Tous deux (2) motivés par leurs conditions d’existence.
Ceux qui veulent le changement doivent être organisés et déterminés. C’est une lutte politique à base d’intérêts.
Un autre facteur décisif et déterminant du succès est de sortir de l’amateurisme, se fonder sur l’approche scientifique pour toute action.
La négociation et la confection de l’accord de Janvier 2007 n’ont pas pu être menées sur la base de la participation, du côté de forces de changement comme on le proposait, de trois (3) Commissions une juridique, une économique et une sociale.
La feuille de route en a souffert et le Premier Ministre aussi surtout dans ses attributions, la durée du mandat, et sa façon de se conduire dans la gestion des affaires de l’Etat.
Aujourd’hui, le problème de Premier Ministre n’est qu’un épiphénomène dans sa nature politique. Sa révocation ou sa défection n’on pas de signification réelle.
Bien que ces problèmes d’environnement et d’approche initiale ne soient pas résolus on a constaté :
1. le refus systématique d’une lecture positive du message pertinent et clair de l’ensemble du peuple de Guinée, lors de son insurrection populaire nationale, qui exige un changement politique réel, vu le rejet systématique des autorités actuelles dont la légitimité est mise en cause.
2. l’idée que le changement n’est qu’un simple remplacement mécanique des hommes au poste de responsabilité, sans politique et structures nouvelles.
Alors qu’il aurait fallu, conformément au message du peuple, élaborer les moyens d’action et les étapes.
3) – l’ignorance par le Gouvernement des Forces Vives réelles qui se sont levées pour changer le rapport des Forces, condition essentielles à tout changement ; alors qu’il aurait fallu soutenir ces Forces et les renforcer pour aller au changement. Leur mort, c’est la mort de l’espérance et le renforcement des Forces de l’immobilisme, c'est-à-dire, le retour à la case de départ. Situation alors très grave.
Il fallait panser les plaies par une prise de position claire pour ceux qui ont été objet de crimes abominables en leur apportant toutes formes de solidarité et d’assistance.
Mais la meilleure action aurait été la mise en mouvement de la justice pour juger les auteurs.
4) – la volonté affichée de certaines personnes, vu les conditions de crise politique, économique et sociale, de ramener la lutte politique sur le champ ethnique, ce phénomène qui s’inscrit en violation flagrante des articles 3 et 4 de la Loi Fondamentale devra susciter la vigilance des Partis politiques, de la Société Civile et de toutes les Forces Démocratiques qui luttent pour l’avènement d’un Etat de Droit débarrassé de toutes tares, du népotisme, du régionalisme et de la corruption.
5) – la proposition face à la paupérisation du peuple et sa frustration des
déstabilisants.
6) – les propos de du Chef de l’Etat à TV5 d’alors tendant à remettre en cause les faits et les acquis résultants des immenses sacrifices consentis par le peuple pour le changement étaient un signal fort pour la suite de l’évolution du changement.
7) – le déchirement actuel de l’essentiel des forces aptes à conduire au changement (Parti Politique, Société Civile, Jeunes, Syndicats, Presse etc…) alors que l’unité d’organisation est d’action est plus que nécessaire.
8) – la désignation à des postes administratifs et ministériels des personnes dont le passé ne prédisposait à un changement.
Donc tous les ingrédients étaient réunis pour rendre difficile la réalisation de la feuille de route.
Aujourd’hui, l’échec est patent et le danger est réel. Le peuple va-t-il sous la menace d’une répression sauvage comme en 2007, accepter tout malgré la crise économique sévère. Mais un jour il faudrait alors :
1. Revoir les principes politiques, juridiques et sociaux des acteurs fondateurs de la gestion du changement afin de le rendre réel.
2. Les actions politiques, économiques et juridiques à mener et la stratégie afférente.
3. Préciser davantage le profil et les prérogatives des personnes de la transition, sa durée…
4. Associer à la gestion administrative et au Gouvernement de transition, les membres des partis politiques pour en faire un Gouvernement de consensus.
Pour atteindre ces objectifs, une conférence des Forces Vives ou un Forum national est nécessaire. Il est tant que tous les vrais patriotes se ressaisissent et se retrouvent pour réfléchir sur notre pays.
Aujourd’hui on est à la case de départ avec des problèmes économiques, politiques plus sérieux qu’en 2006 et 2007. Toutes les branches de la société sont en crise profonde. L’Armée est en insurrection. Pour revendiquer elle utilise des armes à feu, blesse et tue des civils et s’attaque aux domiciles des officiers supérieurs pour les piller et les détruire.
L’OGDH en appelle à tous les patriotes et leur demande dans l’intérêt de la patrie, de notre peuple qui a tant souffert, d’oublier les intérêts sordides, l’appartenance ethnique et même partisane afin de se retrouver à l’occasion du cinquantenaire pour jeter ensemble les bases d’une Guinée nouvelle dont nous avons tous tant besoin.
Pour le B.E
Le Président
Dr. SOW THIERNO MAADJOU
DECLARATION du 26 Juin 2008
La Culture de la Violence –
la Force Comme Forme de Règlement
des Conflits.
L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen – OGDH a été encore confrontée à des crimes crapuleux et haineux commis sur un corps de sécurité par des soldats mutins.
Tous les crimes habituels commis, surtout, ces derniers temps, s’orientaient vers la population. Ce fut le cas, notamment, en 2006, 2007 et mai 2008.
Les morts, les blessés, les pillages et la destruction des biens concernaient seulement les civils.
Et voilà que le 16 Juin 2008, la Police, suite à la grève de certains éléments de l’armée, grève aussi, et se met à tirer et paralyse la ville. Ce fut l’occasion pour les éléments mutinés de l’armée de s’attaquer à la police et se livrer à des actes criminels extravagants et crapuleux d’autant plus condamnables que cela est commis par les personnes chargées de l’application des lois sur les forces de sécurité, donc dans la même famille Sécurité.
Cette grève des Policiers et des Douaniers provoque les 16 et 17 Juin une réaction brutale des grévistes prédateurs de l’armée.
Oubliant tous les crimes qu’ils ont commis contre le peuple, ces groupes de militaires se prennent pour des « redresseurs de torts ». Sans ordre de leurs Chefs, ces soudards se lancent à la chasse des policiers.
L’assaut est mené contre les Commissariats, le siège de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité – CMIS - . Des Policiers désarmés sont tués à bout portant, comme d’autres dans les échanges de tirs. Beaucoup sont blessés. Des militaires et des Civils aussi sont blessés ou tués pendant les attaques ou par balles perdues.
Les domiciles des Policiers sont pillés, les familles chasées, les Policiers eux, sont ligotés, bastonnés et emportés vers des lieux inconnus.
Les commissariats de Police sont saccagés, vidés de leur contenu : ordinateurs, groupes électrogènes, véhicules, petits matériels et des archives sont détruites. A l’OCAD (l’Office Central Anti-drogue) l’argent et la drogue seraient subtilisés.
Les Commissariats, le siège de la CMIS, l’OCAD sont des établissements publics. Il est du devoir de l’armée de les protéger avec leurs équipements, surtout en cas de crise.
En même temps, le brigandage contre la population se généralise : téléphones portables, argent, véhicules, matelas, même les marmites, les appareils radios et électroménagers etc… sont emportés en violation de la mission de l’armée.
Ce fut une répression barbare et un pillage systématique guidé par la haine..
Ces actes se résument en :
§ crimes prémédités, programmés : homicide intentionnel,
§ atteinte grave à l’intégrité physique, torture, disparitions forcées, assassinat de Policiers sans armes, détention illégale et arbitraire, attaque contre la population civile,
§ destruction et appropriation de biens,
§ terreur.
Ce sont là des crimes très graves interdits par :
La Loi Fondamentale : art 5, art 6 et 13
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme art 3 – 17
La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples art 4 – 14
Et autres conventions dont la République de Guinée est partie.
Ces mutins se sont arrogés des prérogatives extraordinaires de suspendre la Police. Ce dont ne s’offusque personne officiellement, car aucune autorité n’a pris une mesure contre l’auteur de cette décision. Aujourd’hui, l’armée par son Chef d’Etat Major Général et le porte parole du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ont regretté ces crimes qualifiés de dérapage et il a été demandé pardon au peuple et aux victimes.
C’est la première fois qu’une autorité chargée de l’application des lois reconnaît les crimes commis et demande pardon ; C’est un progrès louable. Mais, il faut en plus sanctionner selon la loi, les criminels car l’impunité est le terreau du crime.
Ces corps chargés d’appliquer la loi sont soumis à un code de conduite (pour officiers de l’armée) dont l’Etat doit garantir le respect. Car accepté en 1979 (résolution 34/169) sur recommandation du 5ème congrès des Nations-Unies pour la prévention des crimes et le traitement des délinquants. L’expression « responsables de l’application des lois » telle qu’employée dans le code, englobe tous les représentants de la loi qui exercent des pouvoirs de police et en particulier des pouvoirs d’arrestation ou de détention. Pouvoirs exercés par les forces armées ou la sécurité de l’Etat.
Le premier devoir de ces représentants de la loi est le service de la collectivité et la protection de toutes les personnes contre les actes illégaux c'est-à-dire l’assistance fournie aux membres de la collectivité qui, dans des situations d’urgence, d’ordre personnel, économique, social ou autre, ont besoin d’une aide immédiate.
Ce code (Art 2) oblige les responsables de l’application des lois à respecter et à protéger la dignité humaine et défendre et protéger les droits fondamentaux de toute personne. Ils peuvent recourir à la force seulement lorsque cela est strictement nécessaire et dans la mesure exigée par l’accomplissement de leurs fonctions. (Art 3). Ils ne peuvent infliger, susciter ou tolérer un acte de torture ou quelque autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant. (Art 5). Ils doivent s’abstenir de tout acte de corruption. (Art 7).
Dans les principes, l’utilisation arbitraire et abusive de la force et des armes à feu est punie comme un acte délictueux. Il est recommandé même de ne pas obéir aux ordres de l’autorité qui mettent les vies en danger, en violation de ces principes, et le refus de tels ordres ne doit pas constituer une infraction à leur charge.
Les actions des militaires insurgés vont contre le droit international défini dans le code de conduite et dans les principes fondamentaux de l’utilisation de la force et des armes à feu. Elles sont en porte à faux avec les normes de protection des droits de l’Homme dont la République de Guinée est partie.
Il existe donc une base réelle pour juger et sanctionner les personnes présumées coupables impliquées dans ces évènements.
Ces violations dans le comportement ont été accompagnées :
1. d’indiscipline caractérisée,
2. d’abus de pouvoir
3. de manque notoire d’autorité des Chefs :
Eléments significatifs dans la gestion d’une armée surtout qui se dit Républicaine.
En conséquence, la Justice est paralysée compte tenu de la situation des Officiers de Police Judiciaire (O.P.J) et l’insécurité est à son comble dans les Quartiers.
L’OGDH devant cette situation en appelle au Pouvoir Central afin de prendre les mesures utiles pour :
1) assainir l’armée, l’unifier et la perfectionner, surtout être rigoureux dans les critères de recrutement.
2) Rétablir la discipline et l’autorité dans l’armée et la police tout en sachant que l’autorité ne s’acquiert pas par un acte administratif simplement.
3) Traduire devant les juridictions les personnes présumées coupables.
4) Rétablir l’harmonie entre, d’une part, l’armée et le peuple et d’autre part entre cette même armée et la police.
Elle en appelle encore aux autorités de l’armée pour qu’elles prennent très au sérieux la situation très préoccupante actuelle de l’armée.
Ainsi qu’à la sécurité pour qu’elle examine avec esprit citoyen et responsable tous les trafics mafieux dont le pays est la plaque tournante et singulièrement la drogue qui est apparue plusieurs fois comme motif des crimes commis ces jours.
L’OGDH en appelle au peuple pour qu’il prenne au sérieux la nécessité d’assainir le pays, qu’il ne se réjouisse pas de ce qui arrive à la Sécurité en pensant à ses crimes passés, mais s’oppose à toute violation des Droits de l’Homme d’où qu’elle vienne et contre n’importe qui. Qu’il trouve voies et moyens de réconciliation avec les Forces armées et de Sécurité fils du pays.
L’OGDH en appelle aux Partis Politiques, à la Société Civile et à toutes les Forces vives afin d’organiser, un forum populaire national pour faire un examen sérieux de notre situation et fonder une base nouvelle de départ.
L’OGDH en appelle à tous les partenaires du pays et amis de la Guinée, pour prendre au sérieux la situation en République de Guinée qui peut à tout moment conduire à l’incontrôlable.
Pour le Bureau Exécutif de l’OGDH
Le Président
Dr. SOW THIERNO MAADJOU
VOS COMMENTAIRES | |
| K. Amadou BAH | 02/07/2008 12:42:35 |
| Dr T. Sow est une marionette du pouvoir en place qui fait nommer ses enfants aux postes qu'il veulent et fait une declaration bidon pour obtenir des subventions internationales. La sociéte civile, les syndicats, les partis politiques sont constitués des gens qui font de bruit pour obtenir des moyens financiers et une fois ces moyens acquis c'est le silence total sauf pour la partage du butain. Le peuple de guinée reste la victime. | |
| Kamin Souh Mahomy | 30/06/2008 19:16:02 |
| Mr Bah; je croprends tout le mal que vous vous donnez pour satisfaire notre nation et pour lui donner un climat de paix, de confiance. Ce qui est salutaire pour tout bon citoyen. Mais quand même, je me pose la question de savoir, si vous ne vous trompez pas de pays ? Puisque à ce que je sache, la République de Guinée(onakry), se situe bien sur une autre planète que celle des humains, en matière de droit de tout genre. Votre organisation etait où depuis tout ce temps?, et elle laisse libres les mains de ce régime dans ses abus sans réactions aucune, humaines, citoyennes ou républicaines extériosées. Je pense qu'au lieu de lutter pour sauver un individu parmi un peuple noyé dans la misère totale et permenente, il serait intelligent et adéquat de sauver d'abord son peuple. En Guinée-Conakry, la notion de droit n'est même plus dans des souvenirs lointains. Une des preuves parpantes est celle de la manière dont Souaré a été hisse au poste de premier ministre pour engouffrer les élections prochaines dans l'abîme des cieux, après le cas des assassinats du debt 2OO7. Mr arrêtons de nous moquez de notre peuple en lui renvoyant le reflet du miroir d'un temps futuriste d'une autre civilisation très, très, très lointaine. Encore une fois les guinéens vendent à leur peuple une poule aux oeufs d'or. | |