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2014-01-04 02:45:59
Si l'opération SANGARIS menée par des troupes de l'armée française a permis de stabiliser la situation en créant des zones sécurisées et en désarmant des ex-Séléka musulmans et des milices chrétiennes, il reste encore fort a faire pour ramener la sécurité puis la paix dans ce pays en proie maintenant aux combats confessionnels.
Guineelibre vous a tenu au courant de ce qui se passait dans ce pays d'Afrique Centrale:
Chronologie
"Porté au pouvoir par un coup d'état le 15 Mars 2003, le Général Bozizé ex- fidèle soutien de Patassé, ancien bon élève de l'Empereur Jean-Bedel Bokassa qui fera de lui un Général de Brigade, actuel président démocratiquement élu de Centrafrique (né au Gabon) ne pavoise plus.
Il appelle désespérément François Hollande au secours, après avoir échoué à lui forcer la main par des "manifestations spontanées" de ses comités de soutien contre les ambassades Américaine et Française, il y a deux jours.
Les Guinéens connaissent bien cette combine de nos petits dictateurs.
Cet homme qui promettait de se représenter pour un troisième mandat découvre tout d'un coup les vertus de la démocratie. Il promet tout, tout ce qu'il avait refusé lorsqu'il se savait en position de force. Maintenant que ça chauffe sous son fauteuil..." 30-12-12 source
La situation de Bozizé se dégrade:
"Ce Samedi 23 Mars 2012, c'est encore un autre dictateur africain qui s'en va par la petite porte. Le Général Bozizé, venu au pouvoir par un coup d'Etat le 15 Mars 2003, avait vite fait de se faire "démocratiquement" élire le 15 Février 2005, et réélire depuis. Il laisse comme réalisations remarquables des tueries, ethnicisation du pouvoir au profil de ses parents, beaucoup de mensonge et une corruption à grande échelle. Classique en Afrique, et les guinéens en savent quelque chose, depuis la venue au pouvoir de "l'aboyeur de Conakry", Alpha Condé et son régime militaro-civil.
Le Général François Bozizé Yagouvonda repart par un autre coup de force. Ce qui donne raison à l'adage: qui règne par l'épée périra par l'épée. C'est vrai que personne ne peut accuser nos dictateurs d'avoir de la culture. Surtout ceux aux titres ronflants de Général, Professeur, docteur, etc.
Homme fort du régime d'Ange-Félix Patassé qui a remplacé le Général Kolingba, un autre des fléaux de l'Afrique, Bozizé sert "loyalement" Patassé, déjoue plusieurs coups contre lui . Ce qui lui donne in petto l'idée de renverser son ami éternel. Mais celui-ci, soutenu par Kadhafi, contraint le Général Bozizé à l'exil. Il ne réussira qu'en 2003. Patassé appelle la France au secours. Cette dernière déclinera poliment, comme elle le fait aujourd'hui avec Bozizé et probablement avec tous nos dictateurs en difficulté.
On connait la suite, l'homme prend la grosse tête, musèle l'opposition, massacre les participants aux mouvements de protestation, surtout les jeunes et les étudiants et fait part de sa volonté de mettre son fils, nommé Ministre de la défense comme héritier d'une dynastie dont il serait le premier.
Mais la France ne soutient plus aveuglément nos dictateurs, et ils se réveillent toujours trop tard."
Source Guineelibre
Les SELEKA menés par Michel Djotodja renversent Bozizé, mais font pire que lui: exactions, rapines, attaques contre les chrétiens à partir du moment où ils sont lâchés par Djotodia lui-même. Il faut dire que si quelques centrafricains en font partie, la majorité est constituée de mercenaires venus de pays limitrophes. Les Guinéens connaissent cette situation avec Alpha condé, tous les dictateurs utilisant peu ou prou les mêmes ficelles.
Aux Séléka s'opposent des brigades d'autodéfense chrétiennes et le conflit vire lentement mais surement vers une guerre de religion barbare malgré les efforts des autorités religieuses des deux bords. Les soldats africains de la Minusca, sensés être aidés par la France se combattent entre eux en fonction de leur appartenance religieuse, compliquant une situation déjà catastrophique.
D'où l'exode massif des populations étrangères musulmanes de ce pays. D'abord les tchadiens pris à partie par les brigades chrétiennes et maintenant tous les ouest-africains:
"Un sac dans une main, la démarche lente, le regard tourné vers le ciel, Mamadou Diallo descend de l'avion en provenance de Bangui, l'air absent. Sans ne rien dire, il tend la main au président Macky Sall venu accueillir les 259 Sénégalais rapatriés mercredi de la République centrafricaine (RCA).
Fortement ému, M. Diallo verse de chaudes larmes. Ce jeune Sénégalais a vécu une situation difficile en RCA, un pays déchiré depuis plusieurs semaines par une guerre interconfessionnelle, entre les chrétiens et les musulmans.
Bousculé par des journalistes assoiffés de témoignages sur la situation de guerre dans ce pays d'Afrique centrale, il peine à prononcer des mots. Il finit par lâcher, au bout de quelques efforts, la phrase suivante : "Nous remercions Dieu de nous avoir permis de fouler le sol sénégalais." Il pleure encore.
A ses côtés se trouve Ousmane Diallo, un commerçant, qui revient sur l'horreur qu'il a vécue à Bangui, la capitale de la RCA. "Il n'y avait que des tirs. Nous nous sommes réfugiés au consulat. Depuis plus d'un mois, nous n'avons pas travaillé. C'était très difficile."
Mamadou Sène exerçait aussi le métier de commerçant en RCA. "J'avais une boutique. J'étais dans l'alimentation générale. Maintenant, je n'ai rien. Ma boutique a été complètement pillée", raconte-t-il, plein de désespoir.
Youma Ndiath, accompagnée de ses enfants, rend grâce à Dieu et remercie les autorités. "Nous sommes bien arrivés. Nous sommes en vie ! Nous rendons grâce à Dieu et remercions les autorités. Nous avons vécu des conditions difficiles à Bangui", commente-t-elle.
Les Sénégalais ont frôlé la mort, jusqu'au moment de leur départ de l'aéroport de Bangui, selon Mme Ndiath, qui vivait en RCA depuis 2001. Elle espère que les autorités sénégalaises feront de leur mieux pour rapatrier les Sénégalais restés en RCA, parmi lesquels se trouve son époux.
"Merci M. le président Macky Sall. Vous nous avez sauvé la vie. Nous sommes des miraculés", scande un jeune homme, en descendant de l'avion. Une casquette bien vissée sur la tête, Mamadou Lamine Cissé se soucie du sort de ses compatriotes restés en RCA. "Les anti-balaka (une milice majoritairement chrétienne) nous menaçaient, jusqu'à notre arrivée à l'aéroport. Nous demandons le rapatriement des autres Sénégalais", affirme-t-il" Source: agence de Presse sénégalaise.
Et les Guinéens?
Justement, ce sont les grands oubliés, a mettre impérativement entre crochets, du régime Angbansanlé d'Alpha et malheureusement aussi, de nos Opposants.
Si Mamadou Sène, Mamadou Diallo du Sénégal ont frôlé la mort, que dire de Moussa Kourouma ou Mamadou Diallo guinéens? Parce que Macky Sall tient à l'image du Sénégal. Alpha Condé, l'homme qui a fait de la torture et de l'assassinat des Peulhs son job présidentiel ne se pressera pas d'aller les retirer de l'enfer. Quelque Peulhs en moins... Que ne ferait-il pas pour étendre son Mandén Djallon?
Notre Opposition, toute occupée à des combats de chiffonniers pour s'adjuger des lambeaux d'un pays dépecé en siégeant à l'Assemblée couleur RPG, n'a encore rien vu, rien entendu. Une habitude. Vous ne serez donc pas surpris. Les réactions rapides, en Guinée, c'est pour réprimer, tirer à balles réelles ou embastiller les citoyens. Ensuite, on prend son temps.
Pour les Peulhs, cela devient très simple à comprendre:
- Soit ils restent au pays, les forces militaires fanatisées d'Alpha les tuent plus vite que les maladies et la misère, en toute légalité.
- Soit Alpha les pousse à l'émigration, politique initiée sous Sékou Touré et poursuivie par le RPG. En cas de pépin, aucun secours du pays, les demandes de réfugiées sont systématiquement rejetées au motif que la Guinée est un pays de démocratie ayant à sa tête un Professeur de Droit dont le modèle est Nelson Mandela. Blanc-seing livré, signé au gouvernement d'Alpha par l'Opposition menée par CDD.
Que peut faire un pauvre Mamadou auquel quelque fonctionnaire aux frontières des pays riches oppose de tels arguments, abandonné par nos vaillantes ambassades?
Conséquences: charters, parfois militaires comme le cas en Belgique, qui débarquent des individus hagards que personne n'attend sur les pistes de l'aéroport Gbessia, nuitamment le plus souvent. Aucune autorité ne serait au courant de leur arrivée. C'est ce que Mme Rouguy Kaba, ministre RPG, déclarait au micro de Hafia News.
Et pendant ce temps, nos "intellectuels" dont les forts hurlements de protestation ne s'entendaient pas à 10 centimètres de leurs lèvres quand alpha tuait nos enfants, se réveillent:
-Alerte, Cellou pourrait rafler le "perchoir" de l'Assemblée Nationale!
-Alerte, il ya des morts à Kankan! (ils sont les derniers à le savoir ), un hommage s'impose...à ceux qui sont incapables de nous montrer leurs "hommages" pour leur propre ethnie. Chassez le naturel, il revient au galop.
Comme Cellou et ses "vœux" adressés aux assassins sous prétexte qu'il les a adressé sans distinction à tous les partis même à ceux qui, comme le RPG ont tué, tuent et continuent de torturer des peulhs dans leurs prisons. Ils ne réussissent qu'à se faire mépriser un peu plus par les Angbansanlés. Ecoutez-les à la radio.
-Alerte, Alpha tue "une certaine ethnie", l'expression ordurière datant du PDG et remise en forme par le RPG...et qu'utilisent des faux intellectuels qui ne réfléchissent pas aux mots qu'ils emploient.
Voilà la Guinée d'aujourd'hui.
Il parait, nous ne voulons pas être affirmatifs, qu'il existe un ministère chargé (de quoi?) des Guinéens de l'Etranger. Quelle langue doivent-ils parler pour être considérés comme Guinéens et non des "Somaliens"? Vous devinez certainement.
Thierno A. DIALLO
www.guineelibre.com
VOS COMMENTAIRES | |
| BORIA | 04/01/2014 05:17:53 |
| Info : selon le site guineenews 39 guineens sont arrives hier a Dakar grace au President Macky SAL. | |