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| 2014-01-03 15:35:20 |
Après son investiture, Alpha Condé a nommé son médecin personnel par décret présidentiel et limogé des petites secrétaires de bureaux et des plantons de service par décret.
Alpha Condé ne sait pas, il ne veut pas et ne peut plus apprendre. N’a-t-il pas déclaré en 2011 à JA : « Qui oserait me donner des leçons …. Moi ? » ?
Il fermait ainsi la porte à tous ceux qui pouvaient lui apprendre quelque chose et l’assister dans la gestion étatique dont il n’a aucune expérience.
Ceux qui n’ont pas peur de l’humiliation sont désormais des personnes qui se feront embarquer dans un gouvernement d’Alpha Condé. Tenez ! Le chef de l’Etat qui prévoit l’installation du nouveau Parlement le 13 janvier prochain vient de demander au gouvernement de démissionner avant cette date. Pourtant, le Premier ministre Saïd Fofana a été nommé après et au même moment que d’autres membres du gouvernement.
Réaction du juriste Mohamed Camara : « Ce scénario de régime parlementaire n'est pas juridiquement applicable à notre système présidentialiste » renvoyant à l'article 53 de la constitution. Cet article stipule que c'est le président de la République qui nomme les ministres et qui met fin à leur fonction (Lire).
Non seulement Alpha Condé semble ignorer que nous ne sommes pas dans un régime parlementaire, mais il cherche simplement à ne pas porter la responsabilité de limoger le PM originaire de la Basse Côte qui a déjà ses partisans à lui.
Ce nouveau coup d’Alpha Condé nous ramène à sa dernière déclaration devant la communauté Baga à Conakry, prévenant que désormais et pour le nouveau gouvernement, il ne tiendra pas compte de l’origine des gens qu’il va nommer, mais de la ‘seule compétence’ (Lire).
Cette déclaration d’Alpha Condé cacherait-elle quelque chose ? On est désormais en droit de se poser cette question vu tout ce qui se trame en ce moment en Guinée. En effet, la Coordination Mandingue mécontente du choix d’un Forestier pour la Présidence de l’Assemblée Nationale au lieu d’un des leurs, sous l’influence des ressortissants de Kankan, aurait rencontré Alpha Condé pour le mettre en garde. Du coup, un scénario serait en préparation pour jouer à Kory Koundiano ce que Sory Doumbouya a vécu face à Elhadj Biro :
On présente un malinké (le nom d’Ousmane Kaba circule) qui aurait plus de voix que le Forestier au premier tour du vote, faisant éliminer ce dernier pour la finale au profit du candidat de la Haute Guinée. Ce dernier serait ainsi élu face au candidat de l’opposition au second tour grâce à la majorité des voix détenue par la mouvance présidentielle.
Ce n’est pas la seule surprise que le régime Angbansanné réserve aux Guinéens selon un message confidentiel et anonyme que nous avons reçu très tôt ce matin : un technocrate de Paris de nom de Kaba, serait "fortement pressenti pour la Primature".
Ces éventualités nous paraissent invraisemblables, mais connaissant la nature de ceux qui détiennent actuellement le pouvoir en Guinée, les exemples d’un ministre Mansour Kaba et d’Abdoulaye Keita (Coordinateur Général de l'EDG), ces informations méritent d’être portées à la connaissance du public.
GUINEEPRESSE.INFO
VOS COMMENTAIRES | |
| ibrahima-kankalabé | 03/01/2014 17:40:46 |
| Ce scenario est très plausible sachant qu'en cas de vacance du pouvoir,c'est le président de l'AN qui assure l'intérim et vu l'état de santé d'Alpha Condé,les angbansanlés peuvent bien exiger un des leurs à la tête de l'AN. | |
| Djikoro Kaba | 04/01/2014 00:29:26 |
| Avec ''si'' on peut mettre Paris dans une bouteille et un poste ministériel n'est jamais héréditaire, qu'on aime ou pas l'auteur du débauchage. | |