|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Mutinerie et grève des policiers :les dessous d’un massacre
2008-07-01 00:38:30 Lundi 16 juin 2008, les agents de services de polices guinéennes ( routière, sécurité, protection civile...) ont déclenché spontanément un mouvement de grève à Conakry, en suivant l’exemple des militaires : des tirs à l'arme automatique, routes barricadées et prises d’otages des supérieurs etc. Les militaires avaient bien réussi à se faire entendre par ce genre d’actions. Ce fut alors un grand malheur qui s’abat sur les policiers. Les hommes de Pivi entrent en action le 17 juin et la Guinée vit sa première petite guerre interne entre l’armée et la police : il y eut plusieurs victimes, dont officiellement 3 policiers inhumés ce 27 juin. Les militaires eux, restent discrets sur leurs victimes. Contrairement aux abus contre les civils lors de la mutinerie militaire, les Guinéens s’attendent, cette fois-ci, à des sanctions contre ces bandes militaires. Contre toute attente, la bande de Pivi, des camarades de Ousmane Conté, est confortée dans ses actions avec le soutien direct du chef de l’Etat, le Gn. Lansana Conté ! Nous nous sommes donc intéressés à l’affaire et avons mené des enquêtes au sein de l’armée, de la garde présidentielle et de la police pour comprendre ce qui se passe réellement. Les résultats de nos enquêtes sont alarmants. Mais pour l’intérêt de la nation guinéenne, nous ne pouvons garder ces informations à notre niveau. La Guinée n’est pas un royaume et ne sera pas le Togo ! Comme on l’avait écrit dans un article précédent ( Un commando en opération à Conakry ? ), le mouvement des militaires a été préparé par des éléments proches du clan kouyaté. Mais le président Conté qui a été informé bien avant le déclenchement a refusé qu’on intervienne pour éviter ce soulèvement militaire. Le président avait son propre plan : affaiblir les officiers supérieurs qui n’ont pas répondu favorablement à sa demande de se faire succéder par son fils Ousmane Conté. Ces officiers avaient répondu lui avoir juré fidélité à lui mais pas à son fils. Et comme il a sa troupe organisée en garde présidentielle, seuls les hommes de troupe au sein de l’armée poseraient problème le moment venu. Alors, on infiltre les mutins et conduit à la rupture entre les soldats et leurs supérieurs. Puis, on récupère les meneurs. C’est pourquoi le président reçoit et traite personnellement avec les chefs mutins, au mépris des règles militaires. L’armée est une structure hiérarchisée et la discipline est sa devise. Conté le sait. Mais pour réussir son plan, qui est une injure aux intellectuels soussous, malinkés, peuhls, forestiers etc., il sacrifie cette dernière institution qui restait à la Guinée ! Pendant ce temps, ces dits intellectuels s’entre déchirent pour le contrôle futur d’un pouvoir qui est déjà en voie de tomber entre les mains du plus grand délinquant de la Nation : Ousmane Conté ! Comment quelqu’un qui dit aimer son pays peut-il vouloir remettre ce dernier, qu’il a mis à genoux par son incompétence, à un tel criminel, fut-il son fils ? Ousmane est un bandit. Conté le sait ! Mais il veut à tout prix lui remettre le pouvoir en Guinée ! C’est pourquoi la bande de Pivi (camarades et amis de Ousmane Conté) peut commettre toute sorte de crime contre les civils et autres institutions du pays aujourd’hui. Elle ne risque rien. D’ailleurs, Pivi a reçu une voiture 4x4 de couleur bleue et 500 millions de FG pour lui et ses camarades, du président Conté, en plus de la satisfaction de leurs revendications. Le marché semble conclu entre eux. De source sure, un des buts de l’opération contre les policiers était de récupérer les 21 tonnes de cocaïne que la police avait saisies des hommes de Ousmane Conté. Le groupe de Pivi, camarades de Ousmane Conté, voulait récupérer la drogue qui se trouve entre les mains de la police. Ils vont attaquer la base de police et tout piller, sans succès. La police, plus instruite, avait pris ses précautions pour transférer la prise à un lieu sûr. Sachant que la garde présidentielle dirigée par Ousmane pouvait profiter de la période de troubles pour y faire irruption de façon inattendue. Mais il y aura des morts et des blessés. Ces crimes ne doivent pas rester impunis ! Il est temps que les intellectuels guinéens haussent le ton et se donnent les mains pour éviter le pire à notre pays.
Enquête et commentaire de Lamine Soumah
9 commentaire(s) || Écrire un commentaire
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||