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Bingo ; en plein dans le mille: Comment « changer » la Guinée


  2013-12-24 19:45:45

Comme plusieurs compatriotes avant moi, je  tire mon chapeau à Monsieur  Alpha Amadou  Bano Barry pour l’analyse objective, scientifique qu’il a faite du Mal guinéen  dans son article intitulé : 

« Comment «  changer » la Guinée ».

 Je me réjouis d’autant plus que cette analyse émane d’un authentique universitaire guinéen qui vit les réalités du pays au quotidien. Inutile de dire ici que  je soutiens  entièrement   sa proposition de dialogue inclusif. En effet comme l’avait si bien dit  en 1992 le président fondateur de l’Union des forces Démocratiques (U.F.D.) Pr Alfa I. Sow( paix à son âme)

« S’il y a un pays où la conférence nationale souveraine s’impose après tant d’années de pouvoir autoritaire, d’anomalies meurtrières et de manquements graves à la dignité de la personne humaine et au droit des gens, c’est certainement la Guinée. »

   Depuis la disparition en janvier 2005 de notre regretté frère le Pr alfa Ibrahima Sow,( paix à son âme) ,je n’ai entendu, vu ou lu aucune analyse aussi fouillée aussi pertinente sur  les causes et les conséquences de la situation de confusion qui sévit dans notre pays depuis plusieurs décennies.

J’adhère entièrement au diagnostic de Monsieur Barry qui dit : «  La Guinée est malade et depuis très longtemps. Elle est atteinte d’un « cancer généralisé » qui gangrène, ronge et détruit tantôt lentement tantôt de façon accélérée ses fondements vitaux. »

J’adhère encore plus  à son schéma de traitement qui affirme :

« Ce changement que tous les Guinéens appellent de tout leur être doit aussi, pour réussir, être participatif. Le changement participatif implique que les citoyens adhèrent et deviennent acteurs du changement au même titre que les leaders politiques et d’opinions. Ce caractère participatif ne peut s’obtenir, qu’à l’intérieur d’un climat de confiance et de discussions franches et constructives. Au sortir de ce dialogue inclusif, participatif, véridique et dépassionné, la Guinée pourra réformer. »

A la manière d’un bon médecin, Monsieur Barry face à ce grand malade  procède par une démarche scientifique en   décrivant avec une extraordinaire précision les causes, les  manifestations de la pathologie de la société guinéenne. Il finit par aboutir à un diagnostic implacable et il  propose  un traitement qui me semble incontournable.

Il m’est  particulièrement agréable  de souligner que Monsieur Barry après une analyse plus que rigoureuse  de la situation socio-politique désastreuse de la Guinée aboutit à une conclusion irréfutable, à savoir l’absolue nécessité d’une CONCERTATION  NATIONALE.

Je fais mienne l’idée d’une concertation nationale pour mettre des mots sur  les maux de notre pays. Nous devons relancer sur l’éthique et la philosophie politique pour prétendre dé-ethniciser la vie publique  dans notre pays.

  Nous ne nous en sortirons pas en faisant la politique de l’autruche.  Je soutiens de toutes mes forces l’impérieuse obligation d’un Dialogue National : Vérité-Justice-Réconciliation.

«  Il y a urgence à se parler, à discuter et à négocier en utilisant le vocabulaire qu’on voudra dans la formule voulue (Etat Généraux de la nation, Conférence nationale, Assise nationale, etc.). S’il y a des mots qui dérangent, utilisons ceux qui ne fâchent pas.

Cependant les Guinéennes et les Guinéens doivent savoir que la Guinée ne peut faire l’économie d’une concertation nationale pour poser les problèmes, tous les problèmes et proposer des pistes d’un nouveau pacte républicain. » 

Dans un appel que j’ai eu à lancer au président de la République, je disais :

Aucune ethnie seule, aucune  région seule, aucune  coalition d’intérêts partisans, ne pourra sortir aujourd’hui  notre pays de l’ornière.

 Il nous faut un grand sursaut national pour faire un  dialogue ouvert et tolérant n’excluant personne, afin que nous puissions amorcer un réel redressement national.

"Seule  une concertation nationale nous donnera  l’occasion de nous débarrasser d'un passé de haines et d'humiliations, pour remettre notre pays sur la voie du changement, de l'unité véritable et du travail. L’enjeu de ce débat dépasse le destin d’un homme et d’un régime pour concerner le présent et l’avenir de tout un pays et ses habitants. " Pr Alfa. I. Sow

 Je profite pour lancer un Appel à la classe politique de notre pays, à tous les  leaders d’opinion et aux intellectuels à méditer sérieusement sur cette analyse objective de Monsieur Barry.

 En effet, elle  met l’accent sur la nécessité et l’urgence d’une concertation nationale pour une vraie refondation de l’Etat guinéen , condition préalable et indispensable pour que nos populations  retrouvent la sécurité, la paix sociale et l’amorce d’un développent socio-économique.

 Il est plus que temps que nous sortions des débats stériles pour nous atteler à l’immense tâche de construction de notre pays qui passe par l’unité et la concorde nationales.

Vive la Paix

Vive la Guinée.

Dr. B. Diakité


 

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VOS COMMENTAIRES

Ke Jallow27/12/2013 11:43:35
Mr Bano vient de renaitre sous cette forme. Pendant le reigne de Dadis, il etait pire que Makanera pour Alpha aujourd'hui au point que l'on peut se demander si c'est vraiment le meme. Il vient de renaitre mais remettez lui un poste tout de suite et il revirera encore, egal a lui meme en chaire et en os. Peut est-il juste nostalgique, asoiffe du pouvoir et rancuneux. Bano doit savoir demander pardon aux Guineens avant de parler de leur destin, s'il vous plait. Qu'il nous dise s'il a au moins regrette les faits pendant l'epoque Dadis encore recente! A bas les opportunistes, faineants, trompeurs!
Alpha Amadou Bano BARRY29/12/2013 23:46:24
Monsieur Ke Jallow;
je ne sais si c'est votre nom ou simplement un pseudo pour le net. Si tel était le cas, il faut d'abord avoir le courage de décliner votre identité avant de parler.
Je crois que vous vous trompez de combat et de personne. Me comparer à quelqu'un est une insulte pour ma personne.
Il ne m'a pas été donné d'avoir eu un poste de responsabilité sous Dadis. Il m'a trouvé à un poste (VR à la recherche) et est parti au Burkina avec le même poste. Il ne m'a jamais été donné de chercher un poste avec qui que ce soit. J'ai eu deux postes administratifs (Vice Doyen aux Etudes et Vice-Recteur à la recherche) sans avoir jamais ni ouvert la bouche ni rencontrer un ministre dans son salon ou dans son bureau. Je n'étais pas aussi ni membre du PUP, ni COSALAC ou MOSALAC.
Monsieur Ke Jallow de quoi puis-je être nostalgique, de quel pouvoir puis-je être assoiffé? En fait, vous ne savez même pas de quoi vous parlez. Ce que j'ai fait sous Dadis a été dire mon point de vue sur des questions posées par des journalistes. Je ne suis ni militant, ni milicien ni militaire. Je suis un simple citoyen, enseignant et chercheur.
Je n'ai rien a regretter du règne de Dadis. je n'en suis pas comptable, ni de près ni de loin. S'il y a quelqu'un qui doit demander pardon au peuple de Guinée, c'est bien un énergumène de ton espèce qui ose salir le nom d'un honnête citoyen par complexe et peut-être rancune personnelle. Ce qui te dérange c'est le concert d'éloges de mon article. Tu cherches, comme le font les médiocres guinéens, la petite bête pour détourner le débat d'idées sur ma personne en y trouvant la "faille": c'est un collaborateur de Dadis.
Monsieur K Jalloh, je pense que la première des choses à faire est de savoir de quoi vous parlez. Sortir la haine de votre cœur, arrêtez de mentir sur les autres et, si vous pouvez, écrire correctement français (sauf si vous les faites pour cacher votre identité réelle à travers une écriture qui ne dévoile pas votre personnalité).
Vous avez dit "A bas les opportunistes, les fainéants, trompeurs". Vous devriez ajouter, A bas moi-même. Car vous êtes exactement cette personne.
Alpha Amadou Bano BARRY
Sadio Barry30/12/2013 12:05:00
On a tous critiqué le Pr Bano Barry pour le soutien qu'il a voulu apporter un moment au CNDD. Mais si Dadis avait écouté cet homme, il n'allait certainement pas finir dans ce sort d'exilé et Alifa Condé n'allait jamais être président en Guinée.