2014-01-09 01:54:39
L’opposition face à la mise en place de la nouvelle Assemblée Nationale.
Enfin, l’opposition Guinéenne n’arrive pas également à trouver un candidat unique pour la présidence de l’assemblée nationale avec la candidature de Jean-Marie DORE et celui de Cellou Dalein DIALLO ou son choix de l’UFDG. Une autre situation qui risque de conduire l’opposition vers un échec si l’unanimité ne s’accorde pas autour d’un seul candidat. Là également Monsieur Cellou Dalein DIALLO a le choix à faire entre le présent et l’avenir. Ce qui est sûr, c’est que le PM de la transition qui prenait déjà distance de l’opposition n’y est revenu à nouveau que parce qu’Alpha Condé n’a pas voulu le proposer pour la Présidence de l’Assemblée. C’est l’homme politique le plus volatil et moins fiable du pays.
La Guinée se trouve dans une crise postélectorale où toutes les visions et voies normales ont été obstruées par un Alpha CONDE qui est en train de prendre la mesure profonde de son échec. Le retard de la convocation de la nouvelle Assemblée en dit long. Pendant ce temps, le C.N.T continue son petit bonhomme de chemin en se régalant avec les ressources du pays comme s’il n’y a pas eu d’élections parlementaires.
Pour beaucoup, le C.N.T qui se croyait toujours, comme à l’accoutumée, dans un sillage de continuité légitime ou illégitime allait encore profiter des querelles entre les politiciens pour continuer à vivre sur le dos de la Nation qu’il a trahie. Et oui, il faut rappeler que cette autre institution de transition n’a pas joué convenablement sont rôle pour défendre le peuple et les ressources du pays.
Le C.N.T qui est là depuis trois ans, a toujours su profiter de l’esprit de gain des politiciens et des contestations de rue contre le pouvoir, pour adopter des lois qui semblaient lui rendre inattaquable jusqu’à la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale. A preuve, Les accords du 03 Juillet sont un témoignage éloquent de ce fait. Car, les négociations ont beaucoup plus tourné vers la C.E.N.I alors qu’il était la principale institution de la transition. Dans ces accords, rien ne traitait du C.N.T en termes de passation de témoins à la future Assemblée. Cela était déjà préparé par Alpha le manipulateur d’institutions et ses vautours. Les conséquences, nous avons commencé à les vivres aujourd’hui. Un exemple illustratif de cela est l’examen du projet de loi des finances en lieu et place de la nouvelle Assemblée élue. Oui, parce que des dispositions constitutionnelles votées par lui-même, lui en permettent.
Un autre problème et source de blocage politique se profile donc à l'horizon par la faute d’Alpha Condé et de ses complices du CNT, car, il est certain que la prochaine session de la nouvelle Assemblée Nationale aura à son ordre du jour un réexamen de ce projet de loi de finances, si les nouveaux députés (toutes tendances confondues) n’y vont pas avec un esprit de collaborateurs contre les intérêts de la Nation.
- Revenons sur la crise postélectorale au sein du principal parti de l’opposition l’U.F.D.G dont La liste nationale a produit des effets inquiétants sur son avenir :
En dépit des problèmes ci-dessus, il faut mettre en exergue la crise postélectorale interne à l’U.F.D.G. En effet, dès la publication de la liste nationale des candidats à cette élection législative, des frustrations importantes ont fait légion. Tout portait à croire que la liste de ce grand parti n’a aucunement été le résultat d’une instance délibérante nationale. Cela était perceptible et a été une grave dérive pour cette formation politique dont la puissance dépasse les frontières de notre pays.
A ce niveau également, l’on apprend que le Président du parti Monsieur Cellou Dalein DIALLO en a une grande part de responsabilité. Comment pourrait-on croire, que celui qui prononce les discours les plus virulents contre l’anti-démocratie n’arrive pas à respecter à l’interne les règles minimales de cette démocratie ?
Il est certain que pour une telle grande formation politique le choix des candidats, quelques soient les circonstances, devrait passer par voie élective ou sur consultation en instance nationale du parti.
Ainsi, certains leaders de partis politiques rattachés directement à la personne de Monsieur Cellou Dalein DIALLO, comme Monsieur Aboubacar SYLLA de l’U.F.C et Monsieur Mouctar DIALLO des N.F.D, seraient mis en position élective avantageuse au détriment de ceux qui ont fait les frais de leurs choix politiques en perdant leurs postes et leurs biens dans ce combat politique qu’ils ont mené avec détermination et sans équivoque au sein de l’U.F.D.G.
Il est également important d’ajouter à cela le cas de l’U.N.R de Boubacar BARRY qui a sollicité des consignes de votes de l’opposition républicaine en faveur de son parti à Mamou d’où il est originaire. A son seul refus de fusionner avec l’U.F.D.G, Monsieur BIG UP aura également son camouflet avec Dalein qui sera sans état d’âme avec lui.
Après avoir perdu le parti P.N.R dont il est le président fondateur en refusant d’être de la mouvance pour aller dans l’opposition républicaine au sein de laquelle Dalein et l’U.F.D.G ne lui ont fait aucun cadeau, pour beaucoup d’observateurs cet ingénieur architecte, brillant communicateur politique dont l’histoire politique de la famille est connue en Guinée, aura aussi son mot à dire en 2015.
Ce qui reste évident, la Guinée notre pays, est tenue par deux commandes qui ne pourront pas rassembler les Guinéens ni introduire la démocratie dans notre pays:
- Un Alpha CONDE néophyte en matière de gestion administrative de la Nation, imbibée de la tête aux pieds par le sang, ne connait que la ruse, les rumeurs et la manipulation qui lui prennent du temps et l’empêchent d’être dans le cadre d’une gouvernance à base d’approche projet-résultats ;
- Un Cellou Dalein DIALLO brillant technocrate dont la carrière par le passé n’a jamais connu d’implication réelle dans la vie politique sinon que gérer les dossiers avec sérieux et résultat, ne pourrait en aucune façon aboutir au perchoir qu’en s’inscrivant dans un préalable d’éducation politique de ses militants pour les débarrasser de la culture des mouvements de rue vers le rassemblement sur une trajectoire à parcours normal dans le temps. Il semble être plus pressé et peu compétent en politique et le temps ne militerait pas en sa faveur pour s’engager dans une telle option.
Cellou Dalein et Alpha Condé appliquent curieusement les mêmes pratiques : « Tu fais ce que je veux ou je te détruis ! ». Drôle de démocratie en Guinée ! Les Guinéens doivent prendre la mesure de cette situation pour regarder ensemble l’avenir afin de rétablir l’équilibre de la Nation qui bat en ce moment de l’aile à cause de ces dérives regrettables qui plongent la Nation dans un déficit majeur de leadership et de perspectives d’avenir.
Le développement économique pour les Guinéens et surtout pour les nouvelles générations ne devant plus être un horizon lointain, ces deux hommes sont attendus en 2015. Les Guinéens méritent un choix alternatif dans l’intérêt de la démocratie et de l’avenir de notre pays, de notre Nation.
- Du cas de la mauvaise gestion de l’exil de certains ténors de l’UFDG par Cellou Dalein et son clan:
Les problèmes internes au sein de l’U.F.D.G se multiplient et les solutions ne sonnent pas encore à l’horloge.
L’exil de deux grands ténors, BAH Oury et DIALLO Amadou Oury dit SADAKADJI, risque de provoquer un éveil de consciences autour de deux personnes qui ne sont pas des moindres dans l’évolution fulgurante de l’U.F.D.G en 2010.
Est-ce que le bagout ou tout simplement le charisme qui caractérise ces hommes n’ébranlent pas le président de l’U.F.D.G en raison du fait que sa stratégie est émaillée de leur exclusion voilée ? La preuve c’est qu’aucune manifestation de protestation de rue contre leur exil forcé n’a été envisagée dans cette panoplie d’évènements qui ont secoué récemment la vie politique nationale. Et, dans aucun dialogue politique, Monsieur Cellou Dalein DIALLO n’a cherché à obtenir la solution à leur problème que tout le monde connait être politique. Aussi, rien n’a été fait tant au niveau des institutions internationales que de l’international libéral qui peuvent quelque chose dans ce genre de situation. Cependant, Monsieur Cellou Dalein DIALLO qui dispose d’une grande audience au niveau de ces deux organes aurait pu les engager dans cette voie. Mieux, aucune démarche n’a été entreprise au niveau des pays voisins pour faire infléchir le gouvernement Alpha CONDE afin que ces deux grands pivots de l’U.F.D.G regagnent le pays.
Cette situation qui affecte réellement la conscience collective perdure au sein de l’U.F.D.G. Cela pourrait compromettre à l’avenir le leadership de Dalein devant les militants et sympathisants qui digèrent mal en ce moment, le coup pris par la mauvaise gestion des alliances et stratégies électorales et qui les exposent à beaucoup de risques pour 2015.
Même si BAH Oury et DIALLO Sadakadji ne sont pas des oiseaux de même augure et ne volent pas ensemble, il est important de faire état « du dos tourné » vis-à-vis d’eux au moment où les faiblesses affichées récemment par Dalein dans sa stratégie électorale travaillent les consciences à la sourdine. Il s’agit de savoir si un Sidya TOURE fera du cadeau à l’U.F.D.G au premier tour de l’élection présidentielle 2015. Ce à quoi il ne faut pas s’attendre.
Les deux hommes sont connus :
- Le premier, BAH Oury, est un guerrier avec un mouvement ethniciste connu et avéré. Il a déjà tourné sa bosse en cédant le parti d’abord à BAH Mamadou suite à ses querelles avec FEU Siradio DIALLO. Et, après à Cellou Dalein ancien premier ministre de Lansana CONTE auquel il était opposé. Avec le parcours de Cellou dans la gouvernance du pays par Lansana CONTE est ce que ce dernier était un candidat désigné pour la victoire de l’U.F.D.G ? Pour beaucoup, BAH Oury avait déjà conclu que la réponse était non et qu’il fallait revoir autrement la situation de tout candidat à l’élection Présidentielle 2015. C’est là semble-t-il que les dissensions postélectorales de 2010 ont commencée entre Dalein et lui.
Toutefois, il faut reconnaitre que BAH Oury est un des pionniers bâtisseurs de la démocratie Guinéenne. Il a un parcours ponctué d’audaces et de détermination dans la lutte contre le mode de gouvernance de Lansana Conté qu’il a partagé longtemps avec Alpha CONDE. Il est le créateur de « l’axe de la mort » allant de ENCO 5 à Hamdalaye sur la route du prince.
La lutte à caractère communautariste sera la cause de sa séparation avec Alpha CONDE qui en faisait autant. Même si tous les deux étaient des pionniers valeureux dans le combat pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, il faut reconnaitre que ces valeurs seront altérées par les mouvements ethno-stratégiques qui ont caractérisé leurs vies politiques en 2010.
Cette situation s’est aggravée avec le mode de gouvernance d’Alpha CONDE dès son avènement à la commande du pays. Alpha, au lieu de classer le communautarisme dans le passé et se comporter en Président de tous les Guinéens, a beaucoup plus opté pour le tribalisme, l’exclusion, le refus de dialogue et la confiscation des libertés publiques.
Certainement qu’avec l’exil et la nuit des temps, BAH Oury se rattrapera pour se débarrasser du dogme des replis identitaires face à la faillite à laquelle se trouve exposé le parti dont il est le père fondateur.
- Le second, DIALLO Sadakadji, est un homme d’affaires réputé par son intelligence illustrée par une puissante ingénierie financière connue sur les places boursières internationales. Il n’est pas un analphabète comme Mamadou SYLLA. Il est bilingue (anglais et français) et rodé sur la finance internationale avec un important portefeuille de relations qui lui donnent un niveau de raisonnement élevé tel que repéré dans son interview accordée à LA LANCE dans son N°873 du 06 Novembre 2013. Citation : « J’ai la ferme intention de susciter un mouvement politique d’envergure national en Guinée ».
DIALLO Sadakadji annonce les couleurs suivantes et démontre ainsi qu’il ne fait pas un saut dans l’inconnu :
- Non à la revanche communautaire. Il faut agir d’abord avec les autres ethnies et régions du pays pour proposer aux Guinéens un parti réellement nationaliste et un programme de prospérité pour tous sans exclusion et sans inégalité : la citoyenneté et la République lui sont deux notions très chères ;
- Non à la mauvaise gouvernance politique et oui pour le respect des règles de la démocratie et des libertés fondamentales ; ce qui peut rassurer tout le monde.
- Oui pour un programme de développement fondé sur le libéralisme à visage humain et axé sur l’agriculture et la transformation du secteur informel en secteur productif pour booster rapidement la pauvreté afin de faciliter l’émergence d’une classe moyenne ; il a les moyens et les atouts pour le réussir ;
- Oui pour un Etat catalyseur de la croissance économique sur la base d’un partenariat productif avec un secteur privé fort et un climat d’affaires amélioré qui s’appuie sur la justice et la sécurité (source d’encouragement de l’investissement étranger) pour le développement. Issu de la majorité ethnique et populaire au-delà de sa communauté d’origine (dans ses relations et ses actions sociales, il ne fait aucune distinction entre les Guinéens), Sadakadji pourrait rapidement amener l’entente nationale et la stabilité dans le pays. Il semblerait d’ailleurs que cela soit la raison de sa motivation politique.
Il est important de prendre très au sérieux cet homme dont le génie hors du commun est connu sur le plan national et international. Mais surtout, il ne faut pas négliger que l’une de ses forces principales reste le social d’où il tire son nom DIALLO Sadakadji, parce qu’il aime affecter ses ressources aux pauvres sans distinction de race ni d’ethnie. Affaire à suivre.
M. Diabaté,
Conakry
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